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 Remonter la pente [PV Darius]

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MessageSujet: Remonter la pente [PV Darius]   Mar 28 Mar - 22:59

Le jour se fadait, doucement mais sûrement, alors que le soleil disparaissait vers l’Ouest. Assise sur un lit, un bandage autour de la poitrine, Katarina observait les dernières lueurs disparaitre dans le ciel se tachant d’encre noire. Son visage, creusé, était crispé, dents serrées. Elle haïssait cette situation. Autant qu’elle se haïssait elle-même pour s’y être laissé tomber.

Prudemment, elle se leva, faisant quelques pas. Retenant une grimace, malgré il n’y ait personne pour la voir. Sa cheville était toujours douloureuse. Moins qu’il y a quelques jours, mais toujours trop pour l’ignorer. Elle ne supportait plus de ce repos forcé. Elle ne supportait plus sa faiblesse. Tant qu’elle avait lutté, tant qu’elle avait résisté, puis toute sa course pour revenir à sa patrie avaient été placés sous le signe de la force, de la volonté. Pourquoi, maintenant qu’elle était enfin rentrée, devait-elle se sentir aussi faible ?

Son poing frappa le mur. Plus douloureux pour elle que pour la pierre qui l’entourait, mais cette douleur coupait court à son cercle vicieux de pensées. Après la lutte acharnée, après que le besoin de combattre pour survivre se soit effacé, elle payait les conséquences de ses limites dépassées pour la maintenir en vie. Mais se refusait le droit au repos du combattant. Elle ne l’avait pas mérité, ne s’était pas sacrifiée pour sa patrie, mais était tombée, parce qu’elle n’avait pas été assez prudente. Au moins n’avait-elle pas parlé. Son manquement n’aurait pas de conséquences néfastes pour Noxus. Pour le reste, elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même pour sa faiblesse.

Trahison. Le mot sonnait douçoureux à son oreille, comme le murmure d’une tentation de croire en une facilité, une justification externe, à ce qu’il s’était passé. On l’attendait, on savait qu’elle venait. Oui, c’était un fait. Quelqu’un l’avait vendue à l’ennemi… Pour qui, pourquoi, elle n’en savait rien. Mais elle ne pouvait se cacher derrière cette excuse. Ca expliquait sans doute, ça n’excusait ni ne justifiait, qu’on ait pu l’attraper. Elle aurait dû être plus discrète, plus prudente, meilleure au combat… Elle n’aurait pas dû être perdante, qu’ils s’attendent à sa présence ou non. Et ça, elle ne se le pardonnait pas. Elle ne se le pardonnerait que lorsqu’elle aurait retrouvé toute sa condition, et même mieux. Qu’elle aurait cessé d’être dans cet état… faible.
Et voilà que ses pensées noires la reprenaient, envahissantes, comme des mains croches agrippées à son esprit. Elle se laissa retomber sur son lit, assise, le front dans les paumes, dents serrées. Il fallait être patiente, disaient les médecins. Ne pas espérer de résultat immédiat. Ce serait long, et difficile, vu la masse musculaire perdue, de retourner à sa condition, mais elle y parviendrait avec le temps et l’entrainement.

Tch. Hors de question d’attendre des mois. Si elle avait perdu autant en six semaines, alors elle se donnait six semaines pour revenir à sa condition initiale. Pas un jour de plus.

Sauf que seule, elle n’y arrivait pas. C’était une évidence qui l’avait frappée dès sa première tentative pour s’entrainer. Elle avait toujours eu des coach, des professeurs, ou des supérieurs dans l’armée, pour superviser son entrainement, et ce qu’elle faisait seule n’était que de l’entretien. Savoir tenir ainsi une récupération, n’était bon qu’à la frustrer, et l’affaiblir un peu plus encore, ou rager sur sa condition et la vue de ce qu’elle avait perdu. Mais s’il y avait un enjeu… Des gens face à qui elle ne pouvait se permettre de se montrer faible, alors elle ne renoncerait pas. Elle pourrait repousser ses limites un peu plus loin chaque fois, parce qu’elle aurait une bonne raison de le faire. Et surtout, un entrainement coaché serait bien plus efficace, fait par une personne qui s’y connaissait en la matière.

Il y avait un certain masochisme dans son choix. Il aurait été bien plus simple que de choisir une unité plus… classique, plus médiocre, et ou l’on aurait fait des courbettes devant elle. Mais elle ne s’autorisait pas à la simplicité. Si elle voulait vraiment être efficace et se forcer à recouvrer au plus vite, elle devait accepter la difficulté, et la douleur. Et il était hors de question qu’elle perde la face devant lui, ou ses hommes. Jamais. La simple pensée de cette idée la motivait à donner bien plus de forces que ces stupides médecins n’auraient jamais espéré qu’il puisse lui rester.
Restait encore à ce qu’il accepte. Ce qui n’était pas vraiment gagné, mais ça ne coutait rien d’essayer. Juste une humiliation supplémentaire… Mais tu as pris l’habitude, dans cette cellule, pas vrai ?

Elle soupira. La nuit promettait d’être longue.

Le lendemain, elle se tenait, tentant de garder un visage le plus neutre possible, face à Darius. Intérieurement, elle bouillonnait. Elle avait ressassé toute la matinée les commentaires qu’elle risquait de se prendre pendant cette visite, et encore, c’était dans le cas ou il ne lui donne pas purement et simplement un refus. Et gna gna gna pas de traitement de faveur, et gna gna gna va falloir se comporter comme un soldat sous les ordres, et pas autrement, et gna gna gna autorité. Comme si elle avait choisi cette unité pour avoir des traitements de faveurs, tiens. Elle l’attendait venir comme un regard inquisiteur et supérieur. Cette sensation d’être jugée la hérissait, même si une fois de plus… tu le mérites

Mais le temps n’était plus au ressassement. Elle venait d’entrer dans son bureau, et de s’asseoir face à lui, la machoire toujours crispée. Elle détestait se faire voir ainsi… faible. Et peu importe que celui qui avait donné cet ordre ait été exécuté quelques jours avant son retour, quand visiblement, la chose s’était découverte. Il était sûrement au courant de l’affaire, si elle avait été rendue publique. Et elle n’avait même pas pu échanger un regard avec le coupable, qui l’avait envoyé en pâture, ni obtenir une explication de ses lèvres. Mais ce n’était pas le problème actuel. Les yeux qui la fixaient en cet instant était tout autres, et elle eut presque du mal à soutenir son regard. Non pas qu’elle était intimidée. Elle était simplement honteuse de son état.

« Bonjour, général »

Elle se retenait, se forçant à ne pas mettre de hargne dans le ton. C’était vers elle-même que sa colère était dirigée.
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MessageSujet: Re: Remonter la pente [PV Darius]   Lun 3 Avr - 16:59

Assis derrière son large bureau, une pile de papiers étalée devant lui, Darius essayait de se concentrer sur la partie la plus barbante de son travail : la paperasserie. Homme de terrain avant tous, le général noxien n'appréciait que peu ce qu'il considérait comme une perte de temps alors qu'il aurait été nettement plus utile dans la cour à surveiller l'entraînement de ses hommes. Cependant, depuis le temps qu'il tenait cette position, il avait compris que c'était une façon de surveiller les divers corps d'armée de Noxus et de garder une trace de leurs moindres faits et gestes. Ça l'agaçait mais il n'avait pas le choix, s'il ne voulait pas que les fonctionnaires du Haut commandement viennent foutre leur nez dans ses affaires, il devait leur renvoyer la tonne de documents qu'ils exigeaient.

Après avoir apposé sa signature au bas d'un énième rapport d'activité, il posa sa plume sur son sous-main en cuir et se calla dans le fond de son siège. Il avait mal au crâne et aurait volontiers pris une pause bien méritée, mais il avait encore du travail et il savait que s'il s'arrêtait là, il ne s'y remettrait pas de la journée. Ce n'était pourtant pas l'envie de sortir de ce bureau pour dérouiller quelques recrues qui lui manquait. D'autant plus qu'il avait un rendez-vous dont il se serait bien passé.

Sa première réaction quand il avait vu le nom inscrit sur la demande d'affectation arrivée sur son bureau quelques jours plus tôt avait été l'incrédulité. Il n'était pas rare que de telles demandes arrivent jusqu'à lui, nombreux étaient les soldats et officiers qui désiraient rejoindre son unité. Mais cette fois, il devait avouer que la surprise avait été de taille. Il s'était même rendu jusqu'au bastion du Haut Commandement afin de s'assurer par lui-même que ce n'était pas une blague de mauvais goût. Il avait dû se rendre à l'évidence : la demande était aussi sérieuse que légitime, et il allait devoir décider si oui ou non il y donnait un avis favorable. Il devait avouer qu'avoir Katarina du Couteau entre ses murs, profitant de l'entraînement de ses troupes, n'était pas pour lui plaire.

Oh bien sûr, il n'ignorait pas ce qui s'était produit, tout la caserne en avait parlé. La situation avait même été discutée pendant une réunion du Haut Commandement au cours de laquelle il avait soigneusement éviter de sonner son avis. Il ne savait rien de ce qui s'était passé et il préférait ne pas s'avancer dans une discussion sans connaître tous les faits. D'ailleurs, il se demandait si quelqu'un les connaissait. Visiblement, Katarina avait été envoyé droit dans un piège par un type qui avait été arrêté et exécuté depuis. Personne ne savait vraiment pourquoi et le type en question avait toujours clamé ne rien savoir, même sous la torture. Darius, en son for intérieur, se disait que c'était beaucoup de manigances juste pour éliminer la jeune femme, ou pour l'envoyer dans les bras de leurs ennemis. Darius devinait que Katarina savait pas mal de choses qui pouvait susciter la convoitise de leurs adversaires. Mais il savait aussi que Swain se méfiait d'elle et que le Haut Commandant ne partageait pas ses petits secrets avec de potentiels adversaires politique. Il ne les partageait déjà pas tous avec lui ! Alors pourquoi se donner tant de mal juste pour envoyer Katarina dans un piège ? Bien qu'il essayât de ne pas y penser, le général se demandait si ça n'avait pas quelque chose à voir avec la trahison qu'il soupçonnait dans les plus hautes sphères noxienne sans en avoir ni preuve ni suspects.

Darius passait aux yeux de beaucoup pour être le petit chien bien dressé de Jericho Swain, et peut-être était-ce vrai. Il se fichait complètement de savoir comment les autres le voyait. Tant que Swain aidait à restaurer la grandeur de Noxus, Darius était prêt à le suivre, quelques soient les conséquences. Darius savait que Katarina et sa "famille" n'approuvait pas réellement le règne de Swain, mais ils n'avaient jamais fait quoique ce soit qui aurait pu leur valoir d'être taxé de trahison. Il était donc naturel pour le général d'être surpris de trouver une demande d'affectation temporaire à son unité au nom de la rouquine. Darius était à la fois curieux et méfiant. On disait que la jeune femme n'était pas revenue indemne de son petit séjour entre les mains de ses kidnappeurs. Il ignorait à quel point mais se demandait si ça pouvait être la cause de cette demande. Darius avait beau ne pas apprécier la jeune femme personnellement, il ne pouvait nier qu'elle était la meilleure dans son domaine et un atout très important pour l'empire noxien qu'il serait stupide de perdre pour vague histoire politique. Bien que réticent à l'idée d'avoir Katarina dans son domaine pendant plusieurs semaines, il se refusait à prendre toute décision hâtive. Raison pour laquelle il avait fixé rendez-vous à la jeune femme. Ainsi espérait-il comprendre ce qui se passait sous sa tignasse écarlate.

Avec un soupir, il se détourna de la fenêtre de son bureau et jeta un coup d'œil à sa paperasserie. La fenêtre ouverte laissait entrer l'air doux de cette fin d'après-midi ainsi que les cris et le cliquetis des armes des hommes s'entrainant dans la cour. Darius se serait bien levé pour aller jeter un coup d'œil mais il préféra s'abstenir. Il tendit une main lasse vers la pile de papier et en tira un devant lui, découvrant un rapport budgétaire. Génial !

Il avait à peine fini de remplir la première page qu'on frappa à sa porte. Sans prendre la peine de lever la tête, il autorisa son visiteur à entrer. La recrue qui faisait le pied de grue devant sa porte obéit instantanément et le salua.

— Général, votre rendez-vous est arrivé, annonça-t-il.
Darius lui lança un regard acéré, inconsciemment soulagé d'être libéré de sa corvée.

— Faites la entrer, ordonna-t-il.
Il posa sa plume sur son support et rangea tranquillement ses papiers dans une chemise qu'il déposa sur le coin de son bureau, plaçant devant lui, bien en évidence, la demande de la jeune femme. Machinalement, il tira un peu sur les manches de sa veste rouge sombre avant de se redresser dans son fauteuil, histoire de paraître plus intimidant. Pourtant il ne put s'empêcher de froncer les sourcils en voyant la jeune femme entrer. Lui qui avait l'habitude de la voir féline, joueuse et combative fut surpris de voir ce qu'elle était devenue. Katarina n'était plus que l'ombre d'elle-même. Des hommes plus mesquins s'en serait probablement réjouis mais la première pensée de Darius fut qu'elle n'était pas d'une grande utilité pour Noxus dans cet état. Toutefois, dès qu'elle le salua, il sentit dans son ton qu'elle n'avait rien perdu de sa combativité. Bon point ! Noxus n'allait peut-être pas perdre son meilleur assassin, après tout.

— Katarina, salua-t-il à son tour, non sans dissimuler un sourire carnassier. J'imagine que vous devinez pour quelles raisons je vous ai fait venir.
Raison se trouvant actuellement bien visible sur son sous-main.

— J'avoue avoir été surpris par votre initiative, ainsi, avant de prendre une décision, j'aimerai connaître vos intentions.
Il se calla dans le fond de son siège et la regarda un instant sans perdre son sourire acéré, lui faisant comprendre que c'était à elle de le convaincre.

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MessageSujet: Re: Remonter la pente [PV Darius]   Ven 14 Avr - 15:44

Ce sourire d’hyène… Elle sentit chacun de ses muscles se crisper à peine il eut commencé à le pointer. La mimique d’un charognard devant la blessure d’un tigre, attendant patiemment qu’il se vide de ses forces pour se repaître de sa chair encore chaude. Voila tout ce que ce sourire lui évoquait. Et intérieurement, ses raisons et sa conviction se raffermirent un peu plus. Elle connaissait son esprit de contradiction, et savait qu’à partir de cet instant, elle ferait tout pour faire donner tort à ceux qui la condamnaient déjà. Elle retournerait au sommet de la chaine alimentaire de cette nation, et le plus vite serait le mieux, puisqu’en attendant, il y avait bien peu de gens sur qui elle pouvait se reposer ou s’appuyer. Et les seuls sur qui c’était encore possible, elle ne voulait se permettre d’apparaitre faible devant eux.

Elle lui rendit son sourire, en s’asseyant face à lui. Par politesse, autant que par réponse à un défi. Elle était crispée, mais prête à montrer les dents, dans tous les sens du terme.

«  Je me doute de vos raisons, général. Il est vrai que les formulaires ne laissent que peu de place au détail »


Elle se redressa, craquant un peu ses omoplates, pour se mettre plus à l’aise dans cette position assise. Ses muscles étaient toujours douloureux du mal qui les avait rongé, mais du moment que cela s’améliorait et n’empirait pas, elle négligeait cette information. Pour l’instant, la douce sensation de danger qui se profilait autour de cette simple conversation la stimulait. La personne ne face d’elle n’était pas anodine, et de ce qu’elle savait, la détestait. Et elle était en position de faiblesse. Volontairement. Nécessairement. Ca allait être difficile… Mais le défi la stimulait.

« Mes intentions ? Je vous passerai les habituels compliments sur votre unité que vous devez recevoir de la part des postulants. Vous connaissez sa valeur, et vous savez que je la connais, sans que je n’aie besoin de lécher de bottes. »


Je n’avais pas formulé la dernière phrase comme une question. Si j’étais prête à physiquement me laisser mettre au plus bas, il était hors de question que je joue les trouffions prêts à se faire humilier pour le simple plaisir. J’avais une idée précise en tête dans ma démarche, et il ne s’agissait pas de m’afficher avec une pancarte « frappez ici ». Elle ferma les yeux un court instant, pour rassembler ses idées. Il allait falloir les expliquer clairement, et pour le moment, son esprit était plutôt embrouillé, même s’il lui paraissait clair, difficile à formuler.

« Plusieurs raisons à cela. Premièrement, parce que je suis affaiblie, et que je souhaite récupérer le plus vite possible. Je ne rentrerai pas dans les détails, mais pour être efficace au plus vite, il me faut un environnement qui me force à dépasser mes limites à chaque instant,  et cela implique un entrainement qui ne me ménage pas. »

Elle grinça légèrement des dents aux sous-entendus que cela impliquait, espérant ne pas avoir à préciser l’évidence. Elle devait mettre sa fierté en jeu pour se forcer à se faire violence sans jamais renoncer. Et avoir un entraineur qui ne craindrait pas de représailles plus tard, dû à son statut dans l’armée. Il y en aurait bien eu d’autres, moins désagréable, mais le deuxième point entrait en jeu, tout aussi important, et lui trottait dans la tête sans qu’elle n’ait jusque là vraiment pu se le formuler.

« Et aussi… Quelque chose m’inquiète. Des coups bas, et j’ai cet instinct, qui ne m’a jamais trompé, qu’on cherche à me planter une lame dans le dos. Sauf que je ne sais pas de qui ça vient, mais il y a quelque chose qui cloche dans cette armée, chez les officiers. Et même si nous avons des points de vue différents sur certaines choses, je ne pense pas que vous soyez du genre corruptible, ni à frapper avec ce genre de sournoiserie. »

Les mots avaient du mal à être arrachés de sa bouche, par fierté, mais ils étaient sincères. Elle lui faisait confiance, d’un point de vue militaire du moins. Et il y avait peu de chance qu’il s’agisse du Haut Commandement directement qui l’ait envoyé  dans ce genre de traquenards, car eux se seraient assurés qu’elle y reste, et n’en revienne jamais.
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MessageSujet: Re: Remonter la pente [PV Darius]   Mar 23 Mai - 21:05

Au moins la rouquine semblait aussi mécontente de la situation que lui. Darius devinait qu'il devait lui en coûter de venir ainsi quémander son aide, et il se demandait si ça lui était déjà arrivé dans sa vie. Katarina était une femme forte, au caractère bien trempé, ce devait être une torture pour elle de se tenir ainsi devant lui. Il aurait pu s'en amuser, mais il savait que ce n'était pas dans l'intérêt de Noxus. Certes Darius n'avait jamais hésité à défier et à se moquer de ses adversaires, mais bien que la rouquine et lui aient une vision différente des choses, tous les deux se battaient pour Noxus. Contrairement à ce que beaucoup semblaient penser, le général noxien n'était pas un idiot. Il avait aidé Swain à atteindre le sommet parce que c'est ce qui lui paraissait le mieux pour Noxus, mais il essayait de voir la situation dans son ensemble. Il était prêt à laisser une chance à ceux qu'il pensait utile pour Noxus. Il se fichait bien des questions politiques, Swain était là pour s'en occuper, pour lui l'objectif principal avait toujours était la gloire de sa cité natale.

Darius laissa échapper un rire bref quand Katarina évoqua la "valeur" de ses hommes. Il la connaissait, bien évidemment, et il en tirait une certaine fierté, pour dire la vérité. Au moins la rouquine lui évitait l'habituel couplet sur les qualités de son unité. Darius ne faisait pas partie de ces hommes qui aimaient qu'on leur passe de la pommade et qu'on les flatte sans vergogne. Ses hommes et lui avaient beaucoup travaillé pour en arriver là et ce n'était pas en essayant de le caresser dans le sens du poil qu'on s'attirait ses bonnes grâces. Toutes personnes désireuses de rejoindre son unité avaient davantage de chance d'attirer son attention par leurs prouesses martiales que par leurs flatteries. Katarina n'appartenait pas à l'armée régulière mais elle avait davantage de caractère que la plupart des limaces qui se présentaient devant lui en espérant avoir une chance d'attirer son attention.

Darius écouta en silence les raisons avancées par la demoiselle, lui laissant le temps de parler. Habituellement, il ne perdait pas son temps à écouter ses potentielles recrues, il jetait un œil à leur dossier, donnait ou non son accord pour un test, consistant le plus souvent en un combat contre un membre de son unité, et laissait ses hommes juger les aspirants. S'ils réussissaient le test, ils pouvaient commencer leur entraînement, s'ils étaient toujours là, et en un seul morceaux, après quarante jours, ils rejoignaient l'unité et étaient considérés comme membre à part entière. Cette fois cependant ce n'était pas un cas habituel.

— Ne pas vous ménager, répéta-t-il calmement en prenant soin de ne rien laisser paraître. Si j'accepte votre demande et que je vous laisse rejoindre l'entraînement, ce sera encore pire que ça. Je ne crois pas que vous soyez adepte des traitements de faveur, Katarina, et tant mieux parce que vous n'en aurez pas. Ici tout le monde est mis sur un pied d'égalité que vous soyez officier de la garde Raedsel ou simple trouffion venu de la province. On ne fait pas non plus de différence entre les hommes et les femmes.
Si, actuellement, aucune femme ne faisait partie de son unité, ce n'était pas parce qu'elle leur était fermée mais bien parce qu'aucune n'avait pu passer les sélections. Darius avait dans l'idée que quelqu'un d'aussi fier, indomptable et agaçant que Katarina ne manquerait pas d'être la première.

Cependant, la conversation pris un tour nettement plus étrange quand la rouquine évoqua ses soupçons. Darius ne put empêcher un froncement de sourcil d'apparaître sur son visage. Il se demanda aussitôt si elle avait été victime du complot qu'il essayait de découvrir au sein du Haut Commandement. Elle semblait avoir des soupçons mais n'était visiblement pas disposé à en discuter. Bien que Darius éprouvât soudain l'envie de l'interroger à ce sujet, il préféra ne pas la confronter directement. Elle le jugeait au-dessus de ce genre de trahison, et elle avait raison. Il était farouchement loyal, à Noxus d'abord, à Swain, ensuite. Et ce n'était pas dans son caractère.

— Je laisse ce genre de perfidie aux lâches et aux faibles incapables de se battre comme des hommes, affirma-t-il. J'ai beaucoup de défauts, mais j'affronte toujours mes adversaires face à face et je ne me cache pas. Je trouve regrettable que ce ne soit pas un comportement plus répandu au sein de notre armée.
Il laissa passer un instant, le temps d'observer la réaction de la jeune femme, puis prit sa demande d'affectation en main avant d'y jeter un coup d’œil qui se voulait dédaigneux.

— Pour en revenir à notre affaire. Je suis très exigeant envers mes hommes, mes recrues et encore d'avantage avec mes aspirants. Je le serai autant avec vous. Vous vous pensez capable de me convaincre ?
Bien qu'il n'ajouta rien, le regard qu'il lança à la jeune femme signifiait clairement "dans votre état" et laissait supposer que le moindre doute serait synonyme de refus.

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MessageSujet: Re: Remonter la pente [PV Darius]   Jeu 25 Mai - 2:35

Ses yeux se plissèrent, mauvais. Courroucés. Son regard levé sur l’homme qui la dépassait de deux bonnes têtes, sa mimique aurait pu être risible, si son regard félin n’avait pas été aussi perçant et aiguisé, empreint de mortelles velléités. Il n’était pas rare pour l’assassin de faire reculer de quelques pas des hommes persuadés jusqu’alors d’avoir les parties bien ancrées. Mais Darius n’était pas du genre à se laisser démener par un regard noir, elle le savait. Le but n’était pas là.
Il n’y avait pas vraiment d’objectif à ce regard, d’ailleurs. Simple réaction face à ce qu’il lui avançait. Pire que ne pas être ménagée ? Elle avait minimisé ses mots volontairement, mais il la forçait à aller chercher l’évidence, à gratter jusqu’au fond de sa fierté déjà mise à mal, pour achever de l’étaler prête à se faire piétiner.

Qu’est-ce que tu crois, mouflon à la sauce piquante, que j’ai atteint mon poste par pistonnage ? Que l’entrainement que j’ai reçu pour résister à la torture s’appelle un traitement de faveur ?

Non, il cherchait juste à la pousser dans ses retranchements. Il avait admis lui-même qu’il ne l’en pensait pas adepte. Le tout était de rester calme. Si elle rejoignait cette unité le temps d’un entrainement, elle devrait le considérer comme un supérieur hiérarchique. Le tout était de ravaler sa fierté, et de ne pas monter sur ses grands chevaux. Il était normal qu’il ait des réserves sur elle, autant qu’elle en avait sur lui.
Respirer. Calmement. Elle avait résisté un mois entier à la torture, à la privation, à voir les lambeaux de sa dignité piétinés, sans leur donner la satisfaction de montrer de signe de douleur. Ce n’était pas maintenant, face à un officier de sa propre armée, qu’elle allait céder à une pression qu’elle se mettait elle-même.

« Je connais la façon de fonctionner de votre unité, général. J’ai pris la peine de me renseigner avant de m’adresser ici »

Voila. Un ton calme, posé, et même si la voix était un peu blanche, elle était convaincante. Pourquoi fallait-il qu’après avoir tenu si longtemps face à l’ennemi, la faiblesse me prenne à mon retour ? Dès lors que la sensation de danger imminent était retombée, son corps s’était mis à exprimer les retombées, son esprit s’était peuplé de cauchemars et de réminiscences des tortures, et  sa fierté cicatrisait plus lentement que tout le reste. Et il n’y avait qu’en la brusquait qu’elle avait le sentiment de pouvoir cesser d’adopter un comportement de chien blessé léchant ses plaies dans son coin, mais de redevenir la battante qu’elle se devait d’être. Elle n’avait pas le choix. Il n’y avait pas de temps pour la patience ou pour recouvrer plus que nécessaire, à Noxus. Elle ne prenait même pas le temps de laisser guérir ses séquelles physiques, alors celles psychologiques, il était hors de question qu’elle accepte même leur existence.

Aspirant. Il avait prononcé le mot aspirant. Que croyait-il, qu’elle voulait le rejoindre sur le long terme ? C’était un entrainement qu’elle cherchait. Pas à signer pour faire partie de cette troupe. L’armée régulière non merci, elle travaillait en solo. Le but était de rester le moins longtemps possible ici. Juste celui qui serait nécessaire.

« Je vais être honnête général, si vous comptez juger mes aptitudes sur ma capacité à porter des charges lourdes sur de longues distances, inutile que je vous fasse perdre votre temps. J’ai trop perdu pour être satisfaisante de ce côté-là. Cela dit, je compte bien me livrer à ces exercices tous les jours. Et tomber. Et me relever, s’il le faut avec un coup de pied au cul, et recommencer jusqu’à ce que je ne tombe plus. C’est le but de ma présence, m’astreindre aux mêmes exigences que votre unité jusqu’à être capable de les dépasser de nouveau »

Elle avait pourtant essayé de retenir ce « de nouveau » un peu trop appuyé, mais il était sorti tout seul. Un brin de fierté réveillé, qui voulait rappeler au monde ce dont elle était capable en temps normal, avant que tout ça n’arrive.

« Et pour ce qui est du maniement des armes, je suppose qu’il est inutile de vous faire une démonstration. Mais si vous pensez le contraire, n’hésitez pas, ce sera une joie de faire ramasser quelques dents à vos hommes. Vous compris s’il le faut. »

Un léger sourire s’était dessiné sur ses lèvres, et son ton était bien plus usuel de nouveau. C’était presque comme redécouvrir sa propre voix. Elle allait en baver, d’une façon ou d’une autre, et son orgueil finirait dans tous les cas au fond d’un puit, ce qui était nécessaire à la faire récupérer au plus vite. Mais s’il y avait au moins un sujet sur lequel il pouvait encore être préservé, c’était bien celui-là. Un mois de privation et d’immobilité, ça a de quoi faire fondre les muscles. Mais en termes de maniement d’armes, elle était, et restait envers et contre tout, une élite dans l’empire.
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MessageSujet: Re: Remonter la pente [PV Darius]   Dim 16 Juil - 21:35

Bien qu'il n'en laissa rien paraitre la réaction de Katarina n'échappa pas à Darius. Les yeux toujours rivés sur la demande d'affectation de la jeune femme, il maintint un calme glacial qu'il démontrait depuis l'entrée de la rouquine dans son bureau. Malgré sa position délicate, l'assassin avait encore de l'orgueil en elle. Ce n'était pas plus mal, songeait le général. Dans certaine situation l'orgueil pouvait être le coup d'éperon dont on avait besoin pour s'en sortir. Mais c'était aussi une arme à double tranchant et il n'était pas rare qu'un excès de fierté entraîne une fin prématurée, surtout en Noxus.

Darius savait qu'il n'était pas donné à tous les agents noxiens de subir le traitement réservé à la rouquine au cours de son emprisonnement et de revenir pour en témoigner. Bien qu'ils soient tous entraînés pour résister à un interrogatoire et à une captivité prolongée sans donner le moindre renseignement, peu parvenaient à rentrer et encore moins nombreux étaient ceux qui insistaient pour être renvoyé au casse-pipe aussi sec. Il savait que les du Couteau père, filles et même leur espèce de chien de garde, n'étaient pas de la même trempe que le commun des noxiens, ce qu'il ne pouvait qu'admirer et détester à la fois.

Une part de lui ne pouvait s'empêcher de se demander si la rouquine, une fois sa forme revenue, ne comptait pas se lancer dans une sorte de vendetta vengeresse en quête de quiconque elle estimerait responsable de sa capture. Darius se demandait dans quelle mesure, il devait ou non prendre le risque de lui en donner la possibilité. Il ne voulait pas que la responsabilité lui retombe dessus. D'un autre coté, il se disait que si la rouquine se prenait soudain d'une idée de vengeance, ça ne manquerait pas d'occuper le Haut Commandement et, pendant qu'ils seraient occupés à courir après elle, il aurait plus de liberté pour essayer de découvrir ce qui se passait et qu'il ne comprenait toujours pas.

Il ne reporta son attention sur la rouquine que quand elle prit la parole pour faire taire ses insinuations. Le ton de la jeune femme était calme, complètement différent du regard ardent qu'elle posait sur lui quelques secondes encore auparavant. Ça lui arracha un léger sourire sardonique qu'il ne prit pas la peine de dissimuler. Elle était très différente de la plupart des imbéciles qui se présentaient devant lui en prétendant être un atout indispensable pour son unité. Elle n'hésitait pas à se renseigner et à demander conseil, tout comme elle savait parfaitement quand laisser parler sa fierté et quand la faire taire pour rentrer dans le rang. Ce n'était définitivement pas une éducation donnée à tout le monde.

— De nouveau ? répéta Darius en haussant un sourcil.
Il ne put retenir un bref éclat de rire, semblable à l'aboiement d'un chien.

— Nous verrons bien ! Je sais de quoi vous étiez capable arme en main, Katarina, mais revenir à ce niveau ne dépend que de vous. Je pense pouvoir affirmer sans me tromper que personne ici ne sera ravi de votre arrivée. Ils ne vous feront pas de cadeau et vous traiteront probablement plus durement que n'importe qui d'autre. Et ceux, pour deux raisons : vous êtes une femme et aussi et surtout, parce que vous êtes ... vous !
Inutile d'en dire plus, elle n'était pas idiote, elle comprendrait parfaitement ce que ça voulait dire.

— Et même si je ne doute pas vous voir faire cracher quelques dents pendant votre séjour, je pense qu'il est encore trop tôt pour viser les miennes.
Il lui adressa un sourire carnassier qui ne se gêna pas pour dévoiler sa dentition presque parfaite.

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MessageSujet: Re: Remonter la pente [PV Darius]   Jeu 2 Nov - 17:55

Elle ne savait pas si elle devait espérer qu’il accepte ou non, à vrai dire. Deux forces en elles se battaient, alternant les arguments.
Sa fierté, d’une part, qui la poussait à vouloir retrouver son niveau le plus vite possible, à prouver qu’elle était capable d’endurer n’importe quoi, que sa dévotion n’avait pas de limite, et qui aurait pris un violent coup si elle avait essuyé un refus.
Et son réalisme, de l’autre côté, qui intégrait sa propre préservation. Qui lui, se souvenait de ce qu’elle venait de subir, et n’aspirait qu’à se soigner, récupérer, prendre du temps pour aller mieux, pour effacer le traumatisme dont son arrogance refusait de reconnaitre même l’existence.
S’être présenté ici était une première victoire de la fierté. Si elle avait dû faire un dessin de ce qu’il se passait dans sa tête à ce moment-là, elle aurait sans doute représenté deux pommes de terre sans bras, la première avec de grands yeux, la seconde avec des jambes, et les deux avec de grandes gueules :

- Tu te rends compte que t’exposer avec tes faiblesses et tes douleurs devant des gens te méprisant va te piétiner encore un peu plus, fierté ?
- JE NE SUIS PAS FAIBLE JE LEUR FERAI RAVALER LEURS COMMENTAIRES DES QUE J’AURAI TOUT RÉCUPÉRÉ


Cette idée la fit sourire avec amusement, et elle réalisa qu’elle n’avait absolument pas écouté ce que Darius venait de lui répondre. Heureusement, vu le ton qu’il avait pris, cela ressemblait à un de ses traits d’humour particulier, et son sourire devait donc à priori passer à peu près crème – elle avait vaguement entendu mentionner le fait qu’elle soit une femme -.

« Je prends ça pour un oui »

S’il parlait de son séjour ici, c’est qu’il n’allait à priori pas venir lui dire qu’il refusait. Deux-zéro pour la fierté, fin du jeu. La raison n’avait maintenant plus qu’à réfléchir à toutes les formulations possibles pour lui faire savoir qu’elle l’avait mise en garde quand elle en prendrait plein la gueule.

« Inutile de vous faire perdre du temps en paperasse pour une visite médicale,  j’en ai déjà fait une récemment, étrangement. Vous n’aurez qu’à la joindre au reste du dossier. Inutile de vous attarder sur les détails, merci bien »


Elle lui tendit un rouleau de feuilles qu’elle avait transporté à l’une de ses nombreuses ceintures. Le certificat médical en question survolait une liste des blessures qu’elle avait reçu, et donc de tous les endroits qui serait plus faibles et plus facilement atteignables. Particulièrement sa cheville droite, dont les os avaient été brisés, puis sollicitée par une course forcée pour son retour, et qui risquait de mettre plus longtemps que le reste à guérir, ce qui expliquait le boitement qu’elle avait tenté de masquer en entrant. Le reste était en bonne voie vers le rétablissement, et n’était que simple constatation, de perte de masse musculaire rapide, et de carences, avec conseils d’alimentations carnée et vitaminée pour récupérer.
Elle ne s’attarda pas plus que ça, après avoir confirmé des détails. D’une, parce qu’il était inutile de perdre leur temps à tous les deux. De deux, parce qu’elle ne préférait pas être là pour entendre ses commentaires s’il se sentait obligé de lire l’intégralité du rapport médical, qui contenait dans les dernières pages quelques descriptifs sur les sévices subis qu’elle aurait préféré ne pas remettre entre ses mains – ne pas remettre à quiconque, d’ailleurs -, mais les procédures bureaucratiques l’y contraignaient.

Le baraquement d’armée. Voilà qui lui rappelait les joyeuses années de son service. Partager son dortoir avec un banc d’ahuris testostérones ne la charmait pas outre mesure, mais c’était hélas nécessaire – premier commentaire de la patate-raison -. Au moins, elle n’aurait pas besoin de faire tout un tas de procédure pour avoir le régime alimentaire adapté à sa récupération, vu ce que devaient engouffrer ces puits à protéines qui n’avaient probablement comme marque d’éducation que la capacité à nommer chaque muscle de leur corps, juste pour pouvoir comparer sa taille avec celui du voisin. Elle avait heureusement encore son statut dans l’armée, et n’était donc pas contrainte de cirer toutes les bosses qui passaient comme les recrues le faisaient. De toute façon, ce n’était pas une division de recrues en service militaire ici, mais bien des vétérans ayant déjà fait leurs preuves.

Elle avait vécu l’enfer froid, l’enfer sombre, ou l’abandon de toute communication et la douleur étaient son quotidien durant quelques semaines.

Quoi de mieux pour compenser qu’un enfer chaud et transpirant, sous le soleil de midi, à se faire aboyer des ordres en rampant dans la boue ?
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Remonter la pente [PV Darius]

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