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 Ne regardez pas le renard qui passe [Pv. Lulu]

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El championico del amore 2017
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MessageSujet: Ne regardez pas le renard qui passe [Pv. Lulu]   Ven 2 Juin - 20:35

Démacia était un endroit charmant. Enfin, sans doute cela aurait été mieux si je pouvais profiter du paysage. Autant je désirais me rendre à la capitale de prime à bord, autant avec les récents ennuis que je venais d’accumuler, ce serait risqué de s’y rendre tout de suite. Dans tous les cas, je ferais mieux de me soucier de deux majeures questions : où je suis et où je vais. Fort heureusement pour moi, je me situais dans les campagnes démaciennes, ce qui faisait que j’avais un minimum de chance de m’en sortir vivant sans passer par la case "prison" d’abord.

Le soleil atteignait l’apogée du ciel, étincelant comme jamais. Une légère brise soufflait dans la plaine que je traversais depuis plusieurs heures déjà. J’avais payé mon trajet auprès d’un paysan du coin qui se rendait à la capitale avec son charriot tiré par un mulet. Il vendait de tout, que ce fût laine, récoltes ou cuir. Il devait avoir une grande ferme. En tout cas, il était très loquace – je n’allais pas m’en plaindre, cela ferait passer le temps plus vite. Comment ça, je venais de dire que ce serait très risqué de se rendre à la capitale ? En effet, j’avais dit cela, mais d’un autre côté, j’adorais les risques. Ce paysan me racontait sa vie, me parlait de sa femme, comment il l’avait rencontrée, de ses gosses, pour la plupart déjà adultes, puis de son fidèle cabot qui le suivait partout où il allait – d’ailleurs, il était avec moi sur la charrette. C’était un chien assez imposant, au pelage long et blanc, au point qu’il cachait ses yeux. D’ailleurs il se leva soudainement et sauta en bas de la charrette en bois, puis accourut à son maître. Celui-ci tenait un bâton dans sa main, le plaça devant le museau de son fidèle compagnon, puis l’envoya dans un champ. Le cabot suivit sa trace au pas de course aussitôt.

Adossé à une caisse fermée contenant des légumes, je le regardais courir avec un rictus aux lèvres. Comme la vie pouvait être aussi simple pour certains. Se contenter des petits riens, se satisfaire d’aussi peu d’ambitions… Cela était charmant autant que navrant. J’inclinai la tête et fermai les yeux quelques instants, me remémorant avec nostalgie les rares périples que je connus à Démacia avec Malcolm pour des raisons évidentes. A l’époque, je détestais clairement cet endroit, jolies cités ou non. Les Démaciens que je connus étaient de piètres joueurs, et cela m’eut déconcerté.

- Ah, brave chien ! s’écria chaleureusement le fermier quand celui-là lui ramena le bâton. Allez, va chercher !

Il envoya cette fois-ci le bâton de l’autre côté, dans un grand pré parsemé de temps à autre d’arbres fruitiers. Mon regard se posa à nouveau sur le cabot qui gambadait, tournait autour de l’objet, puis se jeta dessus férocement, le mordilla dans tous les sens, donna des coups de pattes…

- Vous savez m’sieur, la plus belle chose dans une vie est de trouver chaussure à son pied, mais il ne faut pas oublier qu’on a deux pieds à chausser !

Je me redressai quelque peu, m’étirant pour craquer mes épaules, intrigué quand même par ce qu’il essayait de me dire. Malgré tout, il continua sur sa lancée.

- Il y a la chaussure et la botte, l’étranger. La chaussure, c’est la femme de ta vie, et la botte, c’est l’homme de ta vie… Non attends pouah ! j’suis pas pédé ! Enfin m’voyez ce que je veux dire, hein !

J’émis un léger ricanement malgré moi. Je pensais que quand je quitterais cette charrette, ses discussions dans tous les sens allaient me manquer.

- Vous êtes plus chaussure ou botte, m’sieur ?
- Il fut un temps où j’avais la plus belle paire de bottes de tout Valoran, mais je les ai perdues.
- Mince, s’écria le paysan. J’espère que vous allez les retrouver.

Je ne m’en faisais pas trop à ce sujet, il devait sans doute se porter fort bien, à gambader seul en tirant sur tout ce qui bougeait. Je croisai les bras sur ma poitrine, le nez vers le ciel dégagé et lumineux, puis l’inclinai vers mon interlocuteur.

- Où sommes-nous, maintenant ? demandai-je calmement.
- Alooooors… Normalement, il devrait rester une bonne semaine en tout cas avant d’atteindre la capitale.

Une semaine… Ce périple s’annonçait long. Enfin, ça aurait pu être plus long, j’aurais pu me trouver à pieds. Tâchons donc de relativiser. Le vioc semblait réfléchir quelques instants, puis se tourna complètement vers moi.

- Mais du coup, la chaussure ?

Mon regard divagua sur les quelques tonneaux de boisson et les étoffes en laine qui dépassaient juste derrière. J’aurais aimé ne pas répondre. J’aurais aimé surtout que l’on ne m’ait jamais posé la question. Constatant mon silence, le paysan tenta de réchauffer l’atmosphère.

- Bah, les femmes sont compliquées, on ne sait jamais ce qu’elles veulent.
- Ah, changeons de sujet, répondis-je, agacé. Je m’en voudrais de dire du mal des femmes.
- Même pas envie de raconter, l’étranger ?
- Je n’en vois pas l’intérêt, je n’ai rien à dire à ce sujet.

Tandis que ma phrase s’acheva, je tirai une carte de ma manche gauche, mais pas n’importe quelle carte. Mes yeux clairs se posèrent quelques instants sur cette dame de pique que j’avais entre les doigts, me demandant sans cesse pourquoi j’avais toujours cette carte sur moi. Quand je relevai la tête, je pus constater un village au loin. Elle ressemblait déjà plus à une bourgade, avec des échoppes, des auberges. Mon regard se posa également sur un groupe de gardes qui discutaient ensemble. Parmi eux, un visage familier. Oh.

Le premier réflexe que j’eus fut de me cacher derrière les caisses. Avec un peu de chance, cela passerait nickel.

- Arrêtez-vous monsieur !

Aïe. Je retins mon souffle. Le paysan ne comprenait pas tout, mais bon, simplet comme il l’était, qui s’en soucierait ? Avec un grand sourire, le vioc les fixait longuement, comme s’il attendait la suite comme à ses habitudes.

- Tiens tiens, ça sort de sa ronde ? demanda-t-il. Je te croyais affecté plus bas dans la plaine.
- Je suis justement ici pour une alerte aux mages. Permettez donc que je vous pose quelques questions.
- A moi ? Tu penses encore que je fais sortir les mages de la frontière ? Hahahaha, t’es comique, gamin !

Ah, quelque chose d’intéressant se tissait, par ici. Le jeune soldat s’irrita quelque peu, mais tâcha de garder un sang-froid face à lui. Le sourire du vioc n’avait même pas été ébranlé.

- Quoi qu’il en soit, reprit le soldat, permettez que je fouille votre cargaison.
- En quel honneur tu oses m’affliger ça, mon garçon ? demanda-t-il en éclatant de rire.
- Je ne plaisante pas ! s’emporta-t-il. Et on ne plaisante pas non plus avec la loi !
- Et on ne plaisante pas non plus avec la famille, fiston.
- Je ne vous permettrai pas !!

Je riais en silence. Donc je me trouvais dans la charrette du père du petit soldat rose d’amour que j’avais rencontré dans l’autre village ? Que le monde était petit. Enfin : il me fallait partir de là, sans quoi je serais un homme mort. Ça par contre, ce n’était pas très sympa. Mon regard parcourut le contenu de la charrette, puis s’arrêta sur le chien qui, toujours en bas de mon moyen de transport, me regardait, la langue pendante. J’eus une idée. Je tournai la tête quelque peu et tombai nez-à-nez avec un poireau. Parfait.

Je me saisis donc de ce légume et le pointai vers son museau, comme l’avait fait le vioc avant. Le brave cabot le renifla avec attention, puis sa queue remua déjà. Pour être sûr de mon coup, j’agitai le poireau de gauche à droite pour voir si son regard suivait : brave chien. Puis je le balançai sur mon garde préféré et attendis. D’abord surpris, il se le prit en plein visage. L’instant d’après, le gros chien lui sauta dessus, le faisant tomber à la renverse. Aussitôt me levai-je et sautai en bas du chariot. Au passage, je donnai une tape amicale à l’épaule du paysan.

- Merci pour le transport, l’ami ! criai-je.

Il ne réagit guère comme tout bon Démacien : il se contenta de rire aux éclats et de me saluer de la main. Le garde s’irrita, poussa le cabot et se redressa. Allongé dans la poussière des routes campagnardes.

- Il est là-bas ! cria-t-il. Attrapez-le !!!

Les autres gardes qui l’accompagnaient se ressaisirent et se lancèrent à ma poursuite. Bon, j’aurais pu faire mieux, mais il fallait se contenter de cela. Je n’allais pas non plus me servir de magie : non seulement cela m’épuiserait davantage, mais en plus je me ferais encore plus grillé que ce que j’étais déjà. Donc, mauvais plan, et donc je ne pouvais faire mieux.

Je pénétrai la bourgade. Elle n’était pas très grande, mais offrait pas mal de ruelles où je pourrais me cacher. Je m’élançai au milieu de ce village, poursuivi par quatre ou cinq gardes. Les habitants me dévisageaient de la tête aux pieds, certains d’un regard amusé, d’autres d’un œil plus dur et méfiant. J’atteignis une ruelle. J’avais accumulé suffisamment de distance pour plus ou moins les semer dans le bourg. Ils allaient devoir passer la ville au peigne fin s’ils voulaient me retrouver : parfait.
Quelque chose heurta mon dos sans violence particulière. Sur mes gardes toujours, je me retournai prudemment et ne croisai rien au premier abord. Enfin, mon regard se pencha. Un yordle, ici ?

- Tiens, débutai-je, vous êtes perdue ?

Les gardes venaient vers nous. Je tentai de me cacher davantage dans l’obscurité, car une barrière en bois refermait la ruelle derrière nous. Il fallait être discret.

- Attendez, murmurai-je. Je préfère me la jouer discret, j’ai disons quelques soucis avec eux, là-bas. Vous savez, la magie, tout ça.

Je me doutais à son accoutrement et à son attitude qu’elle devait flirter avec la magie, au moins un minimum, ou en tout cas elle ne semblait pas d’ici, donc par conséquent pas forcément anti-mages. A une lumière que je vis dans ses yeux, je me doutais qu’elle eut un plan derrière la tête.

- La seule chose dont j’aurais éventuellement besoin serait de me cacher pour l’instant. Et ainsi pris au piège, ce sera compliqué.

La petite Yordle semblait avoir également quelques soucis avec les gens du coin, donc autant se serrer les coudes entre mages. Je m’accroupis quelque peu pour avoir relativement son niveau.

- Okay, il semblerait que nous soyons les deux dans une sorte de pétrin, donc je propose une alliance temporaire pour s’en tirer. Ça te va ?

En y réfléchissant par rapport à son attitude avec moi, je privilégiai une autre approche que j’eusse avec un autre mage bleuâtre qui reluisait.

- Ou plutôt, ça te dirait qu’on joue à un jeu, toi et moi ?
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MessageSujet: Re: Ne regardez pas le renard qui passe [Pv. Lulu]   Dim 11 Juin - 8:31

Que trouve-t-on au bout du monde ?

Pix et moi-même on a décidé d’aller voir de nos propres yeux ce que réservaient les terres lointaines, hors de la région de Bandle. C’est joli ici, mais on commence à tout connaître … Enfin sauf les jeudis de samedi matins ou c’est parfois un peu différent mais bon … Quitte à jouer à l’exploratrice, autant le faire pour de vrai ! Dans un petit sac en toile que quelqu’un avait perdu j’ai mis une pomme, un bâton, une ficelle, un peu d’eau, un grand tissu un peu déchiré et trois muffins bien sucré. Avec ça on avait de quoi tenir pour au moins trente mois et un quart non ?

On est parti loin vers la gauche, qui est alors devenu tout droit au passage, ce qui fut la première chose surprenante de ce trajet. C’était très long pour aller au bout du monde et après au moins beaucoup de marche on n’était même pas sorti de la forêt et j’avais peur de dormir dans le noir si loin de là où je suis d’habitude. Deuxième chose surprenante donc, le monde est vraiment immense, en une grosse journée de marche, on ne peut pas aller au bout. On est donc rentré pour mieux nous préparer et prendre plus de pommes, c’était ça notre problème, plus le fait que l’eau avait décidé de couler de partout et de mouiller tout le sac sous prétexte qu’il fallait la mettre dans une bouteille … Je voulais pas l’enfermer la pauvre !

Alors Pix a pris les choses en main et décidé de tout ce dont on aurait besoin pour pouvoir partir très très très longtemps et dormir à la belle étoile. Trois pommes bien bleues, du miel, de l’eau qu’on a enfermé mais on ouvrait le pot souvent pour qu’elle puisse profiter un peu, toujours le bâton et le tissu troué, plus que deux muffins car on en avait mangé un et enfin un joli caillou. A cela on a rajouté un morceau de couverture douce pour que j’ai moins peur la nuit mais il ne faut pas le dire à Pix … J’ai tout mis dans une grande toile que j’ai attachée au bout d’un bâton. Cette fois-ci rien ne pouvait arrêter notre aventure, nous serons reconnus auprès de toutes les fées de la Clairière !

La gauche ayant prouvé son inaptitude à nous mener au bout du monde on est parti vers l’arrière et à reculons, comme ça on allait beaucoup plus vite. Enfin on aurait pu si un vilain caillou n’avait pas décidé de se mettre pile derrière moi pour me faire tomber… Quelques roulé-boulés plus tard cela semblait évident qu’une marche diagonale était plus adaptée et  nous sommes repartis, le baluchon aux lèvres et le sourire à l’épaule.

Le paysage sentait bon la plupart du temps même si certaines couleurs piquaient parfois un peu les oreilles. Pour quitter la région de Bandle que j’avais vu en cours de géographie quand j’étais petite, enfin plus petite que maintenant, même si en réalité je ne suis pas beaucoup plus grande car je mesure toujours une Lulu de haut, donc je vais plutôt dire « quand tout le monde était un peu plus grand », enfin sauf ceux qui ont grandi de la même manière que moi … C’est compliqué non ? Mais je me suis perdue. Non pas dans les bois, dans mes pensées. Ah voilà, à l’école j’avais vu la frontière de Bandle et Madame Geerts disait que c’était le plus loin qu’un Yordle devait aller car sinon c’était dangereux. Et bien après euh … laissez-moi compter sur mes doigts … tout ça de marche on y est arrivé Pix et moi !

En fait c’était assez frustrant car ça n’avait rien de vraiment extraordinaire. Rien particulier par rapport au reste de Bandle que Pix et moi avions exploré, juste le fait que ce soit l’endroit où se terminent à peu près les terres yordles ce qui pour moi n’avait aucun sens car je suis passée outre la petite ligne et je me suis toujours sentie au même endroit, juste un peu plus près. Comme quoi, le bout du monde était peut-être le seul vrai objectif … Dans tous les cas je n’avais pas perdu ma semaine, maintenant j’avais la preuve qu’à l’école on apprend que des bêtises. D’ailleurs ça me rappelait une chanson que nous avons alors entonnée à tue-tête avec Pix la journée qui suivit. On marchait le jour, on courait la nuit et on se reposait entre les deux. La réserve de pommes et de muffin dura moins de temps que prévu suite à une gourmandise incontrôlable de noter part et on a dû trouver autre chose pour satisfaire nos gourmettes papilles. On a trouvé des fruits mais ils m’ont semblé très fades, tristes, sans goût et sans vie mais bon … on n’avait pas le choix. Comme quand une terrible maman force ses enfants à manger des endives ; la nature d’ici nous forçait à nous farcir ces trucs sans goût. On a essayé de quitter au plus vite la région et là, on s’est retrouvé à longer une très grande rivière, si large qu’on ne pouvait pas voir l’autre berge. Avec un peu de chance il y avait un pont pour aller de l’autre côté. Un pont avec une pâtisserie en plein milieu et des gâteaux avec de vraies notes de musiques ! Malheureusement rien de tout ça … On l’a longé très longtemps ce fleuve si bien que je me demande maintenant s’il ne s’agissait pas de la mer dont parlait Madame Geers. C’était beau toute cette étendue d’eau dont l’odeur iodée venait nous frapper les narines, le ciel et l’eau partageaient la même couleur mais légèrement nuancées, plus aqueuse en bas …

Le sol qui était plat s’est alors transformé en sol qui monte et Pix et moi avions du adopter un rythme beaucoup plus pentu pour réussir à suivre les changements de terrains capricieux. Mais ça valait le coup : ce n’était pas encore le bout du monde mais on était déjà très haut ! Au moins une dizaine de Lulu de haut, peut-être même milles ! Ce qui est marrant quand on marche avec une fée c’est qu’on ne s’ennuie jamais, on chante, on fait des blagues, on joue et on se tait ensemble. Mais Pix n’a pas le problème d’avoir mal au pied, et ça c’est un peu de la triche … Dans la région yordle ce n’est pas un problème pour moi mais sur les monmontatagnes, c’est le nom qu’on leur avait trouvées, c’était une autre paire de manches. La fin et la soif me taquinaient vilainement et je n’avais pas eu de compagnon ailé pour me soutenir j’aurais dû faire demi-tour … Ou bien rester là en espérant quelqu’un m’apporte de l’eau et du manger. J’aurais donné n’importe quoi pour du jus d’ananas pétillant là-haut !

Une fois arrivé tout en haut, on avait plus qu’à regardait le panorama et franchement, c’était décevant, tous les arbres en bas se ressemblaient, c’était joli mais simple, sans trop d’originalité. Les couleurs étaient basiques, les formes tout à fait habituelles et l’air ne goutait rien. La seule chose vraiment exceptionnelle c’était la hauteur de la montagne et le son du vent dans mon chapeau.

Puis on est descendu, quelle banalité : descendre après avoir dû monter et après ça c’était plat, tout droit et dans des plaines et des forêts … En fait c’est était banalement nouveau, je n’avais rien connu d’aussi connaissable, chaque brin d’herbe se ressemblait et tout semblait se suivre sans se soucier de l’harmonie, juste seulement une logique basique … Parfois c’était très joli, souvent un peu moins mais Pix et moi étions résolus à aller au bout du monde, là ce serait sûrement impressionnant ! On a croisé quelques hameau, mais personne qui n’ait voulu jouer avec nous à part un chien une fois qui a ramené le bâton et qui a jouer à chat avec Pix, marrant non pour un chien ? En fait je crois plutôt qu’il a voulu manger Pix. Alors je l’ai transformé en poule et on est reparti.

Petit à petit on voyait se dessiner devant nous des sentiers et des chemins de terres battues qui croisaient notre passage. On a voulu en suivre un pour voir et cela nous a mené vers une petite bourgade. Là il y avait des zumains dont parlaient souvent les Yordles mais que je n’avais jamais vu avant. Ils étaient très grands, portaient des vêtements comme nous, savaient parler et surtout, il y avait un verger … La Clairière et Bandle me manquaient, tout était beaucoup plus … PLUS ! Peut-être qu’il y avait d’autres Yordles ici qui voudraient bien jouer avec moi …

En cherchant dans le village je ne suis tombée que sur des gens qui n’ont pas fait attention à moi, ils avaient l’air très  occupés et très mauvais à cache-cache car il me suffisait de passer derrière eux ou de longer les murs pour être inaperçue. Ils avaient sûrement oublié et commencé un autre jeu mais si je le leur rappelai ils m’auraient tout de suite trouvée et je ne voulais vraiment pas perdre en étant si bien partie. A un moment j’ai quand même trouvé des hommes plus petits, de la même taille que les Yordles, c’est rigolo non ? On aurait dit des échantillons d’humains, une version de poche … Quand je leur ai demandé pour jouer avec moi ils m’ont proposé un jeu mais cela consistait à me jeter des cailloux et c’était vraiment nul comme jeu. Ils se moquaient de mon joli chapeau et de la couleur de ma peau. Heureusement que Pix m’a aidé en transformant les cailloux en cailloomerang …

Alors je suis partie plus loin pour pleurer parce que j’ai appris à ne pas montrer aux autres qu’on est tristes et là, j’ai trouvé mon réconfort. En m’adossant à un arbre je vis un magnifique fruit, presque rond et vert qui pendait à une branche. J’ai grimpé à l’arbre et j’ai commencé à avancer sur la branche pour l’attraper. Debout dessus j’avais du mal à garder l’équilibre et, alors que j’étais à deux doigts de l’attraper j’ai dérapé et je suis tombée à terre et sur les fesses. Heureusement, j’avais réussi à attraper mon goûter qui roulait un peu plus loin pour essayer de s’enfuir. Croquant à pleine dents dedans, je fus satisfaite de sentir une certaine acidité combler mes papilles, il y avait un peu de sucre aussi, c’était très acidifruité : l’ingrédient parfait pour un goûter d’aventurière mélancolique même si je fis une grimace comme tout le monde le fait avec un aliment de cette nature.

Une voix tremblante et criarde s’éleva derrière moi « Qu’est-ce que c’est qu’ce machin qui c’est qui m’vole mes pommes ?! » Je me suis relevée et j’ai regardé vers cet endroit. C’était un vieux monsieur fripé qui s’avançait avec une pelle. Je lui ai alors gentiment expliqué que je m’appelai Lulu et que je n’avais rien volé puisque la pomme elle était à l’arbre et qu’il voulait bien me la donner. Étonnamment il ne l’entendit pas de cette oreille et il persifla un très gros laid mot que je ne répèterais pas et il voulut m’attaquer avec sa pelle ! Les gens d’ici n’étaient décidément pas gentils-gentils … Je repartis alors, tristement, laissant derrière moi de si belles pommes et un nouvel épouvantail qui tenait un outil de jardin, comme ça plus personne ne risquerait de se blesser en venant goûter au verger.

Je suis retournée au cœur du village et c’était mieux car les adultes qui travaillaient avaient mis tout un tas d’étal remplis à ras-bords de nourriture ou d’objets divers. J’ai retiré mon chapeau et commencé à le remplir quand le monsieur derrière m’attrapa l’oreille. « Petite fouine tu crois que je ne t’ai pas vu ? » Ouille … c’est très sensible une oreille en plus, et il m’avait fait lâcher ma jolie coiffe à terre en plus. Je lui ai mis mon bâton dans la figure et Pix lui a tiré les cheveux pour qu’il me lâche et, à ce moment-là il y a commencé à avoir beaucoup d’agitation. J’ai ramassé mon chapeau et j’ai voulu m’envoler avec mon compagnon pour éviter de me perdre dans la forêt de jambes qui m’entouraient. Le problème c’est qu’avec toute cette agitation je me suis trompée moi et j’ai enclenché une méga-course ! Du coup j’ai bousculé tout le monde pour aller plus loin.

Il n’y avait pas grand monde dans les rues et un puissant bâillement me rappela que j’étais bien fatiguée. Je marchais donc et fermant les yeux pour essayer d’être somnambule quand je percutai alors quelque chose qui s’avérait être un dos lorsque j’ouvris mes paupières. J’époussetai mon chapeau quand le dos se retourna pour devenir un ventre avec tout un humain en fait.

« Tiens, vous êtes perdue ? » Quelle question, bien sûr que non puisque j’allais juste plus loin … J’ai ouvert la bouche pour lui répondre mais il surenchérit

« Je préfère me la jouer discret, disons que j’ai des soucis avec eux, là-bas. Vous savez, la magie tout ça. La seule chose dont j’aurais éventuellement besoin serait de me cacher pour l’instant. Et ainsi pris au piège, ce sera compliqué.  »

Il y avait donc bien un cache-cache géant et les chercheurs n’étaient pas très bon car même moi qui ne devait pas aller découvrir les cachettes j’avais déjà trouvé quelqu’un. Ce même quelqu’un s’accroupi et continua de parler, décidément il aimait bien ça. « Okay, il semblerait que nous soyons les deux dans une sorte de pétrin, donc je propose une alliance temporaire pour s’en tirer. Ça te va ? » J’ai hoché plusieurs fois la tête très vite, j’étais prête à jouer un tour aux gens du coin qui n’avaient pas été très amicaux.

«  Ou plutôt, ça te dirait qu’on joue à un jeu, toi et moi ? »
Un jeu ? Bien sûr que oui je le voulais ! Depuis le temps qu’on cherchait un nouveau petit camarade Pix et moi, on en a enfin trouvé un, et en plus il était grand …

« Oui monsieur bien sûr ! Je m’appelle Lulu, ravie de rencontrer quelqu’un de sensé et sensible dans cet endroit sans sens. » C’est à ce moment-là que je remarquais son chapeau que je trouvais très joli aussi, il allait bien avec sa barbichette et son attitude, un homme de goût donc.«Mais vous, vous êtes qui ? Et à quel jeu on va jouer ? »

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MessageSujet: Re: Ne regardez pas le renard qui passe [Pv. Lulu]   Lun 19 Juin - 19:15

Je pus lire dans ses yeux pleins d’étoiles qu’elle avait envie de jouer : ce que je pouvais être perspicace. Il était vrai que depuis mon arrivée à Démacia, l’ambiance était assez tendue. Moi aussi j’avais envie de m’amuser. Je réfléchis quelques instants, me caressant la barbiche distraitement, puis claquai des doigts tandis que les gardes se rapprochaient de notre ruelle secrète. Je me penchai vers la dénommée Lulu et en envoyai une pichenette sur son petit nez.

- Quand je te le dirai, le sol deviendra de la lave. Il faudra bien s’agripper, sinon tes pieds vont brûler. Ça te dit ?

Mon regard se posa sur la sortie de la ruelle : un des gardes cria notre position. Heureusement que j’étais doué pour la fuite et le divertissement.

- Par contre, eux là-bas ne sont pas très bons à ce jeu. Les mauvais perdants !
- Restez où vous êtes !!
- Maintenant, Lulu !

Et aussitôt je m’élançai vers les gardes, puis sautai sur un premier – à qui je souris poliment – puis pris appui sur lui pour me propulser sur le suivant, et ainsi de suite. Pour éviter quelques mains indiscrètes, je m’agrippai aux murs, leur envoyai des coups de talons dont ils se souviendront à jamais et, une fois hors de la ruelle, sautai sur une charrette – il ne fallait pas oublier le jeu. Quand je me tournai pour voir où en était ma brave camarade, je me ramassai une Lulu qui me fit tomber dans la paille de la charrette. J’éclatai de rire.

- Pas mal, pas mal. Au fait, tu peux m’appeler Twisted Fate, j’allais oublier les politesses.

Tandis que je me redressai, je m’aperçus que les gardes courraient vers nous. La charrette était arrêtée également. Je me levai en posant Lulu à côté de moi, les sourcils froncés.

- Et voilà, les mauvais perdants sont les pires… Bon, une idée de jeu ? Celui-là m’ennuie en fait.

Pas le temps de réfléchir, ils fonçaient droit sur nous. Je touchai le nez de Lulu, puis sautai de la charrette et commençai à courir.

- C’est toi le chat ! criai-je alors, la mine enjouée.

Au début, je m’étais persuadé de ne pas aller trop vite pour ne pas perdre la petite Yordle, mais quand mon regard fila furtivement par-dessus mon épaule, je réalisai à quel point elle ne manquait pas de ressources. Malgré tout, un garde nous cerna sur le côté : j’eus le réflexe de saisir une carte, de l’incorporer de magie et, une fois dorée, de l’envoyer sur le garde pour le bloquer. Simple mesure de sécurité. J’entendis la foule autour de nous pousser un hoquet de stupeur. Evidemment, ils avaient peur de ce qu’ils ignoraient. Je me faufilai entre deux maisons, saisis une carte et fermai les yeux. Ma Vision s’agrandit alors : j’aperçus Lulu qui s’élançait vers moi. Je pus me téléporter juste avant qu’elle ne me touchât. Assis sur un vieux toit, je la saluai de la main. J’aperçus également les gardes à sa poursuite. A la mienne également. Mon petit soldat rose commença à escalader le mur de la grange où je me trouvais. Je ricanai tout en me levant.

- J’en connus des pots de colle, mais à ce point, mon chou ?
- Tu ne t’en tireras pas, cette fois !!

Je m’avançai vers lui : il fallait user d’une autre tactique, avec celui-là. Avec toutes ses interventions durant mon séjour à Démacia, je constatai qu’il pouvait facilement être perturbé. Le grand dadet brandit son épée et la pointa vers moi.

- Pas un pas de plus, mage !!
- Sinon… ?

Je poussai d’un doigt son imposante arme et me glissai vers lui. Tandis qu’il reculait d’un pas, je le saisis par le col et me hissai vers lui. Ah, un poil plus grand que moi, comme je les aimais.

- R-recule !
- Tiens, maintenant que je t’ai désobéi, quelle est ma sentence ?

Il ne bougeait plus d’un poil, mon soldat rose. Je ricanai avec mélodie, tandis que je m’amusai à glisser ma main sous son casque pour effleurer les fins traits de sa mâchoire.

- Mais voyons, pourquoi es-tu si tendu ?
- J-je te préviens, je… vais m’énerver !!

Je ricanai davantage, tandis que je lui ôtai le casque d’un geste rapide. Il avait les cheveux ébouriffés, un peu long mais cela lui donnait du charme. Ses yeux marron me fixaient avec nervosité : j’en souris. Et tandis que je m’approchais de lui, le petit garde qu’il était atteignit le bord du toit. Suffisamment près de lui, caressant sa joue, je la lui baisai l’autre avant de le pousser dans le vide. Enfin, dans le vide : il atterrit dans du foin. Je n’étais pas non plus un monstre cruel et assassin. Je repris le cours des choses et m’élançai vers un autre toit : désormais, tout le monde en avait après moi. Je me demandais comment allait Lulu, avec tout ça.

- Archers ! Tirez !!

J’eus le réflexe de faire une roulade en avant pour les éviter, mais me voilà au bout de la toiture. Soudain, alors que je sautai pour atteindre le suivant, quelque chose me foudroya. Une flèche ? Non…peut-être. Ça faisait autant mal sur le coup. Tout s’effrita autour de moi, j’en perdis mes sens. Le sol sembla se dérober sous moi. Je tombai ? Une chose de sûre, je m’effondrai lourdement. Je ne vis plus rien, je peinai à respirer : allais-je mourir ? Non. Cela ne se pouvait. Je ne me sentais pas bien, mais cela n’était pas dû à une blessure, ou pas totalement. Que se passait-il ? A semi-conscient, je tentai de me repérer. Non. Rien. Rien ne me parvint. Tout était si flou… Mon crâne me faisait mal. Je ne pouvais qu’attendre de voir ce qui allait m’arriver, impuissant.
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MessageSujet: Re: Ne regardez pas le renard qui passe [Pv. Lulu]   Mar 20 Juin - 17:10

Le grand monsieur semblait être la seule personne souriante ici et il allait jouer avec moi, j’étais plus que prête à tout donner pour jouer et je soulevai légèrement mon chapeau pour laisser Pix sortir de là et jouer avec nous, certaine que cela lui ferait tout autant plaisir. Je ne fis donc pas attention et un petit choc contre mon nez me rappela que je devais rester concentrée. Ouille. Je le frottai et écoutai attentivement les règles de son jeu.

Quand je te le dirai, le sol deviendra de la lave. Il faudra bien s’agripper, sinon tes pieds vont brûler. Ça te dit ?

J’hochais vivement la tête, ça avait l’air rigolo, même si perdre impliquait d’avoir sûrement un peu mal mais j’avais confiance en moi. Et puis Pix lui allait gagner sans problème et on allait jouer en équipe et donc, par extension, j’allais réussir aussi. Mon chapeau vissé sur la tête, je ne pouvais me permettre de le faire tomber dans la lave, j’étais déjà prête à ne plus toucher le sol de mes pieds. L’homme à la barbichette pointa du doigt des gens qui couraient vers nous, c’était marrant car ils portaient le même costume que ceux qui avaient accouru quand mon bâton a malencontreusement percuté le nez du monsieur qui me tirait les oreilles.

– Par contre, eux là-bas ne sont pas très bons à ce jeu. Les mauvais perdants !

Ca ne m’étonnait pas, ils couraient toujours partout mais à chaque fois avec une bouille beaucoup trop sérieuse que pour être en train de s’amuser. Même s’ils perdent tout le temps ils devraient sérieusement apprendre à remettre en question leur notion de plaisir.

– Restez où vous êtes !!
– Maintenant, Lulu !

J’aurais bien obéi à la demande des coureurs qui hurlaient mais à présent le sol s’était transformé en lave et donc c’était impossible de rester sur le sol sans risquer d’avoir les pieds qui brûlent. J’ai alors sauté sur les épaules du joueur car c’était la seule chose à ma portée pour être loin du sol. Il a sauté lui aussi sur un garde si bien que, accrochée à son vêtement je manquais d’érafler le sol mais comme je suis très légère je suis passée juste au-dessus. J’ai lâché le tissu, car je n’arrivais plus à le garder en main et j’ai suivi exactement ses pas sur les gardes et le mur, ajoutant de temps en temps une petite pirouette pour l’élégance du geste. Je l’ai alors vu sauter dans la charrette et fit aussi mon saut de l’ange venant alors le percuter de plein fouet, roulée en boule comme un boulet de canon violet. On a roulé dans la paille mais c’était rigolo, au moins je n’avais pas perdu ma journée, cela faisait depuis longtemps que Pix et moi n’avions pas trouvé un si bon compagnon.

– Pas mal, pas mal. Au fait, tu peux m’appeler Twisted Fate, j’allais oublier les politesses.

Ce n’était pas commun ça comme nom, mais ça sonnait bien alors je me dis que c’est pas mal. Twisted Fate… comme un nom d’un héros solitaire marchant à travers les campagnes à la recherche de ce qu’il ne pouvait trouver.

– Et voilà, les mauvais perdants sont les pires… Bon, une idée de jeu ? Celui-là m’ennuie en fait.

En effet, et puis le sol ici n’était plus de la lave puisque la carriole était en bois. Et en plus les autres qui venaient vers nous en hurlant comme des gorets devaient soit très bien supporter la douleur, soit avoir des pieds ignifugés, soit avoir trouvé un moyen de retirer la lave — ce qui était soit dit en passant le plus plausible. Jouer une partie de Freebiul me paraissait une bonne idée mais avant que je puisse prononcer le mot « mirmoplologiste » il posa son doigt sur mon nez, décidément c’était une manie chez lui, en s’écriant que c’était moi le chat. Grosse erreur, je gagnais toujours à chat ! Pix me servait d’éclaireur et je le poursuivis en rigolant, jouer avec les gens de l’autre côté ne serait pas très marrant car ils couraient déjà vers nous, à croire qu’ils étaient incapables de comprendre des règles pourtant simples.

Même s’il avait des grandes jambes Monsieur Fate ne courait apparemment pas si vite et je le talonnai bien vite. En me voyant cependant il fit une grande accélération mais je savais que je pouvais quand même gagner. Il était à peine quelques mètres devant moi quand je l’ai vu lancer en objet en ma direction. Par réflexe je me baissais et l’objet frôla le haut de mon chapeau sans le toucher. C’est qu’il essayait de tricher en plus ! Ça ne se passerait pas comme ça !

Au détour d’une ruelle je le vis alors arrêté, les yeux fermés, et il ne semblait pas m’avoir vu. C’était mon moment ! Prise dans un élan d’une rapidité sans nom je bondis alors jusqu’à lui, prête à crier chat et à m’enfuir à mon tour mais, sous mes mains se se trouvèrent que le vide et la gravité décida de jouer contre moi, me faisant atterrir à plat ventre sur le sol. Ouille !

Derrière moi les monsieurs fâchés couraient toujours… peut-être pensaient-ils qu’ils étaient chats depuis le début… Je cherchais alors du regard le dernier participant, s’il ajoutait à cela une partie de cache-cache la situation devenait plus compliquée. Quelque chose qui bougeait d’ans l’air attira mon attention, c’était lui qui me saluait du haut d’une maison… il escaladait donc très vite ! Afin de fuir les autres chats et de l’attraper enfin je fis le tour des quelques maisonnettes pour rentrer dans celle dont la porte était ouverte, bousculant les gens à table qui mangeaient à l’intérieur. « Pardon, c’est une urgence » j’ai alors grimpé les escaliers pour monter à l’étage, de là j’ai alors pu rejoindre une fenêtre en hauteur puis, avec l’aide de Pix le toit avant de me rendre compte que ce n’était pas le bon. Zut et flûte, c’était maintenant venu le temps de jouer à sauter le plus loin possible… Cependant je le vis alors s’approcher d’ici, il ne regardait plus vers moi et il parlait avec un autre monsieur ; certain de sa victoire… Cette fois-ci, je ne prendrais pas de risque et je me suis cachée derrière la cheminée.

Il fuyait les chardes, nom donné aux « chats-gardes » et il sauta sur mon toit. J’avais gagné ! Je sortis de ma cachette et pointai mon bâton sur lui "C’est toi le chat !". Ce cri était empli de bonheur et de satisfaction, il avait été plus dur à toucher que je ne le pensais mais là, c’était la bonne. Un petit trait félin quitta mon sceptre et le frappa de plein fouet. Désormais c’était vraiment lui le chat… Il se transmogulationna alors, rapetissant, et se posant à quatre pattes. Ses vêtements devinrent une belle fourrure rousse et ses oreilles s’allongèrent et remontèrent sur le haut de sa tête avec une forme de triangle. Cependant ce chat avait quelque chose d’étrange, il avait un museau beaucoup plus long et sa queue était beaucoup plus touffue que ce que j’aurais pensé ! En fait on aurait dit un mélange entre un chien et un chat… un chaen ! Ou un renard… je ne sais pas trop. Il avait l’air un peu surpris et affolé, pour preuve il n’arrivait même pas à se déplacer à quatre pattes…

Un peu surprise je le pris dans les bras pour le caresser. Il était très doux bien qu’apparemment peu câlin. Je le rassurai en le gratouillant derrière les oreilles. « T’inquiètes pas… Ca arrive de perdre ». Pour redescendre je le gardais dans un bras et de l’autre j’utilisais la magie mon bâton pour que nous puissions descendre par le trou de la cheminée. Les enfants débarrassaient la table, ils avaient fini de déjeuner et je les saluais poliment « Encore pardon du dérangement ! »
Une fois sorti je le reposais à terre pour qu’il puisse à nouveau jouer, cependant je voulais faire ça bien pour lui montrer comment il fallait se comporter avec un adversaire. « Alors… tu me laisses combien de secondes d’avance ? »

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Ne regardez pas le renard qui passe [Pv. Lulu]

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