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 Tout de suite quand il y a du dessert... [avec garenounours]

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Admin
Messages : 27
Date d'inscription : 21/05/2016
MessageSujet: Tout de suite quand il y a du dessert... [avec garenounours]   Mer 23 Aoû - 16:10

Les derniers rayons du soleil couchant se reflétaient sur le lac, parant de nuances de feu et d’or le cobalt profond des eaux placides. Çà et là des goélettes ou de petits navires de pêche pigmentaient l’étendue de leurs voiles blanches, traçant des sillons d’écume éphémère dans l’onde qui attiraient le regard vers les murs clairs de la cité des griffons toute habillée de tentures de soleil déclinant, elle aussi.
Bleu, blanc, or, contemplé à cette heure de la journée, Haut lac d’argent symbolisait démacia à un point troublant, comme si la nature et la main de l’homme avaient travaillé de concert pour élaborer cet allégorique tableau qui me réchauffe le cœur à chaque vision.
Je soupire un bref un instant, remet une mèche de cheveux blond derrière mon oreille que le vent prend un malin plaisir à faire voleter et flatte l’encolure de Feu astral d’une main distraite. Le cheval me répond en trépignant, sa queue fouettant impatiemment l’air du soir.

"Du calme, moi aussi je suis pressée d’être à la maison, mais ce paysage vaut bien un petit détour et quelques minutes de contemplation non ?"

Un rbrbrbrbrbbrr et plusieurs coups de sabots sur le sol de calcaire expriment avec une clarté minimaliste son avis sur la question. La corniche où nous nous trouvons est caillouteuse, sèche, démunie du moindre brin d’herbe un peu savoureux qu’il pourrait brouter en attendant que je finisse mon petit caprice alors qu'il sait pertinemment que là en contrebas, dans la maison familiale l’attend une écurie digne d’un roi remplie à ras bord d’avoine et du meilleur picotin de ces terres.
Je finis par me rendre après un bref gloussement, il est vrai que le jour décline et que je dois me presser un peu si je veux être arrivée au manoir avant la tombée de la nuit. Je presse doucement mon pied droit contre son flanc. Feu fait une volte-face parfaite, la tête levée et les naseaux frémissants tandis qu’il démarre directement au petit trot sur la route en pente douce qui rejoint la ville. Je souris dans l’air tiède du soir et laisse ma monture adopter le rythme qui lui plait, savourant le galop effréné dans lequel il m’entraine dès que nous abordons une portion plus plate.
Il fait déjà bien sombre lorsque nous arrivons enfin à destination. Je suis accueilli avec enthousiasme par le ladre, fils d’un de nos serviteurs les plus anciens. J’ai l’impression qu’il a encore grandit depuis la dernière fois que je l’ai vu, ce qui me relègue définitivement au rang de miniature de la maisonnée. Un peu dépité par la fuite du temps, je laisse Feu Astral à ses bons soins puis vais saluer mes parents. Enfin, brièvement mon père enfermé dans son bureau pour une affaire délicate semble-t-il, et un peu plus longuement ma mère qui exprime sa satisfaction à l’idée que demain soir ses deux enfants seront réunis sous son toit.
Après un bain long et délicieusement chaud, d’autant plus savoureux qu’il fait diversion au moment des scrutements maternels sur ma soit-disant perte de poids récente, le manque de soin dans ma chevelure et les reproches voilés sur le peu de visites que j’ai fait ces derniers mois. - J’ai néanmoins le temps d’invoquer l’excuse de mes fonctions et de faire remarquer que Garen n’est pas mieux que moi.- Je grignote un dîner tardif dans ma chambre avant de m’endormir avec satisfaction au creux de mon grand lit à baldaquin. Mes quartiers chez les chevaliers rayonnants ont beau être confortables, ils ne valent pas cette chambre que j’occupe depuis mon enfance et cette impression douillette d’être entièrement chez moi.
Le lendemain je me réveille dans une forme olympique avec, dans l’idée, pour une fois que j’ai un peu de temps libre, d’aller canoter sur le lac dès que possible, voir peut-être me baigner dans une de ses criques à l’abri des regards. Bref, de profiter de quelques moments d’insouciance au milieu de mes voyages, missions et actions caritatives ou obligations familiales habituelles. J’arrive à faire correspondre: petit déjeuner, esquive du port d’une robe trop précieuse pour mon programme de la journée, embrassage de mon père déjà la tête ailleurs dans la même affaire qu’hier, et à convaincre ma mère que je ne vais pas perdre mon temps puisque je vais inviter Henri, un ami d’enfance de bonne famille lui aussi. Je sais que je ne pourrai pas jouer les filles de l’air tous les jours de ce séjours, ma mère me traînera forcément à quelques dîner informels, ou je serai envoyée régler quelques soucis basiques sur notre domaine, mais aujourd’hui j’arrive à m’éclipser. Une fois mon complice étonné de mon arrivée inopinée embarqué, assez aisément car il a lui aussi rarement le temps de s’adonner à son loisir favori : la peinture, nous passons une journée rêvée avant de rentrer dans nos pénates respectives.
Je suis en train de m’habiller d’une robe bleu nuit à fin liseré doré, me débattant avec les nattes de mon chignon en jetant des coups d’œil amusés à Princesse, la chatte du majordome, qui s’approprie généralement mon lit lorsque je suis à Démacia ou ailleurs et qui me fait des yeux suppliant pour que je lui grattouille le ventre lorsque l’agitation régnant plus bas m’annonce l’arrivée imminente de mon frère. J’abandonne une Princesse outrée par tant d’indifférence pour dévaler les escaliers et me précipiter dans le vestibule à la recherche d’un Garen que je n’ai pas revue depuis trop longtemps… le souper promet d’être joyeux.
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Messages : 4
Date d'inscription : 25/07/2017
Age : 23
MessageSujet: Re: Tout de suite quand il y a du dessert... [avec garenounours]   Mar 12 Déc - 0:12



C'est en s'ébrouant que le cheval sortait le Démacien de ses pensées. Ils cavalaient depuis de nombreuses heures, le voyage entrecoupé de trop rares pauses, au goût d'un voyageur banal. La bête, habituée à un rythme plus soutenu que l'actuel, semblait se réjouir de ce début de séjour, sans même être encore arrivé. Elle ne portait pas son armure de plate, taillée sur mesure pour elle, cette fois. Le canasson était libre de ce carcan, pesant lourdement sur son corps déjà chargé par son cavalier. Cavalier, qui, cligna rapidement des yeux, comme sortit d'une rêverie éveillée. Il chevauchait par instinct, sans vraiment faire attention, et ce n'était pas dût à la fatigue. Ses pensées étaient occupés par autre chose, et c'est en reprenant le contrôle de ses pensées qu'il posa la main sur un sac accroché à son fidèle destrier. Il sembla ensuite rassuré, et souffla en se focalisant plus sérieusement sur la route.

Fuyant une lumière mourante pour rejoindre l'astre lunaire, il touchait au but. Il finit par s'arrêter sur une colline, admirant la vue inégalable que lui offrait ce surplomb. D'ici, il pouvait comme sentir les embruns d'eau douce, produits par les cascades majestueuse d'Haut Lac D'argent. Il était chez lui. Il soupira d'aise, emplissant ses poumons de l'air si familier, et trop longtemps ignoré. Son poste lui avait interdit de revenir depuis un moment. Ou plutôt, il se l'interdisait lui même. Il n'avait pas le droit, pas le temps. Mais son retour, bien que temporaire, était imminent. Pour de bonnes raisons, et d'autres.. Moins altruistes. Mais il n'y pensait plus, contrairement à quelques minutes plus tôt. Il n'avait en tête, il n'avait dans les yeux, que la pureté de la pierre blanche façonnant sa cité natale, et c'est en fixant la grande statue ornant le rocher de la cascade, monument de l'homme ornant le monument de la nature, qu'il entama la descente, après une attente stoïque et patiente de son compagnon de route équidé.

Le rythme était soutenu, avant d'entrer dans la cité en elle même. Une fois arrivé, il prit le temps de s'imprégner de l'endroit, de l'atmosphère.. de retrouver ses marques. En rouvrant ses yeux, clos quelques secondes, il sentait quelques regrets, quant à son absence. Il aurait dû revenir plus tôt. Au vu de l'heure, les rues se faisaient bien plus déserte, et il en était heureux. Il aimait les gens d'ici. Il aimait ce qu'ils avaient fait pour lui. Mais à cette instant précis, il voulait rester seul, alors qu'il passait les doigts le long de la pierre blanche, façonnant la majeure partie des bâtiments. Il revoyait ces mêmes mains, enfant, s'appuyer dessus lorsqu'il cherchait à se cacher ou fuir ses camarades lorsqu'il jouait. Il avait eu la chance, parfois, d'échapper au caractère strict de son éducation. Une chose qu'il n'avait plus fait depuis cette dite enfance. C'est la première fois qu'il "échappait" à son devoir, qu'il s'autorisait un moment pour lui. Et c'est dans ses pensées qu'il se retrouva devant le cimetière.

Il hésita un moment, le cheval piétinant sur place, comme pour poser sans mot une question. Il lui flatta l'encolure, avec un sourire triste sur son visage.

"Attends moi la."

Il revint, quelques minutes plus tard, la broche au symbole de Démacia sur son écharpe ayant disparu. Il prit ensuite le chemin de la .. maison. Sa vraie, maison. Démacia était en quelques sorte son foyer, maintenant. Mais ce n'est pas la qu'il avait "grandit" au sens propre du terme, même si c'est là-bas qu'il est devenu qui il était maintenant.
En rentrant dans le domaine familiale, la lune avait prit possession du ciel étoilé, légèrement nuageux. Il finit par descendre, amenant lui même son cheval aux écuries. En installant la bête, il ouvrit de grands yeux, et sourit bien moins tristement, joyeusement. Feu Astral était la. Ce qui signifiait que Luxanna l'était aussi. Elle avait beau l'avoir rejoint à la capitale, il ne la croisait que trop peu. Il n'y pensait pas, là-bas, mais alors qu'il avait du temps pour réfléchir à lui, à la famille, des remords s'ajoutaient aux regrets. Il s'empressa d'installer la bête, et de lui donner de quoi se rassasier, avec ce qu'il y avait de mieux. Son voisin appartenant à sa soeur, avait été bien servit. Tellement qu'il n'avait pas pu tout avaler, ce qui pour un cheval était un événement rare. Il soupira, après cette constatation, se souvenant de l'engouement et de la passion que faisait paraître sa sœur, dans tout ce qu'elle entreprenait. Une sœur de qui il avait été trop distant, pour des raisons idiotes. Des idées saugrenues, des mensonges et des racontars. Il décrocha le sac de la selle, et c'est en marchant vers la porte principale qu'il se promettait de ne plus tenir compte de ces inepties, et surtout de ses propres pensées sombres. Il fouillait dans le contenant de tissu, en sortant ce qui ressemblait une missive frappée d'un sceau, avant d'ouvrir la porte sans hésiter.

Il était rare de voir le Démacien sans sa glorieuse armure. Mais pour le voyage, il ne portait qu'une tenue plus légère, bien que le protégeant des.. imprévus potentiels. C'est la mine enjouée du Majordome, qu'il vit d'abord. Il semblait en perdre ses manières, en le voyant, et Garen lui rendit son sourire, rayonnant.

"Ma.. Madame ! Monsieur ! Votre Fils !"

Il l'avait annoncé avec le plus de contenance possible, mais sa joie et son excitation étaient plus que palpable. Après tout, il était comme un membre de la famille, lui aussi, maintenant. Il n'eut pas le temps de lui adresser un mot, que deux silhouettes venaient en marchant d'un pas trop pressé pour être indifférent à l'arrivée du cadet Crownguard.

Au diable les protocoles, au diable les manières : il prit sa mère, la première arrivée, dans ses bras pour l'embrasser, faisant de même avec son père, bien que plus rudement et avec plus de vigueur encore. Ils échangèrent tous un sourire, Garen plaquant la missive dans la main de son père, sans démordre de son sourire.

"Voila de bonnes nouvelles, Père.
-En plus de ton retour, tu veux dire?
-Depuis combien de temps devais-tu nous rendre visite? Je sais bien que tu es quelqu'un, mon fils. Mais n'as tu pas moyen de trouver un peu plus de temps pour ta famille? Regarde ta sœur, elle au moins.."

C'est en parlant d'elle, comme si la mère Crownguard l'avait invoqué, qu'elle apparaissait dans l'escalier. Elle descendait bien trop rapidement les escaliers pour être calme -Elle? Calme? Contenue? Pardon?-, et il s'en approcha, coupant de façon indirect sa mère dans ses remontrances, pour aller prendre sa sœur dans ses bras, un grand sourire aux lèvres. Il s'empressa d'ajouter, une fois la tête blonde entre les bras de son frère, sans aucune hésitation :

"Comment va la fierté de la famille, ma chère sœur ?"
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