RP Francophone League of Legends
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
 

 En savoir plus sur nos amies les peluches : les doskaïs

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar
L'avais son honneur
Messages : 55
Date d'inscription : 03/01/2016
Localisation : Gouvernement
MessageSujet: En savoir plus sur nos amies les peluches : les doskaïs   Jeu 21 Déc - 23:00

Bienvenue chez les doskaïs !


Bonjour ! Vous vous intéressez aux peluches vivantes ? Vous êtes au bon endroit ! Ici, nous avons quelques informations à leur sujet.

Morphologie


Ce peuple est composé d'individus courts sur pattes, recouverts de fourrure des oreilles à la queue. Leur taille adulte variant de soixante-dix centimètres à cent centimètres, ils pourraient apparaître comme enfantins à des peuples humanoïdes très répandus en Runeterra. Leur crâne est proportionnellement plus large que celui des humains par rapport à leur taille, mais cet aspect est moins prononcé que chez les yordles que l'on peut rencontrer à Bandle. Dans la même veine, les doskaïs ont souvent des oreilles plus petites que leurs cousins yordles et peuvent apparaître sous formes rondes ou pointues dans la plupart des cas. Leur teint de poils peut aller du gris-noir au brun, allant jusqu'à une couleur tirant sur l'orangé, mais il est très rare d'observer un.e doskaï avec une fourrure bleue, noire ou encore violacée. Enfin, les membres de ce peuple arborent une queue préhensile d'une longueur souvent proche de la taille tête-corps. Cette queue est utilisée comme un troisième bras pouvant porter de lourdes charges. Ils l'utilisent très régulièrement pour porter les bambins, les enfants ou les charges lourdes. Face à une situation dangereuse, ils mettent leur queue entre eux et la menace par réflexe. C'est un très bon indicateur du taux de stress d'un doskaï, car elle peut s'agiter furieusement sous le coup de la colère.

Certains pourraient les croire sans défense, mais il n'en est rien au niveau des protections naturelles dont ils disposent. Armés de griffes rétractiles à leurs extrémités, ils peuvent grimper à toute vitesse les arbres ou blesser les imprudents qui s'approcheraient trop près. De plus, leurs crocs pointus peuvent pénétrer le cuir mais au regard de leur longueur plutôt modeste, ils ne représentent qu'un danger minimal en combat réel.

La distinction mâle-femelle n'est pas aussi simple que chez les yordles, car les deux sexes possèdent une fourrure bien fournie. Les femelles ont souvent une queue et des oreilles plus grandes, ainsi qu'une couleur plutôt unie sur l'ensemble de leur corps. Quant aux mâles, ils ont une taille plus élevée de quelques centimètres et un changement de couleur fréquent sur leur gueule et ventre, tranchant avec la fourrure du dos et de la queue.

Habitat


Le peuple doskaï habite les jungles du sud de Runeterra, sur des terres empoisonnées par des déferlements de magie dans le passé. Ces forêtes luxuriantes et grouillantes de vie recèlent tant de pièges et de toxicité que la plupart des étrangers à cet habitat ne survivraient que quelques jours au mieux. Au delà de l'eau impropre à la consommation sans traitement; insectes et plantes sont armés de toxines comme système de défense principal. Pour un étranger venant de contrées plus clémentes en Runeterra, l'eau paraîtrait étrangement violacée et les plantes légèrement trop animées. Ce qui attend l'imbécile qui porte à sa bouche un aliment non préparé ? La mort. Non, pas une mort immédiate et foudroyante. C'est plutôt une agonie lente, les organes lâchant les uns après les autres dans une douleur insoutenable. On peut guère survivre seul par ici et l'entraide est une nécessité. Le climat tropical de ces terres rythme la vie des habitants, alternant entre périodes avec peu de pluie et une saison étouffante, battue par les orages. En tout les cas, la température est élevée tout le long de l'année, ce qui arrange parfaitement les moustiques.

Survivre malgré les tempêtes parfois d'origine magique est un défi quotidien dans les petits camps doskaïs. Depuis quelques générations néanmoins, les niveaux de toxicités ont globalement baissé aux alentours des temples de leur foi, grâce à de nouvelles découvertes dans les traitements des grandes étendues. Les rassemblements de personnes se font donc plus fort encore qu'avant autour des Gouverneurs et leurs temples, posant de nombreux soucis en terme de territoire habitable. De nature instable, le moindre écueil sur la terre se transformera en marre grouillante où barboteront les insectes, rendant les familles plutôt hésitantes.

Contrairement aux idées reçues, le peuple doskaï n'est pas arboricole. En réalité, aucun textes ne relatent la description des habitations doskaïs avant l'apparition des temples d'Isaka. Beaucoup se sont installés au plus près des temples et ont ainsi formés les premières villes et villages, mais les ressources limitées en eau ont vite scindé les groupes pour former des campements ou "mutellos" (hameaux). Néanmoins, les doskaïs originaires de la région de Sukõare (Temple du Vent) ont plusieurs mutellos arboricoles et essayent de tirer un maximum profit de leur maîtrise des hauteurs.

Religion


Prenant une énorme part de la culture doskaï, la religion guide chacun dans la société. Ils disposent d'un panthéon composé uniquement de deux dieux reconnus pleinement; dont l'importance de l'un efface presque l'autre.

La déesse Isaka

Isaka est la déesse principale du peuple. D'après les textes sacrés qui sont transmis de générations en générations et recopiés méticuleusement pour être conservés, elle fut celle qui sauva les doskaïs d'une fin certaine lors de leur arrivée dans les jungles. Bénéficiant de pouvoirs divins et d'une générosité inégalable, elle dispensa le savoir permettant de survivre à tout les êtres de leur tribu. Il n'est pas écrit dans les textes que la déesse leur fit don du pouvoir de la magie, mais les théologiens du peuple prennent cette affirmation comme étant la plus plausible.

Faisant cesser les tempêtes d'une main, apportant l'abondance de l'autre, sa silhouette se découpe au-dessus des arbres tropicaux, dans une lévitation semblant naturelle alors que les premiers doskaïs lèvent le museau vers la Sauveuse, la Protectrice. Son corps si grand et gracieux, tellement différent du doskaï moyen, alors que sa peau n'est recouverte d'aucune fourrure. Blanche et aux courbes généreuses, les poils blonds de sa tête volent au gré du vent, émettant la lumière au-dessus des cîmes. Une couronne ceint son front, dont les pierres sacrées incrustées sont toutes d'une couleur différente. Ses seins rebondis sont pudiquement revêtus d'un linge trop sophistiqué qui couvre ses jambes mais non ses pattes sans griffes. Sa majesté ressort dans les trois queues couleur opaline qui fouettent les démons derrière elle, brillantes de lumière sacrée. Sur sa tête, des oreilles pointues et recouvertes de fourrure montrent timidement leur présence, alors que des ailes duveteuses parent son dos.

Il s'agit de la plus populaire des représentations d'Isaka qu'il est possible d'observer dans les premières pages des textes sacrés. Dans la morphologie doskaï, les femelles n'ont des seins rebondis que durant les périodes d'allaitement, ce qui est une énorme icône de fertilité dans le folklore populaire. Certains ont tenté de la représenter avec une poitrine plate, mais les théologiens s'accordent à dire que l'image n'est pas une exagération mais une simple réalité de son apparence divine parmi eux. Au-delà de cette apparence pour le moins étrange dans les premiers carnets, d'autres illustrateurs ont essayé de la représenter telle une doskaï en gardant tous les attributs qui faisaient de l'image originale une icône, ce qu'on peut retrouver dans les derniers feuillets de certains textes contemporains. Enfin, neuf joyaux sont décrits dans les textes sacrés, mais l'image ne peut en exposer que cinq.

Son apparence mis à part, Isaka aurait enseigné aux doskaïs des techniques magiques inédites en échange de leur promesse de perpétuer ses enseignements et la recherche de leurs limites. Pour se faire, elle fit don à son peuple de huit bastions sacrés, en pierres grises et bleues, qui offriraient pour toujours un abri face aux intempéries et autres dangers. En abritant les plus faibles et en les transformant petit à petit en magiciens expérimentés dans ces lieux sacrés, elle garantissait la survie d'un nombre beaucoup plus conséquent de doskaïs. Ceux refusant son aide périrent seuls dans les gueules du Cinquième ou de la Seconde. La déesse, dans son immense sagesse, nomma au nouveau poste de Gouverneur les doskaïs les plus aptes à enseigner aux jeunes esprits et disposant du potentiel magique le plus avancé. Leur rôle originel est donc d'être un guide vers l'accès à son potentiel magique, à la maîtrise de son corps et de son esprit. À cela s'ajoute le rôle honorable de gardien des "bastions sacrés"; qui devinrent dans la langue commune les "temples". À ses Gouverneurs fraîchement nommés, elle offrit les magnifiques pierres de sa couronne : huit en tout et pour tout furent offerts aux huit premiers Gouverneurs doskaïs. Ils s'empressèrent de les enchâsser dans des cercles d'or et d'en faire des bijoux qu'ils pourraient porter dignement, chacun se démarquant dans l'exécution. Aucun texte sacrée ne parle de la création des bijoux, mais les légendes populaires s'accordent toutes à dire que les matériaux qui ont servi à leur création proviennent en réalité du recyclage de la couronne originelle de la déesse elle-même. Le niveau d’orfèvrerie des doskaïs chuta rapidement une fois la déesse partie, ce qui indique potentiellement que ce fut la déesse qui les forgea, ou qu'elle inspira divinement les ouvriers.

Dans les représentations populaires, la scène la plus marquante pour la déesse Isaka est très certainement la nuit de son départ. La déesse déclara faire confiance aux doskaïs pour se sauver eux-mêmes des dangers et quitta leur monde pour rejoindre celui de Sélestos. Une porte vers ce monde fut érigée par ses adorateurs avec l'aide du dieu Tenrõt. Fermée à tout jamais, elle est gardée sous surveillance ininterrompue depuis la date de son départ. Certains espèrent son retour, d'autres se félicitent de son absence comme preuve irréfutable de l'efficacité de ses enseignements.

Le dieu Tenrõt

Tenrõt apparut quelques années après la déesse Isaka et est parfois représenté comme responsable de son départ. Dans les textes les plus anciens relatant sa présence, il est décrit comme très attentif aux détails, méticuleux et précis. Ses pouvoirs sont moins étendus que ceux de la déesse, mais ont une plus grande maîtrise sur l'espace et le temps. On le dit capable de changer la trame du destin et remonter le temps. C'est souvent à lui que les doskaïs s'adressent dans leurs prières lorsqu'une mauvaise décision a été prise et que les conséquences défilent devant eux. Fatalité et tragédie riment souvent avec, car contrairement à lui, les doskaïs n'ont pas les pouvoirs de modifier les événements qui se sont déjà produits.

Tout comme la déesse Isaka, son apparence est très étrangère pour le physique doskaï, bien que des poils longs et gris lui poussent sur le menton et descendent jusqu'à son bas-ventre. Dans la lumière de la nuit, il lévite avec les cheveux gris en cascade sur ses épaules. De la même façon, il ne possède pas de fourrure, ni de griffes, mais des mains et des pieds étrangers aux pattes du peuple dont il est gardien. Ses yeux blancs et sans iris brillent d'une divine puissance qui lui donne une aura de magnificence. Une main est ouverte et tendue vers la lune alors que l'autre est fermée sur son thorax. Dans son dos, une énorme machine faites de bois et d'un matériau transparent, laisse apercevoir le reflet de la lune et de fins grains de sables.

Ceci est la première image répertoriée du dieu et est chargée de symboles. La lune est ici centrale, car elle représente le temps ainsi que le danger. L'icône représente parfaitement cette ambivalence car une main est tendue vers la lune et une autre est prudemment gardée contre son cœur. Le reflet de l'astre dans le divin matériau est bien entendu la représentation de sa maîtrise sur le temps et de sa capacité à le modifier à sa guise. Son air neutre et réfléchi donne un sens parfait aux dangers que représentent les pouvoirs qu'il détient, car sa maîtrise de l'espace et du destin peut changer la face entière du monde.

Tenrõt est venu en aide à Isaka dans son projet d'enseignements aux doskaïs et a même fourni un peu de son pouvoir, mêlé à celui de la déesse, dans quelques uns des huit joyaux remis au peuple. C'est sous sa tutelle que la porte de Sélestos fut érigée et par cette nouvelle entrée que les deux dieux doskaïs se sont retirés du monde. Certains pensent qu'il a fasciné Isaka pour créer un autre monde en sa compagnie après le baiser qu'ils échangèrent sur le pas de la porte de Sélestos, d'autres qu'il a simplement manifesté une affection divine envers la Sauveuse mais ne l'a nullement trompé.

Ce dieu apparaît dans les esprits comme un dieu composé d'un savant mélange de ténèbres et de lumière, qui fait jaillir la perspicacité et qui se veut l'observateur silencieux d'une décision lourde à prendre.

Coutumes religieuses

Chaque matin, les cloches sacrées offertes par Isaka et Tenrõt sonnent dans les temples pour éveiller le peuple aux premiers rayons du soleil. De leur son cristallin, elle renouvelle le sortilège de protection qui entoure la zone du temple, assurant la sécurité pour une journée de plus. Disciples et villageois sont alors accueillis dans les temples gigantesques pour entonner plusieurs chants sacrés comme "Isaka nous guide", "La bonté et la beauté" ou encore "Je rejette le démon". Le plus haut représentant religieux anime souvent les chœurs s'il est présent.

Des pèlerinages vers la porte de Sélestos sont demandés par ceux qui souhaitent faire acte de pénitence ou prouver leur foi. Ce voyage se fait à deux uniquement et met à l'épreuve les doskaïs : il faut apporter des offrandes aux dieux une fois arrivée à la porte, que les pèlerins ont fabriqués de leurs mains. Pour approcher, ils doivent posséder une autorisation spéciale de leur Gouverneur référent. Dans les contes pour enfants, ce pèlerinage est souvent utilisé comme base pour faire émerger les grands dangers et permettre de tirer des leçons morales; de prudence et de persévérance, principalement.

Quand la lueur du soleil faiblit, les cloches sonnent encore, faisant battre momentanément en retraite les démons qui commencent à s'avancer vers les habitations. C'est avant la nuit que les doskaïs doivent se retrouver chez eux pour prier en famille. Cette prière est bien souvent silencieuse et appelle le repos de l'âme et du corps.

Le mariage doskaï peut être prononcé par n'importe quel disciple d'Isaka. Monogames, les doskaïs choisissent un partenaire pour la vie et font part de leur amour au disciple qui scelle le mariage. La cérémonie en elle-même est un moment d'émotions pour les deux familles qui se rapprochent. Souvent vêtus de couleurs lumineuses et de fleurs de saisons, les mariés échangent leurs vœux après les chants sacrés de leur choix. C'est un prétexte très courant pour organiser une fête locale et danser toute la nuit. Dans les écritures, les noms de famille n'existent pas et sont un produit moderne du clergé qui souhaitaient garder une trace des liens se tissant dans les villes, voyant que trop d'unions de familles rapprochées faisaient baisser globalement la santé et le potentiel de chaque doskaï. À présent, l'un des mariés choisi d'épouser le nom de la famille qu'il rejoint. Cette pratique réduisit drastiquement les unions consanguines, bien que le critère religieux d'amour véritable fut toujours incontestable si les mariés le souhaitaient vraiment. Les unions qui ne peuvent pas produire de descendance sont classiquement jugées péjorativement, quand bien même la déesse fut claire sur le fait que l'amour est la seule chose qui compte.

Rituel de la Révélation

En fin d'éducation basique - sorts de lumière faibles, bases de contrôle de sa magie -, les enfants doskaïs sont soumis à un rituel annuel solennel. Cet événement extrêmement important se déroule dans la période d'abondance et de renouveau : la saison des pluies. Bien souvent au début de cette fantastique saison qui annonce la plupart des problèmes en matières de logement salubres, mais dont le début est un véritable ruissellement de joie, le rituel fera émerger les nouveaux talents et prodiges du peuple.

Composé de trois parties, il débute par plusieurs odes aux dieux Isaka et Tenrõt interprétés par les enfants vêtus de capes blanches. Ces capes sont une métaphore de l'innocence des petits mais aussi représentatives, comme les autres, de la magie principale qu'ils utilisent pour l'instant : la lumière. Les enfants exécutent des danses traditionnelles afin de réveiller les origines de leurs pouvoirs, pendant que les différents disciples accompagnent au chant leur approche du stade de la transe.

En seconde partie, le cœur du rituel a lieu. Il s'agit de la Révélation pure du potentiel des jeunes doskaïs. Chacun leur tour, les enfants entrent dans un cercle dessiné par les disciples sur le sol du temple, souvent grâce à du charbon. Le Gouverneur retire son bijou et le présente à celui qui est dans le cercle. Il peut toucher la pierre sacrée s'il le désire ; dans de très rares cas, la pierre réagit au contact et promet une Révélation spectaculaire - sûrement le potentiel prodigieux d'un prochain Gouverneur. Pour les autres cas, elle restera inerte. Le Second tend ensuite un calice, fait d'or et d'argent, contenant de "L'eau des Dieux". Après avoir vidé cette coupe d'une traite, l'enfant atteint un état secondaire en moins d'une minute, sur le refrain du chant "Originelle". Il est ensuite intimé au futur révélé de projeter tout son pouvoir dans son prochain souffle.

Ce qui se produit ensuite dépend hautement de la magie dont dispose l'enfant, ainsi que de son potentiel. Cela peut aller d'une pâle flamme du bout des lèvres à une disparition complète ou autre chose de plus incongrue ! La magie ainsi révélée se verra attribuer un temple correspondant et l'enfant peut quitter le cercle et rejoindre le disciple du temple dont il est question. Celui-ci va l'aider à surpasser l'état dans lequel il se trouve et canaliser ses forces dans sa reprise de conscience totale, état qui s'évapore seul en quelques minutes jusqu'à une heure. Bien sûr, chacun à sa propre endurance et peut créer plus ou moins de problèmes aux disciples mais généralement, aucune de ces magies brutes, non maîtrisées, ne saurait poser de réelles difficultés. Ceux disposant du plus grand potentiel sont canalisés par plus d'un seul disciple.

Après une épreuve mentale aussi éprouvante pour un jeune esprit apprenant à peine à connaître les premières limites de son pouvoir, ainsi que de la difficulté de le maîtriser, la troisième partie du rituel se veut apaisante et portée sur l'acceptation de la nature des jeunes doskaïs. Formant une ronde autour du cercle rituel, ils s'assoient en se donnant les mains ; mêlés aux disciples actuels et autres responsables cléricales. Via le lien exclusivement, les plus âgés rassurent et apaisent les craintes, inquiétudes ou enthousiasmes cabotins pour amener le calme à leur esprits. L'usage de la magie peut être violent, dangereux et terrifiant pour les jeunes âmes qui n'ont pas encore la force ni les connaissances pour la dompter.

Une fois les enfants apaisés ; parfois endormis après des efforts aussi conséquent pour leur corps et esprit, le rituel prend fin et chacun sait que le temple qui correspond le plus à leur type de magie pourrait les aider à s'accepter et se définir. Pour autant, cela ne relève aucunement de l'obligation : les petits peuvent rejoindre le temple de leur choix malgré les indications du rituel. Enfin, en rejoignant un temple, les enfants ne s'orienteront pas tous dans les ordres des disciples d'Isaka, mais auront appris le minimum à savoir sur leurs capacités, les maîtriser et les accepter telles quelles sont avant de véritablement choisir une carrière.

Société


Le lien

Ce peuple dispose d'une aptitude appelée "le lien". Les membres du peuple peuvent, par un simple contact physique, échanger et partager leurs émotions actuelles. Sur cette base, il est enfantin de comprendre ce que traverse les autres et de les aider le cas échéant. Ils partagent joies et peines et ont du mal à cacher intentions ou mensonges. Leur enseignement religieux basé sur l'entraide et le partage aurait peut-être échoué si d'un contact ils furent incapables de faire confiance à leurs congénères. Ceux maîtrisant cette capacité pleinement peuvent fournir des nuances plus sophistiquées d'émotions et sentiments. Plus loin va la maîtrise du lien et plus sa nature peut changer : certains peuvent partager des souvenirs, en termes d'émotions, de sons et, difficilement, des images. Ce lien rend souvent les conversations banales silencieuses et les profondes moins verbeuses. Les concepts sortant du domaine des émotions et sentiments étant parfois trop difficiles à imager par ce biais, les mots prennent le relais naturellement. Dans le domaine des discussions de groupe ou d'organisations, le lien n'entre en ligne de compte que pour les partenaires de chasse pour des raisons de confiance mutuelle et de respect.

Gouvernement

Chez les doskaïs, la religion guide toutes leurs actions ou presque, ce qui en fait une théocratie. Les Gouverneurs sont les plus hauts garants de la foi et de l'autorité, à la fois juges et exécutants. Si les premiers furent nommés par la déesse, les suivants furent nommés selon plusieurs règles qu'elle a disséminé dans ses interventions divines. L'aptitude à enseigner est l'une des plus grandes clefs, ainsi que le potentiel magique. Si l'une de ces deux clefs manquent, le peuple peut refuser de reconnaître le Gouverneur dans sa position et demander un autre prétendant. Si trop d'autres défauts viennent ternir la gestion que tient le Gouverneur, encore une fois, le peuple peut décider de lui retirer l'honneur de porter l'une des pierres sacrées. Enfin, ce poste de dirigeant est une véritable obligation envers le peuple, car la mission première est d'enseigner et de repousser les limites de leur maîtrise magique connue, mais la seconde est de protéger les habitants au péril de leur vie. Ils ne peuvent quitter leur poste qu'une fois mort ou ayant suggérer un successeur possédant un plus grand potentiel magique reconnu publiquement ainsi que de bonnes capacités à diriger.

Souvent, les anciens Gouverneurs ou ceux n'ayant pas assez de potentiel finissent "Second", un assistant dévoué et zélé au service du véritable Gouverneur. Dans la culture traditionnelle, le Second se doit d'être humble et patient, car si la place lui échappe des pattes alors qu'elle est si proche, il ne doit pas oublier que les enseignements d'Isaka récompensent la persévérance et la maîtrise.

Lois divines de prime abord, elles évoluent doucement vers une forme plus moderne de justice civile. Les Gouverneurs furent les seuls aptes à juger les litiges dans les textes, mais le nombre de personnes à gérer s'accroissant chaque décennie, ces rôles sont de plus en plus délégués à des disciples qui se sont démarqués par leurs grandes connaissances théologiques et disposant d'une maîtrise de soi exemplaire, les "kanabaïs". Ils sont directement nommés par le Gouverneur et doivent être de nouveau désignés par leur successeur lors d'une prise de pouvoir.

Disciples d'Isaka

Ceux ayant embrassé la foi pleinement et accepté un enseignement à la fois religieux et mystique deviennent des "disciples". Ces derniers sont au moins à un niveau de maîtrise modéré de la spécialité qu'ils ont étudié avant d'être détenteur du titre et de recevoir en récompense une cape teintée de la couleur de la pierre sacrée de leur temple. Ils sont ensuite à la disposition du Gouverneur local, qui peut (et doit) les échanger contre des disciples d'un autre temple. Chaque temple correctement géré a au moins un disciple de chaque temple à sa disposition, ce qui assure l'unité du peuple et fait montre de toutes les capacités que leur déesse leur a transmis.

Gardes

Pour protéger les villageois et les ouvriers, les disciples ne sont pas seuls dans leurs missions et sont souvent accompagnés de la garde. Les membres de la garde n'utilisent que peu leurs pouvoirs magiques mais n'en sont pas dépourvus. Ils se servent énormément des enseignements martiaux prodigués dans les temples et constituent une force omniprésente dans les mutellos et campements sommaires. Équipés de leur arme de prédilection (selon enseignements) ainsi que d'une armure de cuir, ils sont les seuls représentants du peuple portant habituellement des bottes. Patrouillant nuits et jours, ils supervisent les travaux d'entretien des routes et ponts dans la jungle, les escortes de marchandises et des disciples et fournissent les protections et la tranquillité nécessaires aux cueilleurs et éleveurs. Capitaine de la garde est un poste de commandement au niveau des villes plus étendues comme c'est le cas aux abords des temples.

Généralités populaires

Enfin, les doskaïs communs qui sont à la fois bâtisseurs, cueilleurs, chasseurs, bûcherons... Très souvent, ils ont reçu l'éducation recommandée des temples et ont une maîtrise faible de leur magie. Presque tout le monde possède une ceinture de cuir personnelle, qui leur permet d'accrocher des petits sacs et d'autres objets utiles. La grande majorité est illettrée, car les ressources pour apprendre à lire sont limitées et réservées en priorité aux étudiants religieux aspirants disciples. L'apprentissage de l'écriture est une chose exclusivement réservée aux kanabaïs et autres représentants importants du clergé. De ce fait, il y a une forte tradition orale pour les contes populaires et les légendes qui pèsent sur les jungles ou le monde extérieur. Théâtre et marionnettes sont des procédés populaires récurrents dans les nombreuses fêtes organisées par le peuple, bien que la danse et le chant soient les incontournables pour parler de leurs traditions. Chaque danse a une légende et une signification rattachée, les plus connues étant la "Chasse aux démons" et la "Valse d'Isaka". Si la première danse a une forte connotation tribale composée de mouvements rapides et d'un terrible exercice cardiaque, la seconde est d'un raffinement divin qui provient de la seule et unique danse qu'offrit la déesse au dieu Tenrõt avant de quitter le monde. Savoir danser est un prérequis à la réussite amoureuse chez eux, car c'est surtout durant les fêtes que l'on rencontre l'âme sœur.

Une grande proportion de doskaïs meurt au cours de sa vie adulte, la mortalité infantile ayant baissée depuis les dernières découvertes en terme de santé globale et soins néonatals. Cela produit un nombre important d'orphelins, qui sont recueillis par les voisins dans les mutellos ou par les temples si les familles proches ne peuvent en assurer la garde. Les disciples assignent ensuite ces enfants à des familles qui peuvent faire face à de nouvelles bouches à nourrir ou à des familles ayant fait une demande spontanée. Dans le cas où aucune solution n'est trouvée ou que l'enfant refuse, les temples les forment à devenir garde ou disciple.

L'âge des doskaïs n'est pas compté dès le jour de la naissance. Ils ne reçoivent même pas de nom avant d'avoir passé les quatre premières saisons de leur vie, car traditionnellement, beaucoup ne passaient pas ce cap important. Lors de leur première mission pour le peuple, c'est-à-dire une chasse de groupe, une cueillette ou encore sa première mission de garde ou de disciple, l'enfant se voit acquérir le statut d'adulte reconnu et peut alors compter ses années au service du peuple doskaï. Aider ses parents dans leur métier n'est pas considéré comme un service envers le peuple mais envers la famille. Cette façon de compter les années poussent les enfants à vouloir entrer dans les ordres religieux et faire partie de la garde ou de devenir un ouvrier/artisan pour le compte d'une région. Une fois adulte, ils peuvent quitter leur maison, se marier et s'installer où la place le permet. Ceux qui rejettent le statut officiel d'adulte se refusent à se mettre aux ordres du Gouverneur local et sont souvent les troubadours qui parcourent les régions pour animer les fêtes des mutellos sur la route.


Dernière édition par Hiroyuki Bihukaï le Lun 10 Sep - 19:52, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
L'avais son honneur
Messages : 55
Date d'inscription : 03/01/2016
Localisation : Gouvernement
MessageSujet: Re: En savoir plus sur nos amies les peluches : les doskaïs   Sam 18 Aoû - 11:17

Régions


Les terres doskaïs sont découpées en plusieurs régions. Elles ont chacune un des Temples principaux du peuple et des spécialités locales.

Hofukuta


Hofukuta est la région la plus peuplée et la plus étendue des terres doskaïs. Gouvernée par le Gouverneur de la Protection, la magie divine des disciples de ce Temple ont su repousser les dangers et permettre aux familles de vivre dans une quasi-tranquillité. La terre y est très fertile et la végétation est le principal moyen d'alimentation des habitants de la région. Ce n'est pas tant que la chasse est mauvaise, mais les légumes et baies y sont si abondants que les besoins en produits de chasse - comme les os ou les peaux - sont facilement comblés par l'exportation des autres régions. Bien entendu, les insectes prolifèrent et font des excellents assaisonnements pour les plats locaux à qui sait les choisir avec soin. C'est de loin la région la plus riche et celle qui aide le plus les autres Temples avec ses exportations, ses disciples et sa culture.

Des rivières traversent Hofukuta de part et d'autres, irriguant parfaitement les terres. Ponts et chemins sont empruntés presque chaque jour par les marchands, ouvriers et gardes. Vivre ailleurs qu'aux abords des Temples est plus dangereux normalement, mais le vrai danger vient surtout des crues lors de la saison des pluies battantes. Si Anaterode est équipée de tranchées et d'un marais récupérant le surplus, les villages et autres mutellos trop proches des rivières sont inondées chaque année sans exception. Les habitants abandonnent les lieux pour vivre en marge de ce fléau, dans les villages les mieux gardés, si ce n'est pas directement aux abords du Temple. En saison des chaleurs étouffantes, les doskaïs retournent près des rivières pour un accès à l'eau plus simple, après le drain des marres et des petits courants d'eau. Les augures du Temple de la Précision sont d'une grande aide dans l'établissement du calendrier annuel de ce genre de mouvements et les mutellos sont abandonnés une à deux semaines à l'avance.

Anaterode

La ville de Anaterode est le plus grand rassemblement de doskaïs de la région, se basant autour du Temple de la déesse. La vie y est bien différente que dans les autres villes et villages. Prospérité est un adjectif qui lui sied particulièrement - cependant, la densité de la population a lancé de sacrés défis aux disciples de la Précision sur la gestion des eaux, de la logistique des ravitaillements et des plans d'entretien de la ville. À présent, le commerce de cette ville est un véritable poumon de luxe - les meilleurs artisans du peuple souhaitent se mettre sous la protection du Gouverneur des lieux. L'abondance et les échanges commerciaux permettent à beaucoup des habitants de se détacher des cueillettes et des chasses pour se tourner vers des arts moins classique.

De nombreux chants et danses voient le jour à Anaterode et les plus belles pièces religieuses parviennent à un niveau exceptionnel, mettant en lumière des passages moins populaires; tel que le morceau "Rompre le pacte de Lodaïme" qui est souvent survolé par les disciples. Enfin, cette pièce de théâtre, mêlant chant, danse et tragédie attire les plus prospères curieux des autres régions, ainsi qu'un bon pan de la population locale. Il ne fut jamais coutume chez les doskaïs que des artistes puissent vivre uniquement de leur art - c'est donc un tour de force de la part de ces troubadours talentueux que de faire déplacer les foules pour assister à leur spectacle.

Les fêtes organisées par Anaterode se transforment en des festivals de plusieurs jours et qui éclipsent souvent les fêtes organisées des autres villes principales. Toutefois, les ordres religieux ne souhaitent aucunement une rivalité et proposent donc des fêtes plus traditionnelles pour les événements importants du calendrier et un à deux festival(s) annuellement en supplément - une occasion pour beaucoup des marchands des autres régions de venir faire du troc et aux doskaïs curieux de fouler la terre battue de Hofukuta.

Il y a quelques années, le Gouverneur de la Protection Kalyo Olyïfis a cédé sa place au jeune Shiruji Bihukaï qui compte rester dans la lignée des avancées obtenues par son prédécesseur. Une majorité des habitants de Hofukuta furent convaincus du potentiel de cette pupille de Kalyo et sa prise de pouvoir souleva une vague d'approbation.

L'art divin de la Protection

"Vous protéger jusqu'à la libération de mon âme - tel est le vœu que je formule devant vous."

La magie phare du Temple de la Protection se base sur les boucliers, la défense et le contrôle du rythme des combats lorsqu'ils ont lieu. Tout disciple de la Protection ayant reçu sa cape verte émeraude sait maîtriser les boucliers magiques et a suivi des leçons sur le port d'un bouclier rond ou d'une targe. Cependant, les meilleurs porteurs de bouclier sont les gardes formés dans ce Temple - ils savent bien entendu créer un champ de force protecteur mais se fieront d'avantage à leur équipement physique que de leur maîtrise moins efficace de la magie.

Un disciple reçoit sa formelle cape verte lorsque ce dernier réussit à maîtriser les sorts de bouclier, de contre-coup et de bélier. Cette base couvre toutes situations et laissera s'exprimer le disciple sur sa façon d'appréhender les situations, selon son potentiel. Bien entendu, les sorts les plus avancés sont enseignés par des vétérans ou le Gouverneur lui-même, mais ne sont pas requis pour démarrer les missions habituelles des disciples. Ces doskaïs encaissent bien souvent mieux les coups et sont de superbes sujets d'essais pour les apprentis du Temple de la Guérison en train d'étudier.

Le rôle concret des disciples est de protéger les ouvriers dans les zones à risques, accompagnés les gardes et faire partie des premières lignes lors des battues. Capter les attaques initiales des grandes créatures mortelles est une des clefs d'une chasse réussie pour un Protecteur. De plus, personne ne serait assez fou pour exclure un de ces disciples lors de la cueillette des bulbes de florésianes.

Lors des prières et chants coutumiers, les religieux choisissent des passages des textes où la protection donnée par la déesse fut primordiale et capitale pour la victoire sur les démons.

Chinjiburu


Il n'y a rien de mieux que la chasse et la cueillette de baies dans la région de Chinjiburu. Arbustes en abondance, eau toxique pour les irriguer naturellement, fruits frais attirant oiseaux et serpents... Tout ce dont des doskaïs courageux ont besoin pour vivre ! Des serpents particulièrement venimeux et des bulbards vivent en grand nombre et sont une source inépuisable de poisons et d'antidotes. Les mares qui jalonnent les terrains accidentés de Chinjiburu sont des nids à insectes piqueurs, mais également une réserve de compléments alimentaires. À la ceinture des résidents se trouve toujours une fiole d'antidote : les risques de se faire mordre par inadvertance sont grands.

Si la région est toxique à souhait, elle a également la plus grande production naturelle de kunsei et d'aeda. Le kunsei est une plante fibreuse qui sert à créer le papier de mauvaise qualité du peuple. Cette qualité est malheureusement la meilleure qu'ils connaissent pour l'instant. L'encre posée sur ce papier ne supporte pas l'humidité - pour la durée de conservation maximale, les livres et autres notes manuscrites sont toujours déposés dans les Temples. Quant à l'aeda, cette plante est la base de tout leur tissu. Pagnes, voiles, rideaux et les fameuses capes sont toutes tissées à base d'aeda. Un poumon économique pour la région !

Õtaken

Õtaken est une ville commercialement très active. Avec ses exports de textiles qui ne font que croître, elle pourrait bien devenir aussi riche que Rachiame. Toujours à perfectionner leur technique de tissage, les maîtres tailleurs tentent de créer un nouveau tissu plus doux avec les plantes alentours. La meilleure tailleuse, Tasochi, est mandatée pour le tissage des capes de Gouverneur, avec la fameuse laine des Õtsujis. Un véritable honneur qui, de générations en générations, est resté celui des artisans de Õtaken.

Au-delà des métiers à tisser, les apothicaires de cette ville sont remarquables. Avec les créatures venimeuses de la région, leurs remèdes éclairs sauvent de nombreuses vies. Il vaut mieux ingérer directement la solution lorsque l'on est piqué ou mordu plutôt que d'attendre de voir un guérisseur qui vous donnera la même réponse pour ce genre de cas. Forcément, ces poisons et autres toxines sont récupérés pour créer l'antidote, mais certains en gardent de côté pour l'utiliser sur les grandes proies.

Merist Kamori est la Gouverneure du Silence depuis de nombreuses années. Ses talents sont remarquables : on ne la voit presque jamais.

L'art de se taire

"Nous sommes les observateurs silencieux; la vigilance est notre atout."

Tenrõt est légèrement plus représenté ici que dans les autres écoles de magie. Tout disciple du Silence ayant reçu sa cape orangée est capable de lancer les sorts de camouflage, zone de silence et pistage. Gardes et disciples formés au Temple manipulent correctement des dagues et connaissent les points vitaux des bêtes communes. En chasse, ils vont en repérage et peuvent servir de distraction ou à repousser la proie jusque dans les filets de ses équipiers.

Seuls les disciples du Silence ont le droit - avec les Gouverneurs - de faire tinter les cloches d'Isaka dans les Temples. C'est un grand honneur et une responsabilité importante. Normalement, un seul doskaï est choisi par Temple pour cette tâche et il doit rester ponctuel. Les disciples du Silence occupent également le rôle de chasseurs de criminels et, parfois, de bourreaux. Ils peuvent pister les fauteurs de trouble et les ramener devant la justice des kanabaïs. Cette profession est la plus épousée parmi les disciples du Silence. C'est peut-être pour cette raison qu'ils apparaissent souvent détachés par rapport à l'empathie dont font preuve les doskaïs en règle générale.

Enfin, ces disciples sont des observateurs de magie bien connus. Ce sont souvent eux qui pressentent l'arrivée des tempêtes et leur intensité. Certains disciples ont parfois des prémonitions et des visions de l'avenir; mais rares sont les oracles et augures dans les rangs du peuple doskaï.

Bimytsusa


Bimytsusa est une région moins fertile que la plupart des autres. Sa population est réduite et organisée plus souvent en village qu'en mutellos néanmoins. Force est de constater que les tirants d'eau de la région sont moins importants que les autres - et ce même en saison des pluies. Ici, les habitants ont appris à diriger les faibles courants d'eau afin d'irriguer les arbustes qu'ils cultivent - principale source d'alimentation avec la chasse et les racines. La zone y est peut-être plus pauvre en eau, mais pas en petites proies.

Chemins et ponts sont excellement entretenus et ne cèdent pas facilement face à la nature. Ici, chaque avantage que peuvent tirer les doskaïs de leur travail est gardé farouchement - un chemin, une palissade, un bosquet en marge du village... Ils ne se découragent jamais et s'épuisent volontiers au travail. Et quel travail plus épuisant que de devoir creuser les premiers puits, déterrer les racines comestibles et faire la culture des arbustes et autres champignons contre les prédateurs ? L'arbuste le plus convoité est la Ritabelle - robuste, à la résine et aux fruits sucrés, c'est un atout économique fort pour Bimytsusa. Le sucre fait à partir de la ritabelle est utilisée dans la préparation de spécialités culinaires réservés aux grandes occasions religieuses.

Kawashiki

Kawashiki n'est pas une ville oubliable. Sa construction autour du Temple a été une série de planification calculée. Les résidences sont alignées et ont toutes une taille semblable. Entre les zones résidentielles, des allées, des places, des chemins de terre qui ne ressemblent plus à une jungle. C'est lentement mais sûrement que les habitants domptent l'environnement, s'étendant petit à petit dans l'ordre des plans des architectes. C'est l'agitation sur les places qui donne tout son charme à Kawashiki, car c'est sur ces places qu'ont été construit les ateliers des artisans de la région.

Particulièrement réputés sont les fabricants d'arcs et d'encre. C'est une évidence pour tout doskaï : si l'on cherche un bon arc, on va en prendre un au marchand du coin. Si l'on cherche un excellent arc, on fait le voyage jusqu'à Kawashiki ! Des arcs courbes, qui ne peuvent être manipulés que par des doskaïs aux bras musclés, sont des chef-d'œuvres en terme de puissance. Les flèches partent si vite qu'ils traversent de part en part les cibles ! Pour accompagner ces arcs magnifiques, les flèches classiques ne sont pas suffisamment résistantes et cassent après être tirées. Bien entendu, les projectiles créés par les maîtres ne sont pas si faibles et sauront être tirés jusqu'à 5 fois avant de céder. Une amélioration de qualité phénoménale !

Quant à la fabrication d'encre, elle s'appuie sur le commerce important avec la région de Rachiame, premier fournisseur de fer. Grâce à des mélanges d'eau purifiée, d'extraits de plantes et de fer, les habitants de Kawashiki créent des quantités imposantes d'encre sur une année. Ils la conservent dans des tonnelets de bois, qui sont gardés solennellement. La ressource étant rare, ces derniers sont ensuite échangés uniquement aux autres Temples, contre des parchemins. Les besoins en écriture sont les plus gros à Kawashiki, car ce sont les plus prompts à coucher sur le parchemin les innovations qu'ils découvrent dans toutes sortes de domaines. C'est bien dans cette ville que les livres sont les plus nombreux et dont beaucoup ne relatent pas les exploits du panthéon doskaï.

La Gouverneure de la Précision actuel est Joky Mirahyõsu. Cette doskaï, bien que jeune, est d'une ingéniosité inégalée et fourmille d'idées pour améliorer la vie de son peuple.

Précision et acuité

"Un esprit acéré fera prospérer ton potentiel. Plusieurs esprits acérés feront prospérer ton peuple."

Dans le Temple de la Précision, la plus grande bibliothèque du peuple est conservée. Se voir accorder une place dans cette bibliothèque est une façon parfaite de faire vivre son nom à travers le temps. Ce sont, pour la plupart, des disciples de la Précision qui sont auteur de ces livres; mais elle n'est pas du tout fermée aux autres disciples. La connaissance est une arme incroyable contre la jungle et ils la partagent avec leurs livres. Leur ingéniosité n'est pas magique, mais leur spécialité semble les stimuler fortement - cela coule dans leurs veines. Ce sont eux qui définissent les calendriers du peuple, passant du temps à observer le ciel et les étoiles.

L'influence de Tenrõt est forte sur la magie des disciples de ce Temple. La Précision est un art mystérieux et difficile à appréhender. Ciblage, bombardement et concentration sont des sorts de base de cette magie. Repérer la cible, la cribler de projectiles magiques sans relâche pendant que les autres membres du groupe font diversion. Ce n'est pas tant la puissance des projectiles qui comptent, mais les parties du corps qu'ils touchent. C'est bien sûr une spécialité que de viser juste ! Les disciples et gardes du Temple sont formés au tir à l'arc - aidés de leur magie, les projectiles physiques semblent être guidés directement sur la cible... ou est-ce simplement l'excellence naturelle des archers de Bimytsusa ?

Tout disciple terminant sa formation reçoit une cape violette, un accès à la bibliothèque et l'envie compulsive d'aller observer le ciel depuis "Tenrõt Obuza", l'arbre le plus haut de la jungle et l'observatoire ancien de leur dieu, d'après les textes. Leur voyage dans la région de Sukõare est d'autant plus intéressante pour ces inconditionnels des livres : en souvenir, ils peuvent rapporter les plumes des plus beaux oiseaux des hauteurs. Enfin, les prières et chants sont sans surprises équitablement réparties entre Tenrõt et Isaka.

Yuhimõwa


En plein centre des terres doskaïs se trouve la région de Yuhimõwa. C'est la région la plus marécageuse des jungles doskaïs, en conséquent, c'est aussi la région où la toxicité est la plus élevée. Dans ces terres, suivre les chemins artificiels et les ponts longs et sinueux est le meilleur moyen de se déplacer lors de la saison sèche. En saison humide, les petites embarcations sont le moyen le plus sûr de se rendre à bonne destination. Oui, des reptiles sournois guettent les mouvements des doskaïs imprudents sous l'eau : les caïmans. Vous a-t-on déjà dit de ne jamais voyager seul ? Les voyageurs sont obligatoirement accompagnés d'au moins deux gardes, veillant à la sécurité des doskaïs traversant la région. Forcément, les routes les plus empruntées sont d'autant moins dangereuses, mais relâcher sa vigilance dans les jungles est une des façons de mourir la plus répandue.

À moins d'être d'une agilité comparable à celle des habitants de Sukõare, prendre la voie des arbres n'est pas recommandé. Trop de personnes ont chuté à cause d'un autre danger et ce sont retrouvés sans défense, trempés dans les marais. Kuroshi n'a malheureusement pas de pitié... Cette zone est infestée de plantes toxiques et d'insectes porteurs de maladie, le marécage étant un vivier propice à leur reproduction. L'alimentation principale des doskaïs de la région, du plus courant au moins courant, sont les bulbes de plantes carnivores  toxiques (florésianes), les crapauds vénéneux (bulbards), les racines et les poissons mangeurs de chair (minasals). Caïmans et serpents d'eau sont des produits de chasses organisées et ne font pas parti du menu quotidien d'un habitant.

Sanaeketã

Ville resplendissante, Sanaeketã abrite le Temple de la Guérison en son sein. Construite en marge des marécages, sur la terre stable et non-inondable de la région, elle protège efficacement les résidents des dangers extérieurs. C'est ici que se trouve la plus grande culture de plantes et fleurs médicinales, que l'on appelle le Jardin de l'Apaisement. Ce dernier est disposé près du Temple et sert à la création de nombreux onguents ou décoctions rares. C'est un véritable cocon de confort et de beauté au milieu de ces jungles dangereuses - le simple parfum des fleurs allège l'esprit et favorise le rétablissement. Malheureusement, le Jardin de l'Apaisement s'est montré insuffisant face à la catastrophe qui a frappé très récemment les doskaïs ; le remède à ce mal n'est pas ici.

Sanaeketã est connue également pour ses larges ateliers de cordonnerie et ses tanneries. Les bulbards, abondant dans la région, font d'excellent tests pour les artisans débutants. Des ceintures et bottes de premier choix sont fabriqués dans l'atelier du maître artisan Wagner : il est le fournisseur le plus demandé de la région et dans les autres Temples ! Les fameuses ceintures, utilisés par chaque doskaï pratiquement sans exception, voient majoritairement le jour à Yuhimõwa. L'export de ces marchandises est un poumon d'économie bienvenue.

Un doskaï du nom de Hiroyuki Bihukaï a pris la place du Gouverneur de la Glace et de la Guérison récemment. Recommandé par Kalyo Olyïfis, ses prouesses ont suffisamment impressionné le peuple pour gagner leur confiance promptement, malgré son jeune âge.

Soigner et geler

"De la maîtrise de l'eau vient la maîtrise du corps."

Deux écoles de magie se distinguent clairement dans ce Temple. D'un côté, la Guérison, qui se sert de la magie pour aider un corps à chasser la maladie, un corps à guérir des blessures ou purifier l'eau toxique des jungles. Ce dernier point est des plus importants, car ce sont ces disciples qui vont purifier les plus grandes réserves d'eau communes de toutes les régions doskaïs. De l'autre côté, la Glace, un élément naturel étranger aux jungles étouffantes de chaleur. La guérison est l'école la plus représentée au Temple ; les sorts de soins à proprement parler sont rares - c'est plus une infusion de magie bénéfique dans le corps du blessé. Mais c'est d'une grande maîtrise dont il faut faire preuve pour réparer les flux magiques pertubés des terres doskaïs - bien plus que pour soigner sommairement un corps vivant. Un dispensaire est toujours ouvert dans le Temple et de nombreuses salles permettent d'accueillir les malades et veiller sur eux. Le Gouverneur actuel pense que la régénération de membres perdus est une chose possible; néanmoins, il a abandonné ses brèves recherches sur le sujet suite à la catastrophe.

Pour l'école de la glace, les sorts de billes de glace, de vague givrante et de brume rafraîchissante constituent la base. Le sort de vague givrante est spécialement utile pour se déplacer rapidement à travers les marais et créer des ponts de glace temporaire. Maintenir ces sorts demandent une certaine concentration selon la chaleur, mais le taux d'humidité rend la conjuration initiale enfantine. Bien sûr, geler de la viande ou des fruits fraîchement récupérés permettent d'améliorer significativement la durée de conservation et permet aux régions de faire du commerce de leurs denrées alimentaires. Avec une équipe de chasse, les disciples de la glace servent de soutien aux autres membres. Une bille de glace bien placée peut sonner la bête pour une seconde fatidique ! Les disciples et gardes formés au Temple savent se servir d'un marteau de chasse simple mais ne sont pourtant pas à l'aise au corps à corps.

Chaque disciple doit apprendre la base des deux écoles, ce qui rend leur formation moins rapide que les autres. Cependant, chacun a son propre domaine de prédilection. En fin de formation, les disciples reçoivent leur célèbre cape bleutée et peuvent s'engager dans les dispensaires de n'importe quelle région, participer activement aux chasses et au transport ou rejoindre les rangs des apaiseurs de flux magique, en compagnie des disciples de la Distorsion.

Rachiame


Rachiame est une région désolée. Le plus au sud des jungles doskaïs, cette région est réputée pour ses mines et carrières mais pas pour sa flore pauvre. Sa topologie n'est pas si différente du reste des jungles mais beaucoup de zones sont rocailleuses et déboisées. Moins fertiles, les terres de Rachiame sont les plus touchées par les anciens ravages magiques qui ont eu lieu précédemment à l'installation du peuple doskaï. Pour panser les plaies visibles des flux magiques et rétablir la vie dans les larges zones désertiques, les disciples de la Guérison et de la Distorsion travaillent de concert avec les locaux.

Les habitants se nourrissent de racines, de chasses de rongeurs imposants (Shinabutas) et de légumes.  Fruits et baies sont en quantité réduites - les doskaïs s'en remettent au commerce pour goûter largement à ces aliments. Quant à l'eau, elle est en quantité suffisante pour satisfaire à tous les besoins des résidents, sans être une gêne en saison des pluies. En tant que métier de prédilection, mineur est presque aussi banal pour les doskaïs de Rachiame que chasseur ou cueilleur. Les mines de fer, d'or, d'argent et d'étain sont très actives et surtout nombreuses. L'or et l'argent sont troqués aux orfèvres de Shiniyakana, tout comme le fer et l'étain à leurs forgerons. Malheureusement, les risques des mines sont grands et il faut de nombreux disciples de Temples différents pour que les ouvriers acceptent le travail dans les mines. En saison des pluies, les extractions cessent pour des raisons de sécurité et les mineurs vont prêter main forte aux artisans locaux ou rejoignent le rang des bûcherons.

Morosoku

Morosoku est une ville ouvrière qui n'a que peu d'intérêt à être visitée. Cette ville est riche du commerce et souffre moins des problèmes habituels des jungles. Le Temple est une pièce centrale, évidemment, mais la terre battue des places, la poussière des mines - ramenée par toutes les fourrures des travailleurs - lui donne une teinte grisâtre et morne. D'ordinaire, les jungles sont chatoyantes de couleurs ; dans cette ville où la pierre est reine, le noir et le gris prédominent. En effet, la pierre est reine à Morosoku et c'est ici que sont apparus les premières habitations doskaïs en pierre - hormis les Temples. Le terrain étant beaucoup plus stable dans cette région et la végétation moins dense, c'est avec fierté que les doskaïs s'abritent derrière des murs semblables à ceux des temples. Grâce à ces constructions, les tempêtes font s'écrouler moins d'habitations - il reste néanmoins conseillé de se rassembler dans la demeure d'Isaka lors des événements extrêmes de ce genre.

Connue pour ses charpentiers et ébénistes, Morosoku dispose bien des plus efficaces ateliers pouvant traiter et façonner le bois. Avec la possibilité de fabriquer des planches et meubles de première qualité, les artisans de Morosoku reçoivent très régulièrement des propositions des autres Gouverneurs pour venir s'installer dans leur région sous leur protection. Nombreuses sont les commandes de meubles qui s’amoncellent, surtout venues de la région la plus riche qu'est Hofukuta. Son transport est une autre histoire et les trocs ne sont pas aisés à confirmer à distance - la plupart des meubles sont troqués contre des vivres suffisantes à un doskaï pour plus d'un mois ou des bijoux.

Au poste de Gouverneur se trouve le dénommé Kat Shingaryu. Gouverneur seulement depuis quelques années, son potentiel extraordinaire impose le respect. Il est de notoriété publique que le Gouverneur de la Foudre et de la Force possède la puissance brute la plus élevée.

Puissance foudroyante

"Soyez témoins. Les cieux et la terre tremblent !"

Que se cache derrière cette belle cape noire ? Un disciple de la Foudre et de la Force, bien sûr ! Les deux écoles de magie ne sont aucunement en rivalité et c'est bien l'association des deux qui créent cette puissance brute et inégalée. Ce sont des créatures inarrêtables aux coups redoutables ! Loin d'être un hasard, les disciples de ce Temple se battent à main nues lors des chasses : que peut bien faire une créature plus faible si elle est foudroyée ou a les os brisés en un seul coup ? Les sorts de base de ces écoles se constituent de désinhibition, éclair et tremblement.

Dans un groupe de chasse, les partenaires feront tout pour immobiliser la bête afin que le disciple de la Force puisse la foudroyer à distance ou briser son crâne d'un coup à la force gigantesque. Avec les poings, les pattes ou bien la queue (qui est déjà le membre le plus puissant), cela importe peu pour le disciple de la Force s'il est doué. La majorité utilise leurs poings plus naturellement, cependant.

Ces disciples font d'excellents bûcherons et sont très demandés dans les échanges entre les Temples. Comme le Temple ne dispose pas d'arme de prédilection, les gardes ne peuvent être formés ici et sont échangés avec les autres Temples.

Sukõare


Dans les limites est des jungles se trouvent la région de Sukõare. Bien plus petite que Hofukuta, elle n'en regorge pas moins d'intérêt. Plutôt luxuriante, cette zone dispose des plus hauts arbres des jungles, dont la cime, dit-on, atteint les étoiles. Plusieurs rivières dans cette zone se croisent encore et encore, ce qui a poussé les doskaïs à investir les hauteurs en période de crue. Certains s'y plaisent tellement qu'ils y vivent toute l'année, mais ils restent en marge de la masse populaire qui se sent plus en sécurité sur la terre ferme. Ces mutellos perchés habités toute l'année se sont élégamment nommés les "sutellos". Lors des orages et fortes pluies, les branches et feuilles protègent efficacement les habitations - pour autant, il n'est pas rare qu'une cabane ne résiste pas au vent et soit détruite.

Les habitants de Sukõare s'alimentent en grande partie des fruits juteux qui poussent à différents niveaux des arbres majestueux. Souvent, escalader les arbres est une compétence naturelle pour les natifs de la région; ils le font à une allure qui défie toute logique pour leur taille ! Sautez d'arbres en arbres, jaugez la solidité d'une branche, se servir des lianes et non des serpents comme balançoires... les habitants de Sukõare savent se déplacer très efficacement dans les hauteurs et sont réputés pour leur agilité. Cette région est celle qui exporte le plus des calebasses, utilisés le plus couramment comme récipient à travers tout le peuple. Beaucoup de fruits de cette région sont goûteux et sont prisés par les doskaïs des terres centrales. En terme de chasse, les oiseaux et les serpents arboricoles sont les plus courants. Les œufs de ces deux espèces sont particulièrement nutritifs et un régal pour les papilles - enfin, s'ils sont récupérés assez tôt.

Pour se marier dans cette région, il ne faut pas avoir le vertige. Comme le veut la coutume locale, les unions sont les plus belles si elles sont prononcées sur la cime des plus hauts arbres. Deux arbres célèbres, dont les branches sont entremêlés à tous les les niveaux, sont appelés les "éternels amoureux" car ils voient sur leur cime se célébrer un nombre d'unions incalculables.

Fukisame

Aux abords du Temple du Vent s'est formée la célèbre ville de Fukisame. Cette ville est sur deux niveaux et n'est pas déboisé comme les autres villes doskaïs. Nombres d’habitations aux sols sont des ateliers et des dépôts utiles, qui servent aux travaux quotidiens des habitants. Mais le plus grand nombre de résidence est sur le niveau au-dessus. De grands escaliers en bois et en cordes serpentent autour des arbres purifiés, permettant de faire le lien entre le sol et les hauteurs sans avoir besoin de grimper sans arrêt. C'est d'autant plus préférable lors du déplacement de grands chargements de biens, quand bien même la queue des doskaïs est puissante.

Pour lier les niveaux du dessus plus facilement, les doskaïs ont bâti de courts mais nombreux ponts suspendus. Ils sont mis à rude épreuve durant les tempêtes et ont besoin d'entretien très réguliers. Les bûcherons de Sukõare ne manque pas de travail, et ce métier est l'un de celui de prédilection des disciples de la Force qui sont mis à contribution. Bien entendu, Fukisame dispose du meilleur observatoire des doskaïs. Les étoiles semblent si proches sur la cime du plus grand arbre, "Tenrõt Obuza". Le dieu lui-même adorait observer le ciel de cet arbre, mais l'escalader n'est pas des plus facile. Nombreux sont les disciples de la Précision faisant le voyage pour observer le ciel de ce point d'observation. C'en est presque devenu un pèlerinage traditionnel pour ces disciples.

Enfin, Fukisame est réputé pour ses vents agréables. En saison sèche, les habitants grimpent sur une branche solide et s'allongent, la queue pendant dans le vide, le vent frais faisant frémir leur fourrure. Aidés de leur magie totem, ils peuvent créer eux-mêmes le vent nécessaire pour leur confort, et chasser l'air trop chaud qui peut stagner près du sol.

Depuis une petite trentaine d'années, Aissun Bonshõ gouverne la région. Sa politique est simple : améliorer le déplacement vers et dans les hauteurs et partagez ses techniques et ressources avec tous les mutellos de sa région dans un premier temps. Construire un gigantesque escalier de bois est en projet pour grimper Tenrõt Obuza plus facilement mais n'est pas la priorité.

Vif comme le vent

"Lorsque nous maîtriserons le vent complètement, alors, telle notre déesse, nous feront cesser les tempêtes."

Le Temple du Vent forme de nombreux disciples à utiliser leur potentiel magique pour augmenter leur agilité, leur capacité de réaction et maîtriser la puissance du vent. Tous les disciples ayant reçus leur cape savent se servir efficacement du sort de bourrasque, de célérité et d'œil d'aigle. En outre, ils savent parfaitement se servir d'une lance, bien que les gardes formés au Temple soient les plus meurtriers avec cette arme. L'une des meilleures façon de tuer sur le coup les plus grandes proies des autres régions est de se servir de la technique du grand saut : un disciple du vent cible la proie qui aura été immobilisé par ses partenaires de chasse et, de sa position si haute, se sert de la gravité comme d'une arme mortelle. Pour amortir sa chute, sa magie doit cependant être très maîtrisée. Bon nombre de disciples ambitieux se font prendre dans les griffes du Cinquième malgré tous les avertissements des aînés.

Dans un groupe habituel, le rôle des disciples du Vent est d'apporter un soutien des hauteurs en terme de reconnaissance, et de porter des coups fatals qui requièrent une grande coordination. Les lanciers au sol sont les attaquants principaux, à une distance respectable de la bête. Pour certaines créatures, il est parfois préférable de lancer son arme bien avant la confrontation - tout dépend de la composition du groupe de chasse.

La puissance du vent est malheureusement difficile à maîtriser et cela fait partie des sorts les plus avancés du Temple. Tempêtes et rafales de vent sont à la fois destructrices et utilitaires et le Gouverneur tente de percer tout les secrets de cette maîtrise avec les plus doués de ses disciples aux capes couleur cacao.

Hengami


Hengami, la région de tous les mystères. Cette réputation largement exagérée vient des contes et légendes populaires, chaque interprète ajoutant son imagination à l'interprète précédent. C'est avec délices que les enfants s'émerveillent à l'écoute de ces histoires affriolantes, décrivant des ruines d'une civilisation ancienne, des monstres gigantesques de la taille des arbres de Sukõare et des tonnes d'objets magiques farfelus. Toutefois, dans ces légendes, une seule est avérée : c'est bien ici qu'a été construite la porte de Sélestos. À part les disciples et gardes assignés à la surveillance du monument sacré, les doskaïs ne peuvent venir le visiter que dans le cadre d'un pélerinage.

Les habitants se nourrissent de manière équilibrée de baies, fruits, légumes et produits de la chasse. Sans être l'abondance de Hofukuta en terme de produits végétaux comestibles, Hengami se montre l'égal de Chinjiburu pour les produits animaux. En effet, c'est dans cette région que vivent les Õtsujis, des énormes créatures laineuses aux propriétés incroyables. Leur laine est plus résistante que le fer et pourtant d'une souplesse et d'une douceur sans égale. C'est avec cette laine extrêmement rare que sont tissées les capes des Gouverneurs doskaïs, qui sont si imperméables au temps et aux dégâts. Elle possède même des propriétés auto-régénératrice lorsqu'elle est en contact de la magie primitive des doskaïs, un formidable rêve ! Toutefois, ce ne sont pas les habitants de Hengami qui sont les tailleurs susceptibles d'utiliser cette laine, mais ceux de Chinjiburu.

En saison des pluies, les crues n'inquiètent que les rares mutellos installés trop proches des rivières, qui sont abandonnés selon le calendrier établi par les disciples de la Précision. Les mutellos sont les seules concentrations de doskaïs existantes à Hengami, la seule ville fixe étant représentée par le Temple de la Distorsion : Ninseïgen.

Ninseïgen

Une ville qui peut être visitée maintes et maintes fois sans lassitude : presque tous les ans, les tempêtes ravagent les abords de Ninseïgen et les résidents changent de place. Les marchés trouvent une nouvelle place, les ateliers sont reconstruits là où le moins d'arbre se sont effondrés et la vie reprend son cours. Les doskaïs de Hengami sont les plus nomades et les habitants de Hengami changent également très régulièrement. Cependant, les abords du Temple restent les endroits préférés des jeunes mariés pour démarrer leur nouvelle famille.

Bien que plus nomades que le reste du peuple, quelques artisans se font connaître pour leur talent de fabricant de boomerang de chasse et tiennent des ateliers à travers toute la région. Si l'endroit les inspire, ils y installent leur atelier - aussi librement que ça. Les boomerangs les plus populaires sont en os, ou en bois pour les enfants débutants. Acérés à souhaits, ils se logent toujours à un endroit désagréable et y restent bien plantés.

Gouverneure depuis près de soixante-dix ans, Nororena Keldami est une doskaï à la beauté à faire frémir le bout des oreilles. Sa maîtrise de la magie donne l'exemple à tous ses disciples.

Distordre l'espace

"Les flux passent à travers les plans - et nous savons les emprunter."

L'influence de Tenrõt est immense dans ce Temple; à tel point que les doskaïs le nomment communément par le nom de leur dieu plutôt que de celui de leur déesse. C'est dans les enseignements divins sur le temps et l'espace que les doskaïs ont le plus appris à manipuler cette magie difficile et dangereuse. Dans les sorts de base, on trouve téléportation, tempo et vision magique. La vision magique permet de voir les flux magiques et de repérer les créatures pouvant être camouflées ou cachées derrière les obstacles. Un disciple reçoit sa cape rose lorsqu'il maîtrise au moins deux de ses trois sorts de base. Exiger les trois requièrent trop de temps de formation - les disciples pourront toujours suivre des leçons supplémentaires pendant leurs périodes d'activités creuses.

Les disciples et gardes formés au Temple manient le boomerang avec excellence. Grâce à leur lancers, ils peuvent toucher n'importe quelle créature à des angles insoupçonnés - surtout celles qui adorent se cacher derrière des obstacles. Dans les groupes de chasse, ils prennent de cours la plupart des prédateurs et sont des soutiens à longue distance pouvant se repositionner avec fluidité. Ils travaillent souvent en petit groupes pour des attaques éclairs et sont réputés pour leur duo mortels avec les disciples du Silence.

Enfin, les disciples de la Distorsion sont les pionniers dans la détection et la réparation des flux magiques perturbés qui sont présents en très grand nombre à travers les jungles. Chaque tempête dérange des flux, les flux dérangés entrent dans une collision non harmonieuse avec d'autres flux dérangés et créent encore plus d'instabilité, c'est-à-dire, de tempêtes. Travaillant de concert avec les disciples de la Guérison, ils ont pour vœu de faire cesser les tempêtes magiques à tout jamais. Ce travail de titan porte ses fruits, car plus que jamais, le peuple doskaï prospère de plus en plus avec la réduction de la fréquence des catastrophes.

Shiniyakana


Sur le côté ouest des jungles doskaïs, la région de Shiniyakana se dessine. Infestés de plantes géantes carnivores aux bulbes comestibles (florésianes), les habitants ont appris à se méfier de chaque feuille et sont prompts à dégainer leur lame à tout mouvement suspect. La végétation est très dense sur la plupart des terres et leur croissance est étonnante. C'est pour ces raisons que les doskaïs vivants ici ne sortent jamais sans leur machette ou épée pour se frayer des chemins et se défendre des plantes avides. Personne n'explique cette croissance éfrennée de la nature autrement que par la magie. Lorsqu'une tempête détruit arbres et terres, la semaine suivante, la nature a repris ses droits et plus encore !

C'est avec peine que sont entretenus les chemins sinueux de Shiniyakana - la tâche est colossale. Gardes et ouvriers s'assurent de retirer les "mauvaises herbes" avant de commencer toute activité demandant concentration. Malgré ces contraintes, la chasse y est correcte, se limitant à de nombreux rongeurs et petites créatures. Étant le repas préféré des florésianes,  ces petits animaux sont des proies très demandées ! Au-delà des paysages engorgées, quelques zones ont été déboisées entièrement pour y accueillir les villages. Mutellos et autres campements de fortune sont rares mais pas inexistants.

Ijõbutsu

Aux abors du Temple du Feu, la terre est brûlée pour éviter les problèmes de surcroissance de manière définitive. Cela est plutôt radical, mais la patience des résidents atteignit ses limites rapidement. Bien conscients de l'équilibre qu'il faut respecter entre leur extension et celle de la jungle, cette solution est utilisée pour installer des ateliers fixes et définitifs - comme par exemple, les forges et orfèvreries prestigieuses de Ijõbutsu. Véritables maîtres de l'art de la forge, les artisans de cette ville produisent les meilleurs armes en métal du peuple. Leur spécialité sont les machettes et les épées, très utiles aux locaux.

Du côté des orfèvres, ils se sont installés récemment à Ijõbutsu. Bijoux et ornements se fabriquaient traditionnellement en os - mais l'or et l'argent en surplus en provenance de Rachiame a inspiré les talents. Bracelets en argent, coliers en or et autres bijoux ont tout de suite pris le pas sur les vieux ornements en os. Particulièrement prisés par les marchands de Hofukuta, ils constituent des objets de troc constants à travers toutes les régions. Ces parures font la fierté des familles qui les acquièrent et certaines sont déjà devenues des bijoux familiaux.

Le jeune doskaï Kasaïji Bihukaï a été nommé Gouverneur récemment. Révélé par Kalyo Olyïfis, ce garçon pousse les limites de son potentiel à chaque occasion.

Tout feu tout flamme

"Nos flammes sacrées consumeront les démons et sauveront nos âmes."

La maîtrise d'un élément destructeur est d'une dangerosité extrême, même dans les jungles humides. C'est dans ce Temple que les enfants apprennent à comprendre leur pouvoir sur la magie du feu. Dans les sorts de base, nous retrouvons un sort humblement nommé "feu", fusion et ardeur. Après formation, les disciples reçoivent leur emblématique cape vermeil et peuvent aider efficacement dans les forges, villages et mutellos. Allumer un feu est un jeu d'enfant, mais l'éteindre est la véritable maîtrise.

Gardes et disciples sont formés au maniement de l'épée ou la machette, taillant dans le vif sans vergogne. Pour affronter leur peur, le sort d'ardeur renforce leur courage et vigueur. Pour instiller la peur dans le cœur de leur proie, le feu se charge du reste. Ils sont parfaits pour acculer les proies en les menaçant avec les flammes - pour ensuite les faire tourner au-dessus du feu de camp.

Cependant, le rôle le plus important des disciples du feu n'est pas le plus gai. Ils s'occupent religieusement des rites funéraires et consument de leurs flammes sacrées les corps des défunts doskaïs. Grâce à la combustion du corps, l'âme du défunt reste moins attachée à son ancienne vie et peut dorénavant se reposer avant sa réincarnation. Les cendres sont répandues dans les endroits qui comptent le plus pour le défunt; ou pour un symbole plus fort, elles sont répandues dans le Jardin de l'Apaisement, à Sanaeketã.
Revenir en haut Aller en bas
 

En savoir plus sur nos amies les peluches : les doskaïs

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Les expressions et vocabulaire à savoir par votre perso
» La Tour du Savoir
» mes amies les bêtes [Yaoï ~ Hentaï]
» question sur : le savoir construit les hommezs
» Dans la vie , il est important de savoir perdre que de savoir gagner. A 70 ans ,

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Path of Valoran :: Continent du sud :: Terres sauvages :: Plague Jungles :: Zone Doskaï-