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 Kat'

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Messages : 125
Date d'inscription : 20/02/2015
MessageSujet: Kat'   Lun 25 Avr - 13:41



Katarina Du Couteau



› Sexe › Femme
› Race › Humaine
› Origine › Noxus
› Allégeance › Noxus toujours
› Profession › Assassin
› DeviseLoyauté ne meurt jamais

GENERALITES


Physique - Une fleur des plus épineuses.
Derrière une longue cascade de cheveux rouges, retombant librement jusqu'à ses reins, se cache un visage pointu, dont les traits souvent fermés ne laissent que rarement échapper un sourire qui ne soit ni malicieux ni cruel. Dans ces rares moments, pourtant, son visage s'en retrouve si adoucit, surpris dans une émotion inhabituelle, qu'il pourrait se figer en une poupée de porcelaine au regard innocent, diable au visage soudainement angélique, que l'on peut retrouver lorsqu'elle est en train de dormir paisiblement.
Des situations qu'il est rare d'observer, néanmoins. La plupart du temps, sous ses longs cheveux qui masquent en partie son visage, les yeux taillés dans l'émeraude de Katarina, marqués par la guerre en une longue et fine cicatrice au dessus de sa paupière gauche, n'ont pour expression que méfiance, froideur, voir pire. Et le temps passant ne joue pas en sa faveur, alors que les évênements qui l'entourent s'acharnent à faire disparaitre de son oeil toute lueur d'espièglerie ou de gaité qui caractérisait autrefois la jeune fille ainée des Du Couteau.

Sous ce visage, se dessine un corps svelte et agile, athlétique dans son élancement et sa musculature fine - bien que d'une taille très modeste, même pour une femme -, taillé pour l'esquive et l'agilité, vive et fougueuse, inatteignable belette, dans une tenue légère, bardée de cuir, de métal et de lames en tout genre, autant que les représentations aristocratiques lorsque l'assassin range les armes pour revêtir la robe, avec buste droit et panache du nom qu'elle porte et représente. Mais les soirées mondaines ni les travaux de la demoiselle n'étant si courant que cela, c'est en général une tenue misée sur le confort et la qualité qui prime, de coton, de lin ou de laine, sans se charger d'atours plus complexes qu'un maquillage léger et quelques bijoux discrets, ne cherchant pas spécialement à se calquer à la mode Noxienne du moment, au grand damn de sa soeur cadette.

Mentale -
Fleur rouge sur ma lame
Répands la douleur
Emporte leurs âmes
Et fait couler les pleurs

Fleur rouge sur le cœur
Emporte leur vie
Coule, jolie fleur
Et fait payer le prix


D'enfant bercée par la mélodie du sang qui se répand, Katarina est devenue une femme aussi prédatrice que mortelle, avec un goût particulier pour les effusions, et d'une loyauté sans failles envers sa patrie (bien que pas forcément ses représentants actuels...). Là ou la plupart des humains ont peur devant la menace, elle se refuse à être vue comme une proie, et ne voit qu'une concurrence.
Bien sûr, cette mentalité à ses limites, mais c'est ce qui lui permet de rester concentrée au maximum face à l'inconnu. Seuls les forts survivent, et céder à la peur n'est qu'une façon de se mettre plus en danger encore.

En dehors de ces situations, Katarina est une femme au caractère bien trempé, prompte au sarcasme et à l'effronterie. Son sens de l'étiquette est parfois assez innovant, bien que les années l'aient assagie et lui aient appris à se fondre dans le moule lorsque besoin était de tenir son statut de femme de l'aristocratie, et à manier la langue aussi bien que ses armes. Mais lorsque ces faux airs peuvent retomber, et que c'est par l'acier qu'elle doit parler, c'est là qu'elle peut véritablement s'exalter.

Tel un félin s'amusant avec sa souris, l'assassin est aussi pugnace que joueuse, aimant les défis. Elle aime laisser ses cibles courir, prendre de l'avance, pour mieux pimenter le jeu, et voir s'ils représentent un défi suffisamment intéressant.
Cependant, les dernières années qu'elle a vécu, et le changement brutal de statut l'ayant projeté bien trop tôt à la place de représentante d'un nom à la réputation en déclin, a rongé son caractère malicieux et taquin, pour l'enfermer dans une spirale de méfiance froide, de colère contenue, et d'agressivité latente. Ses sourires se font rares, et ses sentiments contenus bien sombres, faisant d'elle une personne encore plus désagréable et grognon, et en fuite de toute forme de relations qu'elle ne l'était par le passé.

Lieux de vie - La résidence de la demoiselle se trouve porter son nom, puisqu'il s'agit du manoir de la maison Du Couteau, situé dans l'un des quartiers les plus riches de Noxus, sur la partie en surface de la ville.
Héritage transmis de génération en génération dans la branche principale de la famille, le luxe de sa construction est à l'image de ses propriétaires : l'apparat n'y est pas mis en avant, et il n'y a que peu de décorum uniquement destiné à la mise en avant, mais chaque pierre qui le compose est de la meilleure qualité et ouvragée par les meilleurs artisans

RELATIONS ET LIENS


Talon - Assassin au service de son père depuis des années, il le recherche toujours. Si les débuts ont été difficiles avec Katarina, puisqu'elle ne voyait en lui qu'une concurrence et une menace, lui qui aurait pu représenter tout ce que son père aurait voulu avoir s'il avait eu un fils quand bien même Katarina s'était toujours efforcée de lui apporter ces qualités là elle-même, elle a fini par lui accorder sa confiance, et même son amitié. Aujourd'hui, il est une épaule sur laquelle elle sait qu'elle pourra se reposer si besoin s'en fait, et quelqu'un en qui elle croit.

Cassiopeia Du Couteau - Si les relations entre soeurs ne sont jamais une mince affaire, entre les soeurs Du Couteau, c'était même plutôt explosif. Katarina ayant toujours été l'ainée, le modèle, celle qui attirait l'attention de son père sur ses capacités, là ou Cassiopeia tentait de prendre l'attention par ses charmes, la petite fille modèle face à sa tempête de soeur, cela a indéniablement entrainé une profonde rivalité entre les deux. Katarina n'aurait cependant pas pensé que la soif de pouvoir de sa soeur et son désir d'être reconnue puisse la porter jusqu'à de telles extrêmités...

Jericho Swain - Loyauté ne meurt jamais. Katarina est d'une loyauté sans faille à Noxus, mais Noxus n'est pas forcément ceux qui la représentent et la dirigent, surtout lorsqu'elle considère que ces personnes là pourraient nuire à la cité.
Pour le moment, elle reste obéissante, malgré ce que cela lui coûte. Elle n'a pas de preuve, et malgré sa rancoeur, aucun conflit ouvert n'a encore éclaté entre les deux. Néanmoins, elle se méfie de lui sans doute autant qu'il se méfie d'elle.

Garen Crownguard - Le meilleur pour la fin... Crownguard, Crownguard, Crownguard. Son plus grand rival, son némésis, le Démacien gardien de la couronne, son opposé, et pourtant, ils sont les deux facettes d'une même médaille. Bien que si l'on évoque le sujet de cet homme, Katarina se clamera haut et fort de n'avoir qu'un rêve, c'est de le vaincre et le tuer - ce qui n'est pas entièrement faux -, les sentiments qu'elle lui apporte sont bien plus complexes que cela. En vérité, de nombreuses choses l'attirent immensément, chez ce Démacien, et l'impatience de le revoir, si elle tient en grande partie de la brûlure du combat, ne se limite pas à la simple haine.
Sans doute ne lui aurait-elle pas accordé un regard s'il n'avait pas été son ennemi, et s'il n'avait pas réussi à la tenir en déroute. Ce qui est sans doute réciproque. Les opposés s'attirent, et le goût de l'interdit pimente le jeu. De là à parler d'amour, il n'y a qu'un pas... Mais l'amour le plus mortel de tous les temps.
Cependant, Katarina ne quittera jamais son rôle ni ses devoirs. Sa loyauté à Noxus lui interdira toujours de penser à ses sentiments avant son devoir.


I'M AN ASSASSIN


Style de combat : >
Bien qu'ayant reçu une éducation noble lui ayant posé des limites et une tenue certaine, Katarina reste une personne cultivant un goût prononcé pour la violence, l'affrontement, qu'il soit verbal ou physique, et les effusions de sang, particulièrement celui Démacien. Avec subtilité, néanmoins. Elle n'est pas du genre à foncer tête baissée vers le danger, ni à s'exposer en première ligne : au contraire, elle attends, patiemment, guettant le meilleur moment pour effectuer une frappe mortelle. Et ce, pas forcément uniquement au sens physique du terme.

Petite, agile, athlétique, rapide comme une fouine, l'assassin est particulièrement difficile à attraper ou à atteindre. Elle frappe avec précision en esquivant les coups, formée depuis l'enfance pour être de tout son corps une véritable machine à tuer, et une maîtresse des lames hors pair.
Mais si elle doit esquiver un coup, c'est en général qu'elle n'a pas atteint son but premier : une frappe unique, mortelle et discrète. Katarina n'est pas taillée pour le combat de front, bien qu'elle soit agile de ses lames, et s'en tire bien mieux en frappant avec ruse et en surprise.

Ses lames sont portées sur son corps par des systèmes de fourreaux organisés pour qu'elle puisse les attraper dans n'importe quelle position, rapidement, et avoir des panels couvrant tous les besoins : le combat rapproché, le corps à corps avec une certaine distance, les lames de jet optimisées pour diverses zones du corps, des lames empoisonnées, de torture, d'achèvement... Avec un forgeron qualifié employé par sa famille, les limites ne sont posées que par son imagination en matière de forme et d'utilité.

HISTOIRE OU POST RP

Ploc

Un bruit léger, amorti par la chair, accompagna une sensation froide heurtant le bas de sa nuque, perle glaciale roulant tout le long de son échine frémissante, jusqu'à se dissoudre dans les mailles du tissu. L'humidité régnant dans cette lugubre partie de la cité s'imprégnait dans ses vêtements, cherchant le chemin pour aller mordre sa peau, et distraire quelques instants son esprit, par l'image d'un feu de cheminée apportant chaleur et sécheresse, rêve bien vite balayé par l'immédiateté de la situation : le temps de se mettre au sec viendrait plus tard. Après celui du travail.
D'un geste, elle rabattit sa capuche sur ses cheveux relevés en un chignon par une élégante pique en métal, gravée du symbole de sa famille, ainsi que de sa devise.

Ploc

Cette fois, le bruit avait résonné sur le sol, derrière elle. A mesure de ses pas, les gouttes d'eau s'écoulant régulièrement du plafond souterrain sonnaient comme d'agaçants tic-tacs d'horloge, ralentissant le temps en un lieu ou elle n'avait pourtant envie de tout sauf de s'attarder. Et elle n'avait pourtant pas fini de s'enfoncer dans les profondeurs.
Une intersection, après laquelle elle tournerait à gauche. Elle avait déjà fait ce trajet la veille même, d'après un plan griffonné, en repérage. Cette fois, elle pouvait le faire sans ralentir le pas ni hésiter, tandis que venus d'autres chemins, d'autres la rejoignaient dans une procession au silence de mort. Tous étaient plus grands qu'elle. Elle en avait l'habitude. Au moins, elle était dans les temps.

Dans ce couloir étroit, l'arche semblait particulièrement imposante, aux formes hexagonales décorées d'étrange appendices invitant d'eux même à pénétrer dans les lieux. Moins sombres, moins humides, le contraste la soulageait. La lueur orangée des torches dansant sur les murs ou elles étaient suspendues était rassurante, éclairant telles des guides dans la pénombre, un chemin tout tracé. L'on aurait presque cru à ces lumières sombres des couchers de soleil, projetant l'ombre immense de la cité entière sur l'océan.  Pénétrer ce lieu, après la traversée de l'une des zones les moins accueillante de la cité, donnait une apaisante sensation de délivrance, de sécurité, tel un agneau perdu ayant enfin retrouvé sa bergerie.

Mais elle n'avait rien d'un agneau. Cette sensation s'effaça rapidement, au profit de la méfiance, d'autant plus que n'importe quelle situation lui faisait relâcher son attention, ne serait-ce que quelques secondes, ne lui provoquait d'une réaction de prudence que décuplée, comme pour se pardonne à elle-même ces moments de légèreté.
Elle n'était pas dans un lieux sûr, et encore moins entourée de gens de confiance.

Enfin, ce chemin de feux follets attirant les créatures en quête d'une voie à suivre, déboucha sur une salle plus grande. Son regard s'aventura d'un point à l'autre. Non pas quatre angles, mais huit, dans cette pièce dont la forme évoquait celle de l'arche passée plus tôt. Une étrange architecture, à moins que...
Le léger courant d'air causé par la fermeture de la porte agita légèrement l'une des grandes tapisseries, couleur Noxienne, suspendue. Il lui semblait que si celle-ci avait été réellement posée contre un mur, ce mouvement n'aurait point été possible. signifiant qu'elle ne faisait que masquer une forme bien plus classique, architecturalement parlant. Une volonté d'arrondir les angles, peut-être ? Un léger sourire ironique se dessina sur ses lèvres, l'espace d'un instant.

Elle ne pouvait nier un certain charme, ni un certain confort à l'endroit. Bien qu'elle préfère la lumière de la surface, et les grands espaces plutôt que ce confinement - la pénombre lui profitait, mais l'invitait à être en permanence sur ses gardes -, il aurait peut-être s'agit d'un endroit ou agréable ou se réfugier lorsque la tempête grondait au dehors. De ce qu'elle en savait, pour les hommes et femmes qui l'entouraient, c'était le cas à chaque instant, ce qui expliquait sans doute leur empressement à venir se blottir dans les bras d'un dieu promis.

Ne restait qu'à mimer leurs gestes. Se fondre dans la masse. Et guetter, d'un oeil attentif. Si la plupart des vertus inhérentes à son travail lui avaient été innées, la patience était au contraire, sans aucun doute celle qui lui demandé le plus de travail sur elle même, et nul doute que cette réunion pour feindre de prêcher la parole d'un dieu ne regorgerait pas d'intérêts.
Il lui fallut tout de même jouer quelque peu des coudes pour se dégager une vue globale sur la scène, et surtout, sur la personne qui aguichait son intérêt, pour des raisons bien différentes des fervents prieurs.
Pas difficile à trouver, une fois les gêneurs écartés. Son regard s'arrêta quelques instants pour la dévisager, de bas en haut. Elle l'avait déjà aperçue, bien sûr, à l'occasion de diverses mondanités rassemblant la fine fleur de la noblesse. Elle avait, de loin, entendu parler de son culte, et de son groupe de fidèles, sans pour autant s'y intéresser, méprisant toute forme d'appel aux dieux pour éviter d'avoir à produire d'efforts.

Mais la voir ainsi, dans toute sa grandeur, au centre de cette pièce ou tout semblait converger vers elle, debout devant l'autel, royale dans sa stature, gracieuse dans chaque geste, enivrante par sa voix, était tout autre chose. Cette femme incarnant si parfaitement, dans chacun de ses gestes, cette noblesse innée qu'elle enviait à chacun de ceux qui la magnaient avec tant de brio, elle qui se sentait toujours maladroite lorsque les mondanités se rapprochaient. Ses pensées s'égarèrent, en écoutant les mots de bienvenue de la prêtresse du dieu araignée, qui n'avait en rien subtilisé sa réputation.
L'espace d'un court instant, la demoiselle aurait presque eu goût à venir tomber d'elle même dans ces paroles envoûtantes, ce piège sucré. Le simple plaisir, ne serait-ce que d'entendre un peu mieux, un peu plus longtemps, cette voix suave, cette voix charnelle, et pouvoir fermer ses yeux à la réalité, ne plus avoir à se poser de questions en se contentant de suivre aveuglément une guide si charismatique. La religion en elle même ne l'intéressait pas, cependant, et rapidement, ses pensées se mirent à vagabonder ailleurs, se contentant d'être bercée par cette voix, de celles qui faisaient naître des cités entières loin dans les cieux, qui lui procurait plus qu'une sympathie, une admiration naturelle pour cette femme.

Si on lui avait un jour dit qu'elle se retrouverait dans la procession des prêcheurs du dieu araignée, elle aurait eu bien du mal à le croire. Et pourtant, elle était ici. Les raison l'y ayant poussées n'étaient pas extraordinaire, cela dit. Une procédure habituelle, une feuille glissée, d'une qualité irréprochable, tracée de quelques lignes d'une encre noire et courbée sur le papier. La demande était anonyme, mais la signature lui était familière, et avait déjà fait appel à elle. Elle savait que le tarif serait payé, quel qu'il soit pour la demande.
Le nom d'Elise, la prêtresse, apparaissait en tant que cible, mais non pas la sienne. Le travail était aussi limpide que délicat à aborder : frapper en premier, en prévention, pour empêcher cet assassinat. Une mesure de contre-attaque, en somme, demandant quelqu'un s'y connaissant dans le domaine pour prévoir les coups.
Un puzzle à reconstruire, une course contre la montre, un jeu de piste qui l'avait menée jusqu'ici, avec une certitude : sa cible n'était pas loin. Et toute ouaille qu'elle put être pour la voix de velours de la prêtresse, ses yeux scrutaient attentivement la semi pénombre, attentive à repérer tous les petits signes qu'elle connaissait bien.

* Voilà que c'est toi qui joue les gardiens contre les assassins. Un peu plus et tu pourras te renommer Crownguard, ma grande *
, songea-t-elle l'espace d'un instant. L'amusement pointa sur ses lèvres, le temps d'une gorgée du vin rouge qui circulait dans un calice, entre membres les plus proches de sa seigneurie.

Machinalement, elle mimait chaque geste, bougeant les lèvres au rythme des litanies, prenant son voisin comme modèle. Sans grande conviction, là dedans, simplement pour ne pas se faire remarquer. Mais ce fut, par chance, le ridicule de sa situation qui lui remit les pieds sur terre. Elle n'était pas là pour boire les paroles d'Elise, mais bien pour un travail, sur lequel elle devait se recentrer.

Une lueur carmin vint accrocher son regard. Ses pupilles se fendirent, paupières plissées, félin ayant repéré une menace. Elle était persuadée d'avoir vu le regard d'Elise venir s'arrêter sur elle, l'espace d'un court instant, d'une lueur qui ne lui plaisait guère. A cet instant, l'illusion de confort et de douceur qui s'était tressée autour d'elle, se brisa. La forme de la pièce, cette façon qu'avait le sol de pencher légèrement vers le centre, vers cette femme, ne lui évoquait rien qu'une grande toile d'araignée, piège mortel, vers lequel se jetteraient des proies sans méfiance.
Ses épaules et sa nuque se tendirent, alors qu'un flot de méfiance destiné à l'univers entier se répandait dans ses veines. Discrètement, elle mordit l'intérieur de sa joue, assez pour faire perler le sang. Un léger goût de fer se rependit dans sa bouche, caressé par le bout de sa langue. Cette sensation l'aiderait à se concentrer, et garder la tête froide face à le confort et la tiédeur de la soie qui se tissait dans cette pièce par la simple voix de la tentatrice.

Il lui semblait que le rituel était terminé, désormais. Les fidèles s'étaient séparés en petit groupes, qui paraissaient dénués d'organisation. Le moment ou l'on risquait de lui demander comment elle était arrivée ici, et si elle ne se mêlait pas à un groupe, elle se ferait vite repérer. Il lui fallait pourtant, tout en se faisant oublier, continuer à surveiller activement, car si elle avait été à la place de l'assassin...
Elle aurait sans doute attendu d'avoir sa cible isolée. Bon. Mais si elle était à la place d'un assassin visiblement plus désespéré - ou suicidaire - qu'elle, pour accepter de s'en prendre à la noblesse même... C'est sans doute le moment qu'elle aurait choisi pour tenter une attaque indirecte.
Ses épaules s'affaissèrent légèrement, tandis que son regard se laissant aller vers le sol, quelques secondes, le haut de sa capuche couvrant ses yeux. Lorsqu'il s'agissait de se faire oublier, elle était tout à fait compétente, et rapidement, plus personne n'eut l'idée de s'intéresser à elle. Un peu en retrait, elle ne faisait plus face à l'autel, mais était tournée légèrement sur le côté.
Son regard, pourtant, ne quittait le calice des yeux que pour surveiller les mouvements autour.

Les battements de son coeur s'accélérèrent légèrement. Une vague de chaleur traversa son dos, tandis qu'un soupçon de sourire pointait sur ses lèvres.
Il était là. Elle ne s'était pas trompée, et l'avait enfin trouvé.
Son visage n'était pas visible. Ce n'était pas important. Sa carrure, la couleur de sa cape, les plis, les faux raccords dans les coutures... Rien n'échappait à son regard, pour le reconnaître ensuite. Après tout, personne d'autre ne serait ainsi passé près de ce Calice, en dissimulant sous ses amples vêtements les gestes qu'il faisait réellement. Il avait agit rapidement, et sans doute personne d'autre ne l'avait vu. Ou quelqu'un l'ayant vu, sans savoir qu'un assassin se trouverait là, ne se serait pas douté de la réelle nature de son geste.

Aussi obnubilée par sa proie qu'un chat le serait de sa souris, elle ne vit pas, sur le côté, approcher la prêtresse elle même. Tout juste eut-elle un sursaut, et sa main se referma sur le pommeau de l'une de ses lames sous sa cape, lorsqu'elle senti une main se poser sur son épaule, accompagné de cette voix aussi douce et dangereuse qu'une étendue de neige poudreuse au fond d'un précipice, lui souhaiter le bonsoir.
Elle tourna les yeux vers la dite prêtresse, par réflexe, et relâcha son arme, pour retirer sa main de son épaule. Elle avait horreur d'être touchée ainsi, d'autant plus par ce genre de geste visant à asseoir une autorité.

" Bonsoir ", lâcha-t-elle d'un ton glacial. Elle venait de perdre sa cible des yeux, et était tout aussi mécontente qu'un félin dérangé durant sa chasse.

Son interlocutrice bien contraignante étira le sourire sur ses lèvres à son geste, et elle pouvait deviner à sa mimique qu'il s'agissait du même genre de sourire qu'elle même pouvait dessiner lorsqu'elle était particulièrement mécontente. Mais peu lui importait.

"Ainsi donc voici une nouvelle venue... c'est toujours un plaisir de voir un nouveau visage partager notre intérêt pour l'arachné."


Sa voix était aussi douce et maîtrisée qu'elle avait pu être tonnante et galvanisante lors de la procession. Cette fois, elle pouvait sentir que le ton était personnel, et cherchait à remplir un but par lui même, un but qui n'aurait su s'adresser à personne d'autre.


"Venez, j'aime à faire un peu connaissance avec les nouveaux croyants, allons discuter dans un endroit un peu plus tranquille."


Elle soupira, regardant autour. Evidemment, sa cible n'était plus visible. Néanmoins, elle était persuadée qu'il n'était pas bien loin. Il devrait s'assurer de la mort d'Elise avant de pouvoir quitter les lieux, à moins qu'il ne soit vraiment incompétent, auquel cas, il n'aurait sûrement pas été engagé pour un travail si délicat. Aussi, elle haussa légèrement les épaules, son regard perdant de cette lueur chasseresse, pour reprendre la neutralité hautaine qui était la norme dans les rapports sociaux de la noblesse, et accepta l'invitation d'Elise à s'isoler. Elle ne savait pas si celle-ci l'avait réellement confondue avec un nouveau croyant, mais elle supposait qu'il devait en réalité s'agir d'un stratagème pour discuter de l'affaire qui la concernait. Après tout, elle devait bien être au courant de sa présence ici, et de son but. Son bras se détendit au passage, pour empoigner par le pied, le calice sans le moindre doute désormais empoisonné. Non pas qu'elle se soucie vraiment de la sécurité d'hommes et de femmes dont la vie semblait déjà perdue, mais il lui avait été explicitement demandé de limiter les dommages collatéraux au possible.

" Je vois que vous êtes pressée de faire vos preuves... " lacha son hôte. Un sourire ironique pointa sur ses lèvres devant l'habileté de la prêtresse à lui faire remarquer son impolitesse sans le dire ouvertement. Celle-ci magnait avec brio les arts de la belle parole et de l'étiquette.

Il faisait bien sombre, derrière cette tenture. Une porte dissimulée vers un couloir faiblement éclairé. Encore suffisamment pour les yeux aussi verts que nyctalopes de la demoiselle, qui jouissait d'une vision nocturne au dessus de la moyenne. Néanmoins, une fois arrivé à l'angle, celui-ci se plongeait dans des ténèbres bien peu engageants, et il lui semblait que vu l'épaisseur des murs et l'absence de sons leur parvenant, elles étaient bien assez loin pour discuter en toute tranquillité ici. De plus, amener une personne dans un lieu sombre et isolé était une méthode qu'elle employait bien trop elle-même pour ne pas s'en méfier instinctivement.

"Je ne crois pas que s'aventurer dans les recoins sombres de votre temple soit ma passion, Élise. Si vous avez quelque chose à me dire, dites le maintenant"


Une fois de plus, l'étiquette de la jeune femme était des plus innovantes. Cela dit, la situation n'avait elle même rien de classique, aussi, elle faisait fi des convenances, encore plus qu'à son habitude. Elle était dans un cadre de travail, et son travail à l'intérieur de Noxus, même s'il était de notoriété publique, n'avait pas grand chose de légal, et était des sujets qu'il valait mieux éviter lors des rapports sociaux auprès de ses pairs. Chacun savait que lorsqu'il requièrait ses services, c'était par ce genre d'entrevue discrète, auquel cas elle n'avait plus à s'enticher de cette attitude de noble princesse.

Aussi, elle ne fut guère étonnée qu'Elise ne relève pas son flagrant manque de rond de jambes, et sa franchise toute affichée.

" Je pensais que ta passion était plus personnelle... "


Elle releva le tutoiement soudain de son interlocutrice, ce qui la pinça légèrement. Il y avait une différence entre la franchise et ce genre de marque de... proximité ? Elle s'apprêtait à lui répondre qu'elles n'avaient encore pas égorgé les cochons ensemble, mais la dame n'avait pas terminé son discours.

"... Et pour ça rien de tel que les coins sombres, à moins bien sur que tu ne soit réellement là pour prier... dans ce cas ... nous sommes également au bon endroit "


Elle ne savait pas ce qu'elle entendait par ici, mais ces mots ne lui disaient rien qui vaille. Ses yeux s'arrêtèrent, se plissant, sur les sortes de tissus clairs qui semblaient pendre aux murs. Elle les distinguait mal, malgré sa bonne vision, mais ceux-ci lui semblaient bien étranges. La chaleur précédente de l'adrénaline avait fait place à un frisson glacial dans son dos, qui hérissait son échine, au point qu'elle aurait pu sentir ses vêtements se soulever. La voix avait beau être douce, envoûtante, amicale...
Sans doute aurait-elle pu s'y laisser prendre si elle n'avait pas eu, plus tôt, ce déclic face à la lueur dangereuse du regard écarlate de la prêtresse. Au lieu de ça, désormais, chaque roulis dans sa voix ne faisait qu’oppresser sa poitrine, et la faire se sentir plus en danger encore, face à la multitude de petits bruits, qui semblaient indiquer la présence de... créatures dans les environs. Vu la tendance du coin à prier un dieu arachnéen, son esprit, bien qu'elle tente de réprimer cette pensée, n'avait pas de mal a additionner A et B.

En danger ?
Un souffle, entre le mépris, et l'amusement, lui échappa. Voilà qu'elle se comportait comme une souris apeurée, comme un enfant criant au monstre dans le noir. Elise avait beau faire partie, de façon évidente, de la race des prédateurs, cela ne faisait pas d'elle une proie pour autant. Et puisque le noir la gênait, elle n'avait qu'à faire de l'obscurité sa proie, et l'anéantir.
Elle se pencha un instant, pour poser le calice à terre. Son buste se redressa, avec ses épaules.. Ses doigts se glissèrent à sa ceinture, dans la petite sacoche de cuir qui y était suspendue, sous sa cape.

" Pourquoi ne pas boire au calice jusqu'à la lie, puisque nous sommes ici. "

D'un geste, elle alluma son briquet, devant elle.
Elle ne put réprimer un sourire carnassier, devant la scène de la prêtresse se recroqueviller, tandis que des chuintements se faisaient entendre. Elle tirait une satisfaction sadique à voir ainsi en position de faiblesse, celle qui utilisait de tous ses atours pour dominer la scène depuis chaque instant.
Néanmoins, son sourire s'effaça aussi rapidement que la flamme avait percé, lorsque ses yeux se fixèrent sur ce qui l'entourait, yeux plissés et pupilles rapidement contractées pour s'habituer à la lumière nouvelle. Comme elle avait craint sans vraiment l'affronter de pleine conscience, il ne s'agissait pas de tissu suspendu aux murs mais bien de... dégoûtants cocons de soie pendants, devant ce qui se trouvait être une gigantesque toile tissée serrée, assez grande pour lui donner l'illusion de ne pas être plus grosse qu'un colibri.


"Joli décor."
 lacha-t-elle avec un certain sarcasme.Sous sa cape, sa main libre s'était refermée sur le pommeau d'une lame, et le tenait fermement.

Il semblait qu'Elise ne sache finalement pas à qui elle avait affaire, et qu'elle ait été confondue avec une proie, ce qui l'amusait. Le froid avait de nouveau cédé la place à la chaleur de l'adrénaline, se préparait à éventuellement faire face avec vigueur aux secondes qui allaient suivre. Mais il ne s'agirait pas de laisser la méprise de l'inconnu amener la prêtresse à la confondre plus longtemps avec un simple insecte. Amenant la flamme du briquet plus près de son visage, elle rabattit de deux doigts la capuche qui le masquait, laissant la prêtresse apercevoir son visage.

"Je ne sais pas pourquoi vous m'avez amenée dans vos... tapisseries, mais je crains de ne pas en aimer la couleur "
, lacha Katarina d'un ton toujours teint d'ironie, et d'une agressivité en demi teinte.

Elle n'était pas sa cible, mais contrat ou pas, si Elise commençait à se montrer une menace pour elle, elle n'hésiterait pas à répondre par la force. Ses yeux cherchèrent un instant les araignées qui avaient tissé ces monstruosités. Elle devrait prendre garde à les éviter, si les choses en arrivaient là.

" Alors je vais suggérer que nous mettions fin à cette entrevue, que je retourne au milieu des autres et que je finisse mon travail ici. Et que vous ne buviez pas dans cette coupe empoisonnée "

D'un geste du pied, elle désigna la coupe, posée au sol à côté d'elle. Son regard était fixe, et malgré la froideur qu'elle tentait de mettre dans sa voix, son excitation se trahissait par une certaine frénésie dans le ton. Celle d'une fanatique de tout autre chose, qui s'apprêtait à réaliser l'un de ses plus grands plaisir, d'une façon ou d'une autre. Ses paroles invitaient néanmoins Elise à reconsidérer qui elle avait en face, et la raison de sa présence. Ce n'était pas elle, dont le sang était supposé couler ce soir.

Le sourire qui se dessina sur les lèvres d'Elise détendit légèrement l'assassin. Il s'agissait du premier sourire qui trahissait réellement les émotions de celle qu'elle avait en face, semblait-il à Katarina, et cela lui parlait bien plus. Elle connaissait bien ce genre de sourire mauvais et froid, et savoir interpréter ce qu'elle lisait sur son visage était bien plus confortable pour prédire ses gestes.


"Je vois, un chat pour en chasser un autre.... intéressant..."


L'avait-elle pris pour l'assassin venu la tuer ? Sans doute. Du bout de la langue, Katarina caressa de nouveau la petite plaie qu'elle s'était elle même causée à l'intérieur de la joue, quelques minutes plus tôt. Elle ne saignait presque plus, mais ce mouvement suffit à la rouvrir, et à lui faire goûter à son propre sang. Ne manquait plus qu'à retrouver la proie qu'Elise lui avait fait perdre des yeux par son entrevue, la méprise semblant éloignée. Elle se jura néanmoins de ne pas lui tourner le dos une seule fois ce soir.

BEHIND THE SCENE




› Prénom ou Pseudo › AnyanKat

› Âge › 21

› Expérience RP › Allez savoir

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Dernière édition par Katarina Du Couteau le Mer 1 Juin - 13:43, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Kat'   Lun 30 Mai - 2:27

Jolie fiche m'dame ! Et ça c'est du rp oui. Je comprends pourquoi tu as trouvé le moins trop court ^^'
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MessageSujet: Re: Kat'   Lun 30 Mai - 10:03

J'ai pas terminé xD mais merci
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MessageSujet: Re: Kat'   Mer 1 Juin - 13:47

Voici cette fiche terminée, après de nombreuses journées à procrastiner. Ce test RP m'a quand même pris du temps, et je remercie Elise pour cette scène conjointe, d'une même scène, de points de vue différents.
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MessageSujet: Re: Kat'   Mer 1 Juin - 13:58

Cette fiche est un exemple même de ce qu'il ne faut pas faire, le caractère n'est pas fouillé, le physique encore moins, l'histoire est trop courte et en plus *évite un couteau* son auteur n'a absolument aucun humour!

Mais, vu que tu as dit plein de choses gentilles sur moi je vais être contrainte et forcée *avec un couteau sous la gorge* de te valider, même si bon... ce qu'elle peut être malpolie cette fille :3

Le saint lore me fait signe de la fermer et déplacer la fiche, donc amen etc...

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MessageSujet: Re: Kat'   

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Kat'

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