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 Le moineau et l'araignée.

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MessageSujet: Le moineau et l'araignée.   Mer 22 Juin - 8:34

Taliyah regardait par la fenêtre de sa chambre.
Chambre qu’on lui avait gentiment prêtée, dans l’immense manoir de son protecteur. L’édifice était sombre et impressionnant vu de l’extérieur, surtout pour qui n’était pas noxien comme elle. En arrivant dans la ville, avec ses marécages environnants et son Haut Commandement en forme de crâne humain, la shurimienne avait eu la désagréable impression de se jeter dans la gueule du loup.
Elle avait parcouru les rues pavées de la ville dans un fiacre loué pour l’occasion et avait prit bien garde de ne pas trop passer la tête dehors, comme son protecteur le lui avait conseillé. Les noxiens n’aimaient pas les étrangers et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle n’avait pas le look local.
Pourtant cette nouvelle citée, ce nouveau peuple qu’elle connaissait peu l’intriguait. Alors donc, voilà ce qu’était l’effrayante cité-état réputée dans tout Valoran pour sa discipline et sa culture de la force exemplaire.
Pourtant, tandis que le fiacre allait sur son chemin, montant peu à peu vers le crâne géant, Taliyah était perplexe. Elle s’était imaginée une ville malfamée, avec des gens armés jusqu’au dents partout… Or ce n’était pas du tout le cas. Pour ce qu’elle voyait en tout cas. Non les gens vaquaient à leur occupations, des enfants courraient dans les rues en jouant à la guerre, des femmes secouaient leurs draps, un marchand ambulant criait pour vendre ses marchandises… Tout cela ressemblait à tout ce qu’elle avait déjà vu dans les villes où son peuple s’était arrêté pour vendre sa laine… Rien de bien différent en fait.
Puis elle était arrivée au manoir. Un imposant édifice en pierre sombre avec des décorations gothiques et des gargouilles aux longs crocs. Le jardin était composé de roses sanglantes et de conifères un peu maigrichons. Mais on ne lui avait pas trop laissé le temps d’observer la nature plus avant. On la poussa gentiment mais fermement vers l’intérieur.
Dedans c’était encore un étalage de décoration gothique : des statues sombres en marbre noir, de lourdes tentures de velours ou de laine épaisse représentant des scènes de bataille épique mettant toujours en avant un seul homme. Un géant en armure quasi intégrale qui, semblait-il, pouvait faire voler une dizaine d’hommes rien qu’avec un coup de sa masse à deux mains géante. Par terre, des tapis tellement épais que Taliyah ne s’entendait pas marcher. Et partout des plantes grasses en pot.
Le majordome s’avança. Il s’inclina et lui fit signe de le suivre sans un mot. Intimidée devant son air sévère et austère, la shurimienne ne se fit pas prier et trottina derrière lui. Les yeux fixés sur ses pieds, elle ne put une nouvelle fois refréner sa curiosité et releva la tête, détaillant le dos de l’homme. Un détails la questionna. Une cicatrice cautérisée et représentant un marteau était visible juste au-dessus de l’encolure du majordome. Elle se demanda ce que cela signifiait mais n’osait poser la question. Cela ressemblait à une espèce de marque d'appartenance. Elle était visible sans être ostentatoire, donc elle était là pour rappeler quelque chose… Mais quoi ?
Puis ça fit tilt. Comme à Shurima dans les légendes anciennes. Des esclaves. Marqués à vie pour toujours appartenir à leur maitre. Taliyah eut soudain de la peine pour cet homme. Mais bon, il n’avait pas l’air d’être maltraité. Son habit était confortable et propre, il avait l’air de manger à sa faim… Mais quand même. Ne pas pouvoir disposer de sa vie… L’esclavage était vraiment incompréhensible à ses yeux.
Puis l’homme s’arrêta brusquement et toute à sa réflexion, elle faillit lui rentrer dedans. Un instant perdue, elle comprit au geste de l’homme qu’ils étaient arrivés. Il s’inclina et elle passa donc en premier après une hésitation.
Sa chambre était spacieuse avec un grand lit à baldaquin dans un coin et tellement de tapis par terre qu’elle avait envie de s’y rouler.

“Le maître vous recommande de ne pas sortir de votre chambre. Certaines parties de ce manoir ne sont plus habitables et donc dangereuses.”

Et sur ces mots, le majordome sortit, la laissant seule. Elle entendit ses pas martiaux dans le couloir et sentit une tension se relâcher dans ses épaules. Elle ne s’était rendue à aucun moment qu’elle était aussi stressée. Elle lâcha un petit soupir pour se détendre et alla à la seule ouverture de sa chambre.
Taliyah regardait par la fenêtre de sa chambre.
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MessageSujet: Re: Le moineau et l'araignée.   Sam 27 Aoû - 22:13

Elise regarda son reflet dans la glace…
et lui sourit.
Le visage fin aux traits de poupées de porcelaine se tordis à peine, pas de plis inutiles surs la peau blanche, pas plus que d’imperfections que l’age et l’expérience infligeaient normalement même aux minois les plus charmants. D’un geste lent la dame étala une noisette de cire parfumée entre ses paumes, longuement elle la fit chauffer puis l’appliqua avec manière sur ses cheveux, plaquant les mèches rouges au milieu des noires avant d’insérer la coiffe de cuir travaillé, incrustée de huit petits rubis, comme des yeux d’insectes luisant au cœur d’une chitine sombre. Un sourcil délicatement travaillé s’arqua tandis que la tête tournait de gauche et de droite pour juger de l’effet… soigné, raffiné, et un rien inquiétant… parfait.
La noble se releva, dépliant ses longues jambes pour s’extirper au dessus du sol des mortels dans un frôlement lent de soie matte. Élise s’étira légèrement, ce qui ne fit qu’accentuer l’impression de grandeur, comme si la maîtresse des lieux était légèrement trop imposante pour son mobilier, tout comme elle l’était pour la plupart des gens, le bonheur d’une taille rarement atteinte pour une femme, accentuée par le port de talons vertigineux qui faisait culminer la beauté aux yeux de sang à près de deux mètres.
Exceptionnellement elle était drapée d’une longue robe et non de l’une de ses tenues moulantes aux échancrures bien placées qu’elle revêtait comme une seconde peau, cela dit le décolleté était plongeant et les fentes hautes perdues dans les plis  accordaient aléatoirement le ravissement de la vision d’une jambe blanche interminable, perdue au milieu d’un écrin parfois de geais, parfois carmin. C’est que la soirée portait offrandes et promesses de surprises, il fallait donc se mettre au diapason et ne pas décevoir son hôte, pas plus que les autres spectateurs venus assister au retour, ou à la chute tonitruante d’une figure de l’armée qui tentait sa résurrection en se donnant en spectacle sous les yeux ébahis de la gens noxienne. Un bref sourire ironique remonta les commissures des lèvres incarnats, un dernier regard à son reflet avant de revêtir sa longue et ample cape brodée d’arabesques pointues aux motifs de toiles ton sur ton rappelant subtilement le type d’animal préféré de leur propriétaire.
La femme monta dans son fiacre personnel, puis se laissa porter par les cahots et le clop-clop régulier du frison qui la transportait un peu plus loin dans la ville, dans un jadis grandiose manoir tombé légèrement en décrépitude, tout comme celui à qui il appartenait. Mais la vie était pleine de surprise, l’arachnée était là pour en témoigner, parfois alors que tout semblait perdu, l’on pouvait soudain plaire et alors de nombreuses vies s’en trouvaient transformées, à commencer par la votre, qui savait quel as l’homme au marteau pouvait avoir trouvé au fin fond du sable brûlant de Shurima?
La prêtresse était là pour voir, elle s’était même payée le rare luxe de se laisser la surprise, fermant les yeux et les oreilles aux murmures qui auraient pu lui souffler ce à quoi elle devait s’attendre… un loisir qu’elle ne s’accordait que rarement, mais qui s’avérait néanmoins plaisant tout autant que nécessaire dans une longue vie bien remplie, au risque de voir cette dernière perdre un peu de son intérêt. Rien de remplaçait le frisson de l’inconnu et du risque, pas même l’ivresse du pouvoir de vie ou de mort et pourtant… ce dernier était si terriblement tentant.
Lorsque le clopclop pris fin, vint le moment codifié de l’accueil, on avait investit dans ce dernier comme un joueur de poker dans une main chanceuse, il avait pour but de jeter suffisamment de poudre aux yeux pour rendre aveugle aux petits signes de fissures par-ci par-là dans les fondations de la demeure et de la réputation du combattant. La dame se plia au petit protocole avec grâce, chacune de ses apparitions était un petit spectacle en soit car ses occupations ne cessaient d’intriguer bon nombre de noxiens, athées fervents qui voyaient une faiblesse a remettre leur vie entre les mains d’un dieu, et pourtant la prêtresse ne rentrait nullement dans cette catégorie, pas plus que son prosélytisme ne ressemblait à celui usité normalement par les marchants de foi. Ajouter à cela un charisme prenant et une touche de mystère, les invitations pleuvaient auxquelles elle ne répondait que partiellement, sa venue annonçait donc ce que tous subodoraient, il y allait avoir du spectacle.
Des chuchotements, des murmures à son passage lorsque la plantureuse créature se dirigea vers le fond de la salle et s’empara d’un verre de vin sucré aux épices. Ses oreilles perçurent quelques cancannages de mauvais augure, elle nota les responsables intérieurement se rappelant de les reprendre au moindre signe de faiblesse, de quelques mots choisis prononcés d’une voix séductrice. La séduction continua d’être au goût du jour lorsque les premiers moucherons attirés par le charisme de l’araignée commencèrent à entamer leur danse et leurs ronds de pattes, cherchant un morceau savoureux ou se poser pour la soirée et pourquoi pas la nuit puisque pour le moment aucune activité plus intéressante ne leur était proposée, sans compter que la belle était loin d’être farouche, et même curieusement accessible.
Jouant, charmant, piégeant, riant doucement parfois cela faisait déjà quelques temps que la dame tissait tranquillement son par-terre de contacts dans un coin de la pièce lorsque son œil exercé repéra des mouvements de portes reflétés pas le grand miroir teint qui remplissait toute une partie du mur de la salle de réception.
Le maître des lieux fit son apparition tout en apparat militaire, cueillant l’attention de chacun, la soirée commençait pour de bon, enfin! C’était ce qu’était en train de promettre le propriétaire.
Cependant, l’on ne devient pas guide d’une religion sans avoir une bonne connaissance de la nature humaine et un regard habitué à voir au-delà du cliquant, sans savoir repérer le bon grain dans l’ivrai, ou une petit silhouette exotique derrière un géant.
Élise regarda son reflet dans la glace…
Et lui sourit.

milles excuses:
 

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Dernière édition par Elise Kythera-Zaavan le Mar 25 Oct - 15:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le moineau et l'araignée.   Mar 20 Sep - 12:47

Taliyah avait passé des heures à attendre. Elle avait fini par se dire que peut-être, on l’avait oublié. Dans son ennui elle s’était posé à peu près un million de questions. Quand son entraînement allait-il commencer ? Combien de temps allait-elle mettre à maîtriser son don ? En serait-elle capable ? Était-elle libre de visiter Noxus si elle s’habillait comme les gens d’ici ? Peut-être même aurait-elle plusieurs maîtres ?
Autant de questions auxquelles une seule personne pouvait répondre. Et cette personne était quelque part, dans ce manoir.
Aussi Taliyah décida-t-elle de partir à la recherche de son bienfaiteur. Dire qu’elle ignorait jusqu’à son nom. Jusqu’à présent elle ne lui avait jamais posé de questions, trop impressionnée elle s’était contentée de faire ce qu’il disait docilement.
Mais à présent qu’ils étaient arrivés, il fallait qu’elle se mette au travail, qu’elle en apprenne un maximum le plus vite possible.

Elle se leva donc, lissant machinalement sa tunique shurimienne un peu élimée par le voyage et se dirigea vers sa porte au moment même où on toquait et où le Maître ainsi que son majordome entraient.

“Taliyah, pour fêter votre arrivée en ville, j’organise une réception ce soir. Elle commence dans environ une heure, ce qui vous laisse largement le temps de vous préparer. Je viendrais vous chercher. Erik, laissez à mademoiselle la tenue que nous lui avons préparé., Il entra dans le vif du sujet, comme d’ordinaire, sans lui laisser la moindre option de manœuvre.
-Mais…, Tenta-t-elle quand même.
-Je repasse dans une heure, tâchez d’être prête. Erik, faites lui monter un bain chaud.”

Et il sortit, laissant son majordome déposer une robe et taper dans ses mains, laissant le passage à une armée de servantes qui déposèrent baignoire, savon et parfum dans un ballet parfait. Taliyah était tellement abasourdie qu’elle n’émit aucune protestation.

“Mademoiselle souhaite-t-elle de l’aide ?
-Pardon ?
-De l’aide. Pour vous laver et vous apprêter.
-Non… Non merci ! Et je n’irais pas à ce bal non plus. Vous pouvez le dire à votre maitre.
-Je vous déconseille de contrarier le Maître mademoiselle.
-C’est une menace ?
-Un conseil. Soyez prête quand il reviendra.”


Et après une dernière courbette, le dénommé Erik s’éclipsa, le pas toujours martial et le visage toujours inexpressif. Taliyah se précipita sur la porte, bien décidée à ne pas obéir pour une fois et la secoua sans aucun résultat à part celui de découvrir qu’elle était enfermée.
Atterrée elle se demanda dans quel guêpier elle s’était mise. Toutes ses illusions s’envolaient. Alors… Elle était prisonnière ? Etait-ce une plaisanterie ? Non, sans aucun doute le Maître n’était pas du genre à plaisanter.
Retenant des larmes de dépit et de frustration elle se rassura en se disant que sans doute, le bal ne serait qu’un mauvais moment à passer et qu’elle pourrait commencer son entraînement dès le lendemain, vu la rigueur du propriétaire des lieux.

Se dirigeant d’un pas lent vers la robe, elle découvrit un tissu doux et soyeux et une coupe absolument horrible. La robe était d’un seul tenant, droite, rouge et noire et sans aucun attrait. Grimaçant Taliyah se déclara intérieurement qu’il serait un affront pour elle et sa tribu de porter ça.
Se lavant rapidement, elle s’enroula dans une serviette et saisit un nécessaire à couture dans son paquetage qu’elle utilisa pour reprendre la tunique qui, heureusement, n’était ni trop grande, ni trop petite, ils avaient au moins réussi à trouver sa taille.
Elle resserra la taille et ouvrir les manches collantes sur toute leur hauteur pour en faire des manches fendues et flottantes dans le pur style shurimien.
Dans son nécessaire se trouvait aussi des rubans colorés. Elle en choisit un doré et le cousit sur toutes les bordures, après avoir légèrement ouvert le col montant en V sur le devant.
Satisfaite de ses modifications, elle enfila la robe et tenta de discipliner ses cheveux avec ce qui lui restait de ruban doré.
Au moment ou elle enfilait ses bottes, on toqua et son “bienfaiteur” entra, tout guindé dans sa tenue d'apparat militaire. Il la détailla comme si son regard avait le pouvoir de rectifier les erreurs qu’il décelait et en voyant ce qu’elle avait fait de la robe, il serra les mâchoires et les poings.

“Qu’est ce donc que cette tenue ?
-Une tenue un peu plus shurimienne que celle que vous m’avez attribué. Je ne tiens pas à renier mes origines dès le premier jour.
-C’est…
-Maître, l’exotisme de sa tenue rendra votre annonce encore plus éblouissante.
, Murmura Erik pour calmer la colère naissante de son propriétaire.
-Tu as raison. Allons-y.”

Taliyah suivi avec empressement et difficulté le guerrier, peu habituée à évoluer engoncée dans une robe aussi lourde et longue.
Quelques secondes avant d’entrer dans une salle d’où parvenaient des murmures de centaines de voix, le dignitaire se retourna et lui intima sèchement :

“Votre exotisme ne vous sauvera pas tout le temps alors tâchez de ne pas me faire passer pour un idiot. Ne parlez que si on s’adresse directement à vous et ne me perdez pas de vue.”

Taliyah opina, la gorge trop nouée par le stress pour répondre. Rester collée à lui toute la soirée et le laisser gérer ? Aucun problème. Ca lui convenait parfaitement.
Les portes s’ouvrirent, ils entrèrent, la shurimienne de plus en plus effrayée et souhaitant de plus en plus disparaître dans un trou de souris.
Elle joignit les mains et baissa les yeux, rouge de gêne. Elle n'écouta même pas le discours pompeux que son "bienfaiteur" fit sur elle, sa trouvaille, l'éblouissante découverte faite à la gloire de Nexus... Non, elle voulait juste disparaitre.

Quand elle releva le regard, elle tâcha de s’abîmer dans l’admiration de la pièce, de ses dorures au plafond, de ses tapis, de ses sièges massifs, et… De son immense miroir qui tapissait tout un pan de mur, donnant à la pièce une impression d’immensité.
Perdue dans l’étude des reflets, elle finit par capter un regard attentif fixé sur elle, un regard ourlé de cils noirs, un regard fascinant qui, accompagné d’une bouche carmin, lui offrit un sourire avenant et… Effrayant à la fois.
Déstabilisée par ce curieux mélange, Taliyah fut incapable de choisir entre rendre le sourire ou partir en courant se réfugier dans sa chambre. A la place, elle opta pour une demi-mesure et baissa à nouveau les yeux, ses mains commençant à chauffer sérieusement sous les mauvais traitements que les triturements leurs occasionnaient.
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MessageSujet: Re: Le moineau et l'araignée.   Mar 25 Oct - 12:02

Le sourire d’Elise s’agrandit lorsque la jeune fille se rencogna dans une humilité forcée, elle n’avait prêtée qu’une oreille distraite au discours dithyrambique du maître des lieux, ce dernier paraissait bien trop forcé et artificiel à son gout… et elle était bien placée pour le savoir elle-même étant une véritable maîtresse en matière de faux semblant.
Cela étant, les point maîtres du flot de paroles incessantes avaient néanmoins été prélevés et notés avec une précision chirurgicale dans les méandres organisés du cerveau de l’arachnée. Le petit oiseau exotique qui pupulait en silence à côté de son ‘bienfaiteur’ était donc une magicienne shurimienne ? Voilà qui méritait intérêt et un peu plus qu’un sourire gracieux en guise d’attention. La matriarche Zaavan n’aurait après tout pas fait l’effort d’honorer cette soirée de sa présence si elle n’avait exercé aucun attrait sur elle… Lorsque l’on était à la tête d’une noble famille influente de Noxus, mieux valait se tenir au courant de ce qui se déroulait dans les méandres de l’hégémonie au risque d’y disparaitre rapidement, et puis… les nouveaux talents étaient toujours les bienvenus lorsqu’il était question de fleurir efficacement un jardin sombre.
La dame n’eut aucun mal à se faire introduire auprès du maître des lieux qui déjà se trouvait entouré d’une petite bande de baveux à la recherche des miettes de gloire bientôt promises à l’appétit du colosse. La réputation de beauté, de mystères, et son charisme hypnotisant, que quelqu’un de malin aurait sans doute qualifié de surnaturel, valurent rapidement à l’élégante séductrice de converser avec l’homme au marteau qui gonflait tellement son jabot en faisant la roue tel un paon arrogant qu’on se demandait comment il faisait pour ne pas toucher le plafond.
Elise se prêta au jeu de bonne grâce, charmant l’indigent avec délicatesse, lui faisant l’honneur d’entrapercevoir sa peau pâle en des endroits vallonnés, ou touchant son bras de l’un de ses fines mains manucurées à la perfection, l’homme ne s’offusqua même pas que sa cavalière puisse le regarder dans les yeux sans même bouger un cil, la longiligne et plantureuse créature l’ayant bien assez sous sa coupe désormais pour diriger son attention vers sa véritable cible.

"Mon cher, il faut d’ailleurs que je vous félicite pour l’adorable tenue de votre protégée, le style shurimien n’imprègne plus la mode de nos contrées depuis quelques années et c’est une perte."

La main fermement planté sur l’avant-bras du militaire, la dame sourit à son vis-à-vis puis à la jeune femme d’un air assez attendri ce qui contrastait assez avec la maîtrise parfaite dont elle semblait faire acte dans tous ses gestes. L’araignée savait se rendre parfaitement accessible pour qui l’intéressait et c’était précisément ce qu’elle entendait faire avec la jeune shurimienne.

"A ce sujet, puis-je avoir connaissance de votre nom jeune fille ?"

L’homme au marteau ouvrit la bouche pour répondre à la place de Taliyah, mais la douce main se crispa sur la manche de son uniforme et il s’attira les foudres d’un regard de braise.

"Je suppose qu’elle dispose d’une langue pour s’exprimer ?"

Dans le but de faciliter encore plus les échanges avec le petit moineau Elise répéta la question dans un shurimien parfait quoique légèrement vieillot et teinté de l’accent rauque de Noxus.

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MessageSujet: Re: Le moineau et l'araignée.   Jeu 27 Oct - 15:49

Taliyah n’avait pas envie d’être là. Vraiment. Elle sentait tous les regards curieux, inquisiteurs et intéressés sur elle et de désagréables frissons parcouraient son échine. Cela faisait maintenant trop longtemps qu’elle cachait son don pour apprécier d’être ainsi l’attraction numéro une d’un gala noxien. Elle continuait d’éviter les regards, ses prunelles noisettes fixées obstinément vers le sol, espérant qu’ainsi l’intérêt des invités s’étiolerait devant son manque de conversation et de coopération.
Cela fonctionna… Un temps. Au début, son bienfaiteur ne s’en souciait pas car il recevait les compliments, boniments et cirages de pompes qu’il attendait et qui ne faisaient que grossir son ego. Plus la soirée avançait, plus il se cambrait, fier, et la shurimienne se dit qu’il allait finir par tomber en arrière. Dans son esprit, elle visualisa une tortue sur le dos, incapable de se retourner et s’autorisa un sourire en coin.


Au bout d’un long moment où elle avait perdu le fil de ses pensées, physiquement présente et mentalement absente, elle sentit un changement dans l’attitude de son voisin et força son esprit à revenir à l’instant présent.
Un personne seule parlait au maître de soirée à présent. Voix suave et sensuelle, ton charmeur et mystérieux, Taliyah ne put s’empêcher de tourner la tête pour buter sur des jambes. De grandes, immenses, laiteuses jambes. Son regard commença à remonter lentement, la demoiselle se demandant jusqu’où elles montaient. Et plus elle levait les yeux, plus elle en arrivait à la conclusion que cette paire de jambes n’avait aucune fin… Jusqu’à ce qu’il arrive à une taille fine et résolument féminine.
Les tons rouges et noirs de la tenue lui rappelèrent quelque chose et la demoiselle fronça les sourcils, tâchant de se souvenir. Ses yeux, comme mus par une volonté propre, continuait de se relever sur un décolleté savamment travaillé, une main pâle posée sur l’avant-bras de son mécène, un cou gracile et… Le visage.


C’était la dame au regard étrange ! Taliyah déglutit difficilement, soudain mal à l’aise. Elle ne savait dire pourquoi mais son don était en alerte, murmurant à son oreille de faire attention. La sensation de la pierre était très lointaine, coupée par plusieurs mètres de tapis, de plancher, de fondations… Mais le murmure lancinant était impossible à ignorer totalement.
Pourtant la dame souriait doucement, charmeuse, enrobant son hôte comme… L’image d’une araignée enroulant une victime anesthésiée dans un cocon de soie s’imposa à son esprit avec force et Taliyah secoua la tête légèrement pour s’en débarrasser.
C’était ridicule. Elle ne connaissait cette femme ni d’Eve ni d’Adam mais vu comment son bienfaiteur la regardait, avec une admiration mêlée à de la crainte et… Une pointe de respect ? La shurimienne se douta qu’elle n’était pas n’importe qui.


Elle en était là de ses pérégrinations mentales quand, contre toute attente, l’attention se porta sur elle. Déstabilisée, Taliyah le fut plus encore à l’évocation de sa robe. Elle lutta contre un sentiment diffus de fierté au compliment sous-jacent lancé avec adresse par la somptueuse femme de rouge et noir et elle ne put s’empêcher de sourire un petit peu.
Quand la question fusa, la Tisseuse de Pierre se figea. Oh non. Non, non, non, non. Elle ne voulait pas s’engager dans une conversation. Déjà parce que son Noxien était horriblement rudimentaire et qu’elle parlait en shurimien à son mécène… Et parce qu’elle ne voulait pas entrer dans le jeu des mondanités. Qu’on la laisse tranquille…
Comme s’il avait compris son message mental, son bienfaiteur au blason de marteau s’apprêtait à répondre quand il fut interrompu.
Et quand enfin, la question fut re-posée en shurimien presque parfait, Taliyah sut qu’elle était coincée. Aucun argument plausible ne lui venait pour s’esquiver. Prétendre la fatigue du voyage ? Mauvaise idée, elle passerait pour une lavette. Dans une ville où la force primait… Malade alors ? Moyen, elle avait eu l’air bien toute la soirée. Peut-être aurait-elle dû y penser avant !


Réprimant un long soupire, Taliyah planta son regard dans les prunelles sombre de son interlocutrice, comme on lui avait toujours appris, et répondit sur un ton ferme mais bas, en noxien rustre, de façon à ce que seule la Dame l’entende :


“Je m’appelle Taliyah. Enchantée.”


Elle lâcha la politesse à la façon noxienne pour bien faire et sentit son mécène se détendre imperceptiblement. Elle ne l’avait même pas sentis se crisper.
Celui-ci enchaîna d’ailleurs, sans doute pour éviter tout incident de malséance, en présentant la Dame d’un ton guindé.


“Taliyah je te présente Dame Elise. Elise Kythera-Zaavan. C’est la Grande Prêtresse du Culte de l’Araignée et une personne d’une grande… Influence à Noxus.”


La demoiselle opina pour marquer sa compréhension et opina de nouveau pour saluer la prêtresse avec une courbette shurimienne. Après tout, tant qu’à être exotique, autant l’être jusqu’au bout. Elle prenait un risque toutefois, la dame serait-elle charmée ou choquée par ce salut barbare ?
La Tisseuse sentit son bienfaiteur se raidir à nouveau quand il la vit faire, ce qui confirma ses soupçons. C’était quitte ou double, pile ou face.


Autour de leur petit comité, et parce que Taliyah avait enfin ouvert la bouche, un petit attroupement s’était formé. La curiosité qu’elle avait eu tant de mal à étouffer reprenait de plus belle. Et soudain la demoiselle eut la désagréable idée qu’on allait bientôt lui demander une démonstrations de son “don”. Elle déglutit, une sueur froide commençant à perler dans son dos.
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MessageSujet: Re: Le moineau et l'araignée.   Mar 15 Nov - 17:01

Toujours munie de son sourire de chat repus et bienveillant Elise attendit patiemment que la jeune femme ne se remette de ses émotions et lui réponde avec courtoisie, même si elle n’avait pas eu le loisir d’assister à tout le combat mental de Taliyah, la dame avait bien constaté un trouble léger avant l’irruption de la réponse à ses questions.
Soutenant le regard noisette de ses propres iris rougeoyant, elle garda un visage aimable et ouvert, ne dévisageant pas plus que nécessaire la jeune personne de peur de l’effrayer. L’araignée connaissait bien le pouvoir captivant et légèrement effrayant de ses prunelles et tâchait pour le moment de ne faire qu’attirer l’oiselle effarouchée pour avoir le plaisir de visualiser ses dons lorsqu’elle prendrait son envol.
Elise ne se soucia guère de la tension chez son hôte, ou plutôt il devenait tellement secondaire à ses yeux qu’il pouvait bien être près de se rompre de stress, qu’elle n’aurait pas haussé le moindre sourcil. Néanmoins elle acquiesça par un gracieux mouvement de tête qui valait également salut, tout en roulant un regard de velours venimeux sur le géant au marteau qui annonçait son titre religieux aussi haut et fort, un manque de finesse et de bon sens politique qui hérissa le duvet délicat de la dame qui commençait à se souvenir de plus en plus pourquoi cet homme était tombé si vite de son piédestal… Certains ne savait pas tenir leur langue ou la manier avec agilité du bon côté.
Fort heureusement, si son protecteur était grossier Taliyah amenait une touche de fraîcheur et d’innocence qui n’avait que rarement place dans les salons noxiens, et sa révérence à la shurimienne mettant en valeur les manches flottantes de sa tenue, ne faisait que la rendre plus gracieuse et délicieuse. Toujours dans son shurimien désuet la prêtresse continua de s’adresser à l’enfant.

"Je suis également enchanté Taliyah, c'est un joli prénom, alors dites moi comm… ho, un salut shurimien, décidément cette soirée est placée sous le signe de l’exotisme ! Mon cher, vous auriez dut en jouer, les soirées thématiques ont toujours beaucoup de succès, quel dommage d’être resté si martial..."

L’homme se détendit et se tendit presque aussi vite qu’un élastique soumis aux jeux pervers d’un enfant voulant tester ses limites, autour le peu de convives comprenant le shurimien, et ils étaient tout de même quelques-uns, surenchérirent aux suggestions d’Elise. Cette dernière tapota doucement l’avant-bras du colosse comme s’il lui permettait de piloter la bête à coup de douceurs manuelles. Profitant d’ailleurs qu’il répondait à une petite foule de question et d’enthousiasmes débordant sur ses voyages dont il se glorifiait encore plus qu’un démacien en face de la justice même, la dame en profita pour se pencher légèrement sur sa proie et lui susurrer doucement de sa voix de velours :

"Dites-moi jeune demoiselle, de quelle tribu êtes-vous ? Noxus commerce régulièrement avec des shurimiens, il n’est pas rare de voir quelques représentants de votre peuple ici, j’ai eu moi-même l’occasion d’en rencontrer."

Elise se passa de mentionner que les shurimiens faisant affaire avec Noxus était plus souvent des marchands qui vendaient le fruit du pillage systématique des tombes et autre restes du vieil empire shurimien, ayant sombré dans le désert, et des mercenaires endurcit par le climat et la dureté de leur terre natale, bras à tout faire sans pitié et d’une grande valeur sur le marché des égorgeurs gardes et autres gros bras en tout genre.
La matriarche Zaavan allait tout en douceur et ronds de jambes autour de la petite mage pour la pousser à découvrir son secret et satisfaire sa curiosité, mais tous n’avaient la politesse et l’élégance de prendre le temps de mettre en confiance, et alors même que la jeune fille aurait pu se détendre en parlant un peu des siens, on annonça en grande pompe le déplacement de l’assemblée dehors, pour un petit ‘spectacle’

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MessageSujet: Re: Le moineau et l'araignée.   Jeu 24 Nov - 9:12

Taliyah redoutait cet instant. Celui où elle allait devoir monter son don et son imperfection. Elle se demandait ce qui pourrait bien la sauver si d'aventure sa démonstration tournait à la catastrophe et ridiculisait son mécène. Qui alors lui prodiguait la maîtrise et l’enseignement qu’il lui avait promis ?


Suivant la foule dehors, bien obligée à cause de la poigne ferme du Marteau sur son bras, elle se sentait de plus en plus mal. A chaque fois qu’elle avait dû utiliser ses capacités, c’était seule ou devant sa tribu, les seuls qui l’acceptaient telle que la Tisseuse l’avait créée. Jamais devant autant de gens et plus encore, devant autant de gens influents. Si elle se loupait et que certains venaient à mourir, qu’adviendrait-il d’elle ?
Proche de l’explosion de stress, elle souffla plusieurs fois, son esprit combatif revenant à la charge. Au pire, cette cité vénérait la puissance non ? Donc si elle tuait des gens, alors peut-être qu’elle serait adulée au contraire ? Et puis tant pis pour eux si ça se passait mal, ils n’auraient qu’à s’en prendre à eux !


Fort de cette idée, Taliyah se jura de faire de son mieux. Arrivant au centre de l’esplanade qui donnait sur la maison, encerclée par ces curieux qui la considéraient comme une bête de foire, elle ferma les yeux et tâcha de les oublier.
Sa danse de la Tisseuse, qu’elle avait dû faire à sa majorité, peut-être pourrait-elle la refaire ? La dernière fois, ses dons s’étaient manifestés tandis qu’elle dansait alors peut-être que cette fois aussi ? Il fallait juste qu’elle oublie où elle était et qu’elle s’imagine dans sa tribu, au coeur du désert qui l’avait vu naître.


Une toux et un soupir la firent tressaillir, les noxiens n’étaient pas réputés pour leur patience, il fallait qu’elle s’active et vite si elle ne voulait pas qu’il se lassent, ridiculisent son mécène et que celui-ci se venge sur elle.
Les yeux toujours fermés, elle commença à danser, les pas qu’elle avait appris toute sa vie coulant dans ses veines, les rendant impossible à oublier. Elle commença ensuite à chanter par dessus, dans sa langue natale, un shurimien coloré et beau, se mêlant parfaitement à ses enchaînements dansants.


Pendant un moment, elle dansa et il ne se passa rien, puis le murmure de la terre noxienne répondit à son appel et de minces colonnes de pierres commencèrent à s’élever et à s’enrouler autour d’elle tels des serpents autour du charmeur.
A présent, elle dansait avec les fils, les yeux toujours fermés, menant une valse exotique avec ses compagnons pierreux sous les “oh !” et les “ah !” de la foule qui curieusement la réconfortaient, lui donnaient l’impression d’être unique, spéciale et impressionnante.
Finalement la danse s’arrêta et les filons de pierre allèrent s’échouer tout doucement aux pieds des noxiens formant le cercle, comme des vagues sur le sable chaud.


Un silence, Taliyah rouvrit les yeux et soudain ce fut tout un tumulte d’exclamations impressionnées et charmées, d’applaudissements et de rires.
Très vite le Marteau fut près d’elle et lui posa sur l’épaule une grosse patte, l’air reconnaissant et soulagé. Cela serra le coeur du petit moineau qui se rendit compte que même son protecteur n’avait pas une totale confiance en elle et avait craint, lui aussi, que la démonstration fut un échec.


On vint la féliciter, elle puis son mécène, comme si c’était lui qui avait dansé et montré un pouvoir exceptionnel mais Taliyah, qui aurait dû se sentir lésée, s’en fichait. Elle était juste contente d’avoir passé ce qui lui semblait être son épreuve la plus difficile.
Profitant que le Marteau était prit de toutes part, elle se faufila dans la foule et s’éloigna, se réfugiant près d’un massif de roses pour souffler.


Elle n’avait pas oublié la Dame mais elle voulait simplement prendre deux ou trois secondes pour se ressourcer, n’étant nullement naïve quand au fait qu’il lui faudrait bientôt retourner se plonger dans la foule.
Elle le fit mais curieusement, plus personne ne s’intéressait à elle à présent, tout le monde discutant des possibilité qu’elle offrait, sans même s’apercevoir qu’elle était là.


Puis elle la trouva, la Dame qui avait finalement été la plus délicate avec elle. Et soudain Taliyah se dit qu’elle devait au moins répondre aux questions qu’elle lui avait posé, par politesse. Se rapprochant, elle attendit patiemment que l’interlocuteur de cette dénommée Elise ne s’en aille après moult compliments avant de s’avancer plus près, de la saluer encore et de toussoter pour répondre :


“Veuillez m’excuser mais je profite que le Seigneur du Marteau soit occupé pour venir trouver le temps de répondre à votre question... Euh donc je viens de la tribu de la Grande Tisseuse. Nous sommes principalement des bergers et des tisseurs de laine. On commerce peu avec les cités extérieures comme Noxus. J’ai appris votre euh, langue, en cherchant… Des renseignements.”


Elle avait failli avouer qu’elle cherchait un professeur en réalité mais elle ignorait si c’était réellement une bonne idée de dire tout de go ce qu’elle venait faire ici. Après tout elle était en terrain inconnu, mieux valait garder pour elle ses véritables intentions. Elle espérait que le Marteau saurait aussi tenir sa langue, lui qui était le seul au courant.
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MessageSujet: Re: Le moineau et l'araignée.   Ven 25 Nov - 16:47

La dame laissa le maître des lieux à ses admirateurs et se glissa parmi les groupes pour pouvoir admirer discrètement depuis un point tranquille la fameuse démonstration de monts et merveilles que l’on avait promis à la foule avide. Si sa marionnette au marteau l’avait cherché du regard brièvement lorsqu’elle avait cessé son emprise sur lui, il était à présent entièrement corps et âme soumit aux caprices des prouesses d’une toute jeune fille qui donnait l’impression d’avoir envie de se trouver le plus loin possible de là, sans doute dans les étendues chaudes et sablonneuses de son pays d’origine.
Tandis que les agglutinés ouvraient grands leurs yeux avec une soif sisyphienne pour le moindre geste de la petite alouette, Elise accapara un verre de vin d’un beau rouge carmin et huma tranquillement son parfum. Le cru ne semblait pas mauvais, ainsi qu’elle l’avait subodorée et c’est au travers un robe tanique d’un rubis sombre parfait que l’araignée contempla la roche se mettre à sinuer au son de la mélopée et des mouvements entêtant d’une jeune danseuse charmeuse de minéraux.

*Définitivement délicieux*

La bouche plein de vin et les yeux rougeoyant scrutant le moindre mouvement et la moindre parcelle de magie exploitée, l’araignée ne se mêla pas aux murmures et exclamations générales, préférant garder pour elle-même le gout qu’elle avait pour la saveur de cet instant.

*Tout cela est fort élégant mais jeune femme j’espère que tu es prête à exercer une magie plus offensive et moins artistique car notre foudre de guerre sur le retour n’a très probablement nullement l’intention de faire de toi la future sculptrice à la mode.*

La dame préféra s’asseoir un peu plus loin sur un banc au milieu d’une haie de troène qui avait vécue de meilleurs jours malgré une coupe récente et termina sa dégustation lorsqu’un jeune noble qui n’en croyait pas sa chance vint lui parler avec force rodomontades et œillades langoureuses. Elise lui fit la grâce de sa présence et de quelques sourires avant de l’envoyer se rendre utile au ravitaillement, quitte à faire mine d’être charmé autant que ce soit le ventre plein.
Comme si elle attirait une file de visiteurs ininterrompus c’est Taliyah qui fit son apparition presque instantanément après, amenant un sourire bien plus avenant et naturel sur le visage pâle de la prêtresse qui répondit au salut par une brève révérence de la tête et écouta avec attention les explications sur l’origine de la jeune mage.

"Je vous en prie ma chère je suis ravie de pouvoir converser avec vous, après tout vous êtes l’héroïne de la soirée même si ce cher [insérer prénom ici je te laisse choisir] attire pour le moment tous les regards suite à votre magistrale démonstration."

Assise droite sur son banc, Elise avait un mélange d’attitude noble et décontracté qui contrastait étrangement avec la finesse de son élocution et son vocabulaire toujours haut perché, accentué par son shurimien désuet. D’un geste gracieux elle indiqua à la jeune femme la place à côté d’elle, l’invitant à s’installer.

"La grande tisseuse ? Une divinité shurimienne dont je n’ai pas l’honneur d’avoir la connaissance, dites m’en plus je suis intéressée, à mon faible niveau je suis moi-même prêtresse d’un culte et tisserande à ses heures perdues… encore que je préfère la soie à la laine en dépit de son maniement… fragile."

Toujours tout sourire l’araignée tisseuse récupéra deux verres de vin et quelques canapés posés sur une assiette que son chevalier servant vint apporter en plein milieu de la discussion. D’un battement de cils elle congédia le prétendant en tendant le verre à Taliyah et en se navrant pour lui qu’il n’y ait pas plus de boisson pour tout le monde. Déconfit le noble repartit avec une certaine raideur vers le buffet pour récupérer un verre pour son propre compte.

"Votre Noxien n’est pas mauvais, il s’améliorera avec la pratique n’ayez crainte… surtout si vous continuez à chercher ces … renseignements ?"

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