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 Event Harrowing

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MessageSujet: Event Harrowing   Ven 28 Oct - 11:26

Par ici mes enfants...





C'est ici que nous attendons vos réponses pour l'event, à poster à la suite ♥ faites nous plaisir en nous faisant peur.

En ce qui concerne les règles de l'event ainsi que les récompenses voir sur le post introductif => ICI <=

Pour rappel, le sujet:

Mettez en scène votre personnage dans une situation horrifique, ou il se retrouve confronté à un danger mortel qui lui glace l'échine, bref, une situation ou il se ferait volontiers pipi dessus s'il n'était pas un être exceptionnel (ou pas).

Votre réponse prendra la forme d'un post rp.

Sont autorisés toute décoration, adjonction de médias divers, et pourquoi pas écriture à 4 mains ou plus (mais dans ce cas battez vous pour les récompenses).

Il n'y a pas de longueur minimale ou maximale
(bon celui qui me pond une ligne je le ban à vie quand même, vous êtes prévenus, idem pour les petits malins qui me sortiraient 2, 3, 4 ou autre chiffre ridicule.)

© PATH OF VALORAN

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Dernière édition par Elise Kythera-Zaavan le Dim 4 Déc - 10:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Event Harrowing   Ven 28 Oct - 16:07


HRPG: PREUMS ! Bonne lectuuuuuuuuuuuuure ~ ♥ Je vous promets, je n'ai pas fait un bain de sang !

Une fois n'est pas coutume, tu autorisas tes disciples à fêter Halloween dans le temple des Ombres. Cela avait l'air de plaire à ces derniers qui faisaient tout pour faire quelque chose de terrifiant et ainsi devenir le monstre-mignon le plus effrayant possible. Tu ne savais pas qui avait eu cette idée saugrenue comme thème, puisque tu ne voyais pas comment un monstre, supposé être hideux pouvait être mignon à la fois. C'est donc avec perplexité que tu croisas quelques ninjas déguisés en fantôme, un sorcière, un autre avait mis une citrouille sur la tête pour faire un Jack O'Lantern plus vrai que nature. Pour toi ce n'était pas très original en soit puisque tout le monde semblait avoir ces idées là pour se déguiser. Quoique, tu avais aperçu une immense pieuvre noire dans un coin et tu te félicita d'avoir au moins quelqu'un qui ne faisait pas comme les autres. Soupirant d'un air las, tu pris alors la direction de l'aile du temple qui abritait tes appartements afin de te préparer toi aussi à la soirée qui s'annonçait fort intéressante. Une fois à l'abri des regards dans ta chambre tu te dirigeas vers ton miroir afin de t'examiner.

Le masque qui recouvrait ton visage était certes effrayant pour ceux qui ne te connaissait pas, cependant pour les disciples si tu te pointais avec nul doute que tu te ferais huer pour ton manque d'originalité. Quoique, le premier qui oserait se moquer de toi serait probablement le premier à mourir sous la lame de ton gantelet et son sang sera utilisé comme décoration supplémentaire aux toiles d'araignées et autres créatures allant bien au thème de la soirée. Il était donc normal que tu abandonne ton couvre-faciès afin de te trouver un costume digne de ce nom tout en restant dans le thème qui avait été défini. Monstre-mignon… Qu'allais-tu bien pouvoir mettre afin de remplir les conditions ? Bah, tu avais encore quelques heures devant toi afin de t'en sortir. Silencieusement tu retires ton masque et abaissait le tissu rouge qui te sert de capuche, découvrant ton visage inconnu de ceux qui t'entouraient, du moins si l'on oubliait Shen.


« - Oh, mon dieu. »

Tu ne pu t'empêcher d'écarquiller les yeur de surprise en constatant le carnage qu'avait fait le temps sur ton visage. Teint cireux, cernes sous les yeux et de légères rides parsemaient ton visage. Autant dire que tu n'aurais finalement pas besoin de maquillage et autres artifices pour faire peur, tu le faisais déjà assez rien qu'en ayant enlevé ton masque ! On aurait vraiment dit Darth-Vador à la fin de Star Wars tellement tu faisais vieux et pourri. Passant une main sur ton crâne rasé, tu ne peut t'empêcher de soupirer d'un air exaspéré. Depuis quand étais-tu devenu si hideux ? C'était tout simplement un cauchemar. Revenu de ton choc émotionnel en découvrant ton apparence physique actuelle, il était hors de question pour toi de montrer ta pomme. Tes pauvres disciples étant probablement beaucoup plus fragiles que toi pourraient faire un AVC rien qu'en t'apercevant sans masque.

Tu te souvins alors du thème de la soirée. Monstrueux et mignon. Tu ne savais pas du tout par quel moyen on pouvait rendre le cadavre du Père de Luke Skywalker mignon. Après tout c'était comme rendre mignon une merde, il fallait y aller quoi ! Désespéré, tu ne pu t'empêcher de grommeler sur les ninjas de ton Ordre. Ou du moins celui qui avait eu cette merveilleuse idée de thème de déguisement. Une chose était sûre, c'est qu'il allait prendre cher demain matin quand la nuit sera passée. C'est là que tu eu une idée de génie, si on pouvait appeler cela ainsi. Courant vers ton lit, tu te mis à genoux afin de pouvoir ouvrir ta lame de parquet. En dessous se trouvait une cavité et avec un grand sourire satisfait tu en retiras quelque chose.

Revenant alors à ta place devant le miroir, tu enfilas donc ce que tu avais récupéré. Avec cela sur la tête, autant dire que tu avais de grandes chances d'être le gagnant du concours du meilleur monstre-mignon. Il fallait juste y avoir pensé en tout cas ! Tu pris alors un pot de peinture rouge et te badigeonna du liquide écarlate afin de faire semblant que tu avais tué quelqu'un. Inutile de salir tes gantelets habituels, tu pris une autre paire afin de continuer ton pseudo-carnage. Finalement tout était prêt et tu sortis de tes appartements non sans te demander si quelqu'un trouverait ton déguisement à son goût. Heureusement tu le découvris assez vite puisque la majorité de tes disciples étaient déjà présent autour de l'estrade où le gagnant du concours de déguisement. Sous ton passage plusieurs têtes se retournèrent, interloquées. Certains te sifflèrent pour témoigner leur admiration devant ton déguisement tandis que d'autres s'écartèrent, limite choqués de te voir ainsi. C'était limite flippant et nul doute que certains en feraient des cauchemars !

Après tout ce n'était pas donné à tout le monde de voir le grand Zed avec un masque de licorne dont la longue corne était imprégnée de sang!


JOYEUX HALLOWEEN PATH OF VALORAN !
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MessageSujet: Re: Event Harrowing   Mar 29 Nov - 15:33

Elle se cacha sous la couette, recroquevillée en position fœtale au creux du grand lit à baldaquin, dans une caverne miniature douce et chaude toute faite de lin blanc et entourée de laine épaisse et de plumes.
L’angoisse dans ses yeux fit perler quelques petites gouttes d’eau au coin de ses paupières, pauvre hère terrifiée à l’idée de ce qui pouvait bien l’attendre au-delà du confort fragile que voulaient bien lui accorder les draps pour le moment. Mais il faudrait bien sortir un jour ou l’autre, quitter la sécurité relative de la forteresse de tissu et affronter le froid et la terreur sans nom au-delà.
Rien que l’idée de risquer de la voir la faisait trembler, d’effroi et de dégout, son petit nez froid se recroquevilla un peu plus dans la peluche de fourrure de lapin qui lui servait de doudou depuis toujours. Pauvre petite créature rembourrée parfaitement inutile, elle ne pourrait jamais la défendre contre la bête immonde qui rôdait là dehors… Dans un sursaut d’effroi supplémentaire, elle vérifia que les côtés de son havre étaient bien étanches, et ne laisseraient pas passer l’inopportun au cœur de son empire duveteux.
Elle ne pouvait cesser de penser à la chose funeste qui avait rôdé sur la nuit, à son ombre grotesque et tremblotante projeté par la lumière du feu sur les rideaux carmins de son lit. La gigantesque créature à huit pattes prenant tout l’espace de la toile sur laquelle elle se projetait, ses immenses membres disproportionnés rampant sur le sol de manière obscène.
Un frisson remonta tout le long de sa colonne vertébrale et hérissa le duvet délicat de son cou. La sensation de chatouillement et l’impression qu’une bête avait elle-même causée se déplacement la conduisit à frotter frénétiquement son dos puis à s’allonger dessus. Malgré l’angoisse, le sommeil commençait à la gagner… Et si… et si ELLE pénétrait pendant son sommeil sous les couvertures ? Et si, furetante elle marchait sur elle pendant qu’elle dormait à poings fermés ? Et si… Et si elle pondait sur elle ? Dans ses oreilles, son nez, sa bouche ouverte, sous sa peau délicate… et si une horde profitait de son assoupissement pour se précipiter et faire d’elle une tanière vivante et horrifiée par ce qu’elle abritait ?
De nouveau des larmes coulèrent le long des joues et un gémissement presque bestial s’échappa entre les petites lèvres… Elle respirait rapidement, haletante, son cœur battant la chamade, terrifiée au point de ne pas bouger… si elle ne faisait rien peut être que l’autre partirait ? Peut-être qu’elle pourrait rester tranquille jusqu’au jour… jusqu’au moment où sa nourrice viendrait et d’un revers de la main pragmatique effacerait toutes ses inquiétudes ?

"Ce n’est pas la petite bête qui va manger la grosse ! Elise ? Voyons… soit raisonnable, ce n’est pas parceque les araignées ont huit pattes et qu’elles sont moches qu’elles sont forcément méchantes et prêtes à te dévorer."

La voix d’Isoldine retentit dans son crâne en guise de rappel et la calma un peu… mais elle avait tellement peur… surtout depuis ce jour, ce jour maudit, la petite se mordit la lèvre presque au sang rien qu’en repensant a ce souvenir.

Mère, grande et belle, assise bien droite dans toute sa splendeur hiératique. Mère en train de parler et de donner des recommandations sur la soirée… et la CHOSE qui passe, énorme, trainant derrière elle un mouton de poussière comme une cape, un linceul funèbre. L’enfant qui sursaute et cri, un petit cri étranglé, et bientôt le regard de mère, sévère et inflexible qui fronce les sourcils.

"Une vraie dame reste calme en toutes circonstances, que craignez-vous Élise ? Cette créature est minuscule, vous devez passer outre cette peur ridicule, vous êtes une Kythera, vous êtes forte, à moins que vous ne vouliez passer pour une faible aux yeux de tout Noxus ? Est-ce ce que vous voulez mon enfant ?"

"Non mère, je suis forte, je vous rendrais fière, pardonnez-moi."

"Le pardon ne suffit pas, prouvez moi que vous êtes digne, ramasser là !"

"Mère… je vous en prie."

"Ramassez là Élise, ou vous serrez punie."


La peur au ventre, les crampes de terreur qui fouissent dans les entrailles comme autant de vers dans des pommes juteuses. La créature recroquevillée dans un coin, perchée à un fil, trop concentrée sur son œuvre : emmitoufler avec amour une mouche dans un fil presque invisible.

"Mère…"

La détermination dans les yeux, la punition serait bien pire elle le savait, la main tremble et les larmes ne sont pas loin, mais interdiction de pleurer devant mère, interdiction d’être faible à cet âge… Elle était trop ‘vieille’ dorénavant, et si son frère cadet avait l’autorisation de vagir encore à son aise, c’en était terminé pour la benjamine des filles.
Elle finit par attraper une patte d’un geste preste, une grosse patte velue au toucher de chitine froid. Sa taille est telle que la chose Prend tout l'espace de sa paume, un sanglot remonte dans sa gorge et elle retient une grimace de pur dégout.

"Restez cinq minutes avec cette araignée dans les mains et écoutez ce que j’ai à vous dire pendant ce temps, j’espère que cette leçon vous sera profitable."


Les cinq minutes les plus longues de son existence… et la leçon n’avait qu’accentué la terreur indicible et viscérale à l’égard des arachnées. Pendant des heures elle avait lavé ses mains, et rien que d’y repenser ses paumes la démangeaient… Mais si elle voulait de nouveau se purifier, il lui faudrait sortir de sa cachette… au risque de retomber à nouveau sur… ELLE.

Elle finit par fermer les yeux, très fort, en serrant les dents à s’en fendre les molaires. Et si elles les fermaient suffisamment longtemps ? Peut-être que le jour et Isoldine viendraient plus vite ? Peut-être qu’elle se réveillerait et n’aurait plus peur ? Peut-être finirait-elle par devenir assez forte ?
Elle cligna une fois, deux fois et la troisième fois…

Elise rouvrit les yeux et darda son regard de feu sur la victime recouverte de milliers de jeunes et gourmandes petites bestioles, un sourire s’épanouit sur son visage découvrant des dents qui n’avaient plus rien d’humain, de même que les gigantesques pattes qui la portaient loin au-dessus de la mêlée.

"Allons, allons, soit fort… mon cher Tullius, ce n’est pas la petite bête qui va manger la grosse… C’est ce qu’on dit toujours aux enfants."

Un rire léger s’épanouit dans l’air, cet air qui n’était plus respiré que très rarement par des poumons humains et vivants, un bruit de chitine frotté lui répondit, monstrueux il provenait de derrière la femme et son propriétaire fut la dernière vision du sacrifié.

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Dernière édition par Elise Kythera-Zaavan le Jeu 1 Déc - 10:28, édité 1 fois
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HAMSTER DE MATHS
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MessageSujet: Re: Event Harrowing   Jeu 1 Déc - 0:09

La foudre frappa. Une fois. La foudre ne frappait jamais deux fois au même endroit. Enfin, c'était ce qu'on disait. Kennen, lui, savait qu'il pouvait en être autrement. En cette nuit sombre, il n'y avait rien. Pas d'étoiles pour illuminer les cieux, pas de lune éclairant de sa splendeur les basses terres de ce monde.
Kennen était en route pour une habitation reculée dans la forêt. Maintes fois, Shen le lui avait dit : "Tu dois apprendre à communiquer avec les esprits". Certes, Kennen pouvait être animiste, croire aux forces naturelles, et songer sérieusement à l'existence des esprits, s'en était une autre chose que de communiquer, parler avec eux. Shen était connu au sein du Kinkou pour avoir une relation particulière avec eux, mais, c'était hélas tout.
On lui avait donc signalé l'existence d'une femme qui elle aussi, pouvait communier avec les esprits, et Kennen s'était mis à sa recherche. Une hutte dans la forêt à l'Ouest de l'île de Ionia...
Il faisait donc nuit noire lorsque Kennen arrive en vue de la cabane en bois. La façade était éclairée par deux torches, les lumières dansantes des flammes produisant une inquiétante ambiance. Les seuls bruits alentours étaient un vent léger au travers des feuillages désormais éparses, et quelques branches grinçantes. Le regard du Yordle se porta tout autour de lui. Rien n'était plus dérangeant que l’obscurité complète, même pour un ninja.
Entre les deux torches, sur les quelques marches de fortune qui menaient à l'intérieur du petit bâtiment, une silhouette était présente. Une femme rabougrie, aux cheveux épais et crasseux, à l'origine, sans doute blancs, mais la saleté et la poussière les faisaient tendre vers un gris désagréable. Elle avait deux yeux brillants, et il eles sentait, rivés sur lui. Sans même bouger, une voix usée par le temps s'échappa de la bouche de la femme.

"Tu étais attendu. Entre, Yordle, entre."

Elle remonta difficilement les marches, d'enfonçant dans la cabane d'où émanait une petite lueur orangée. Alors que Kennen, méfiant, s'avançait pour la rejoindre, il sentit sur lui un regard pesant. Personne d'autre aux alentours. Un bref frisson lui parcourut l'échine alors qu'il s'empressait d'entrer dans la masure. Derrière le rideau tissé d'os qui servait de porte, il découvrit en effet la raison de cette lueur orangée : un petit foyer était installé au centre de l'unique pièce. Autour, deux petites couches. Le reste de la pièce était composé d'une étagère de fortune avec quelques bocaux ou racines. Un matériel de cuisine était entreposé dans un coin, semblant ne pas servir bien souvent.
La femme, agenouillée sur la couche de droite, l'invita de la main à prendre place sur celle en face. Ainsi séparés par le faible feu, Kennen attendit quelques secondes en silence, alors que la femme ne faisait rien. Comme si elle attendait quelque chose. Kennen retira le masque qui masquait la moitié inférieure de son visage, le laissant pendre autour de son cou.

"Je..."

L'inquiétante humaine face à lui leva la main, paume vers lui, intimant de se taire. L'ambiance poussait le Yordle à beaucoup de prudence, et il ne tenta pas de parler avant d'y être invité.
La vieille femme se leva après quelques secondes pour aller chercher un des bocaux à partir duquel elle versa un liquide visqueux dans une petite coupe, l'apportant au ninja. L'odeur était infecte, mais le regard insistant de la femme le poussa à avaler la mixture. Fort heureusement, le goût n'était pas aussi horrifiant que l'odeur.

"Bien, ninja. Tu es en quête d'une vérité, n'est-ce pas ? Comment parler aux esprits et communiquer avec eux. Je me trompe ?"

Kennen hocha la tête. Il ne savait pas comment elle avait su qu'il allait venir ce jour-là, à cet instant précis. Peut-être que Shen l'avait prévenue du jour et qu'elle était sortie un peu avant... C'était encore possible, oui...
Il suivit du regard la femme qui se levait pour aller chercher dans une urne une poudre, qu'elle vînt ajouter au feu, le faisant allègrement crépiter, et sortant d'autres petits sacs des poches sur sa tunique.
Une première poignée d'herbes diffusa un arôme entêtant dans la cabane. Une seconde, d'un semblant de sable fit virer le feu au bleu, et elle tendit au Yordle une dernière poignée, de petites graines noires.

"Mets-les dans le feu, et les réponses viendront à toi."

Kennen déglutit, jeta un dernier regard sur la vieille dame, et lâcha ce qu'il avait en main dans le feu. Le feu grandit et, ébloui, le ninja ferma les yeux.

Lorsqu'il les rouvrit, ce fut pour se trouver dans une cabane... Le toit était déchiqueté, pourri. Le froid mordait sa chair, et surtout, il n'y avait plus de feu. Le plancher lui-même semblait d'un autre âge, rongé par l'humidité et le temps. Face à lui, ce n'était plus cette femme aux cheveux ternis par la crasse. Enfin, plus exactement. La forme désormais fantomatique de son hôte était une raison suffisante pour Kennen de désormais s'inquiéter. Elle le regardait toujours, de son regard sérieux, et lui ne trouvait pas ça de son goût. Il était prêt à fuir. Mais son corps était lourd.

"Pour les hommes, les esprits ne sont que des souvenirs, des vestiges de l'inconscient collectif. Je suis le lien entre nos mondes, et tu vas désormais pouvoir communier avec les esprits... A jamais."

Il regarda sous lui pour se rendre compte que ce n'était pas son corps qui était lourd. Son corps était... Sous lui. Il était en train, comme d'en... sortir. Une vague de panique l'envahi. Il ne pouvait plus le bouger, et ses sensations étaient... diffuses.

"Laisse toi absorber. Laisse toi engloutir. Le corps n'est qu'une coquille. Qu'une enveloppe. Seul l'esprit importe, il est l'essence de l'existence."

Si son corps ne voulait pas bouger, alors il le ferait bouger de force. Concentrant son énergie, il fit usage de son don : manier l'électricité. L'infuser dans ses muscles, les obligeant à se tétaniser de cours instants, pour produire des mouvements et ainsi se tenir debout. Heureusement, il était encore en contact avec son corps.

"Pourquoi se battre... C'est impossible de l'influencer d'ici."

Il en avait assez entendu. Qui qu'elle soit, il ne pouvait se laisser séparer ainsi de sa chair, car il serait alors mort. Alors que sa force physique l'abandonnait, que son corps le laissait littéralement tomber aux mains des ténèbres, il s'accrocha, avec pour seul but de s'enfuir. Son corps se mit à se mouvoir, avançant alors que l'âme du Yordle flottait juste devant lui, comme le tirer.

"Gare, ceux qui fuient la forêt n'y reviennent jamais... Prêt ou non, tu dois accepter ce fait. Abandonner la compréhension du monde spirituel, est-ce un sacrifice suffisant pour ta vie charnelle ?"

Sa voix la suivait alors la femme avait disparu derrière lui, que les alentours de la cabane, si calmes, étaient désormais torturés, boueux, risquant de s'enfoncer à chaque pas dans le sol, la terre détrempée collant à ses pieds, alourdissant encore plus la charge que représentait déjà son corps. Sa respiration, désormais éteinte, ne l'inquiétait pas pour le moment, car il ne ressentait pas le besoin d'inspirer dans cet état où il se sentait dissocié de son corps. L'aspect des arbres, comme possédés, le fixant alors qu'il progressait, lui glaçait les sangs. Il les entendait hurler. Il les entendait, des arbres !

"Reste, ou ne reviens jamais !"
"Accepte ce cadeau, ingrat !"
"Est-ce cela que la vaillance d'un protecteur de l'équilibre ?"

Cela le heurtait. Il avait été envoyé ici pour en découvrir plus, apprendre des esprits, mais il ne pouvait se résoudre à s'abandonner ici. Voir son corps sans défense était au-delà de ce qu'il pouvait endurer, et il commençait enfin à s'apercevoir que quelque chose clochait. Il se mit à utiliser ce qu'il n'avait jamais expérimenté : les chocs électriques sur les cellules de son propre cœur. S'il parvenait à sortir d'ici mais que son corps s'était éteint, comment ferait-il ?!
Il ressentait la fatigue. Indéniablement, même sous cette forme, il ressentait les désavantages de la vie. Et c'était une motivation supplémentaire.
L'orée était là. Il allait enfin s’enfuir... Il ressentit une violente douleur au cou, sa forme spirituelle étant maintenue par une branche cramoisie. Courte douleur, car sa tête se sépara de son corps. Son vrai corps s'écroula, juste en dehors de la forêt, suivi d'une gerbe de poussières étincelantes.

Aux lueurs de l'aube, il s'éveilla. Sa première pensée, malgré toute la douleur qu'il pouvait ressentir, était...

"Q-Qui suis-je..."
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MessageSujet: Re: Event Harrowing   Jeu 1 Déc - 22:04

[Après une longue, longue descente souterraine, la température a chuté en dessous de 0. Une curiosité un peu inquiétante que cette vieille masure cachant cet escalier derrière une porte qui semble à peine assez grande pour un yordle. Sur un bureau, dans cette pièce loin sous la surface de la terre, un journal de bord est ouvert]

Je n’ai pas l’habitude de parler de mon travail.

D’abord, parce que ça n’a rien de si intéressant. A part pour de la curiosité morbide peut être ? J’aime ce que je fais, mais quel intérêt à s’attarder avec des non-initiés sur la façon de récupérer un travail, de traquer, de tuer une personne ? Je ne me soucie pas de savoir si elle est innocente ou coupable. Pas de soucis moraux. Je prends un travail, je l’accomplis, et la vie va ainsi.

Et ensuite, parce que ça ne regarde personne. Pour le bien de la plupart des gens, à vrai dire, mieux vaut qu’ils se gardent loin de mes affaires, que ce soit pour leur conscience, pour leur sommeil, ou pour leur vie s’ils venaient à apprendre des choses faites pour être gardées loin des yeux ou des oreilles. Comme on dit, deux personnes gardent mieux un secret lorsqu’une des deux est morte. Un concept que j’aurais mieux fait d’appliquer moi-même cette fois.
Mais je vais faire une exception ce soir. Parce que cette fois, c’est moi qui ai du mal à dormir la nuit. J’ai gardé ça pour moi jusqu’à maintenant, j’ai tenté de l’oublier, de l’annihiler, de me rassurer, mais en vain. Cette scène me hante, et si je dois disparaitre, je veux que son empreinte reste quelque part, que tout ça ne soit pas oublié, et que d’autres soient avertis dans le futur. Que tout ça entre dans les mémoires. Une façon d’être certaine de ne pas disparaître complètement de la réalité peut-être, de laisser une trace de moi-même, si ça venait à me rattraper. Espérons que ça n’arrive jamais. Après tout je suis en sécurité, chez moi.

[Une tâche d’encre déborde sur cette ligne]


(A écrire là-dessus, je deviens déjà paranoïaque. Depuis quand est-ce qu’un simple claquement de volets, à cause de ce stupide vent, peut me faire sursauter comme ça ? Je pensais pourtant les avoir bien fermés, mais maintenant, c’est chose faite. )

J’étais pourtant avertie. Je savais que je ne devrais pas faire ça, je savais que suivre mon instinct m’avait toujours servi, et que cette fois-ci, il me hurlait de faire demi-tour. Mais je m’étais engagée et… Et vous savez ce que c’est (si tant est que quelqu’un en vienne à lire ces lignes, ce qui, j’espère n’arrivera jamais, étant donné ce que cela signifierai pour mon sort). Une histoire de réputation à tenir, de fierté personnelle de ne pas reculer devant une menace pour ne pas avoir l’air d’une simple petite proie peureuse, devant moi-même ou devant les autres. Et cette curiosité fatale… C’est difficile de se retrouver face à de l’incompréhension sans chercher à appréhender ce qu’il se passe.

J’aurais dû faire ce que je recommande tacitement aux autres, cette fois. Me mêler de mes affaires. Même si après tout, du moment qu’on m’avait donné ce contrat, peut-être que c’était devenu mes affaires ? Si je retrouve la personne qui m’a envoyée là-bas, elle passera un sale quart d’heure. Hors de question que je reste dans cette espèce d’attitude passive, à me demander ce qu’il va se passer maintenant. La vraie question, à laquelle j’essaye de trouver réponse en écrivant, c’est « Que vais-je faire maintenant ? ».

Maintenant que j’ai croisé le regard de cette chose. Je ne sais pas ce qu’elle est ni comment elle a fait pour m’avertir par deux fois, mais je ne l’ai pas écoutée, et je dois faire avec les conséquences.
Le premier avertissement est venu juste après ma reconnaissance préalable du terrain. Un travail qui avait l’air classique. Un rendez-vous dans un coin sombre, une personne au visage caché sous une capuche, me donnant un lieu, et un nom. Une consonance étrange, ce nom, ça m’avait l’air étranger. Je n’ai pas cherché plus que ça, sur le coup. Si je retrouve ce fils de chien…

L’adresse était en dehors de Noxus, un peu à l’écart des bidonvilles de banlieue crasse qui s’entassent autour des remparts. Pas si loin que ça. Deux petites heures pour y arriver. Une vieille bicoque à moitié délabrée, qui n’avait rien de particulier, mis à part… cette absence totale de vie autour. Ça, c’était inquiétant. Pas la moindre plante, pas le moindre lierre, pas la moindre mauvaise herbe, sur tout un cercle entourant cette bicoque, comme si la zone avait été brulée puis nettoyée. Et ce stupide canasson qui ne voulait pas approcher non plus, trépignant, bloquant sur place, au point que j’ai dû l’attacher à un arbre plus loin pour aller voir.

(Je rêve ou les volets viennent de nouveau de claquer ? Cette fois je suis sûre et certaine de les avoir fermés. Ils doivent être cassés.)

Enfin. J’ai fini par pousser la porte, qui n’était même pas fermée à clef. Cette maison puait l’abandon, ou bien le piège, à plein nez. Une couche de poussière plus épaisse que de la moquette, mais pas la moindre trace de toile d’araignée, ou de forme de vie quelconque. Seulement des empreintes de pas qui semblaient plus ou moins récentes dans la couche de suie, qui menait vers une toute petite porte, qui devait à peine faire un mètre de haut.

Le plus étrange n’était pas les gravures sur cette porte, ni même cette impression de propreté parfaite, à l’opposé du reste de cette bicoque. Ce n’était le fait que ces empreintes de pas qui y menaient commençaient au milieu de la pièce, comme si la… chose à laquelle elles appartiennent avait sauté depuis les poutres du plafond. Non, le plus étrange fut le courant d’air glacé qui souleva mes cheveux au moment où cette conclusion m’avait fait lever les yeux vers les dites poutres, et le murmure dans mes cheveux qui l’accompagnait. J’aurais préféré y apercevoir quelque chose à ce moment-là, que ce soit en haut, ou en me retournant. Quoi que ce fût, j’aurais pu évaluer cette stupide menace et prendre une décision. Mais il n’y avait rien. Une pièce sombre et crasse, et une porte fermée qui n’aurait pas pu laisser passer de courant d’air. Rien sauf la certitude que quoi que ce soit, elle savait que j’étais ici.
J’ai pris le chemin du retour. La petite porte ne s’ouvrait pas, et je n’avais pas de quoi la crocheter sur moi. Ce n’était qu’une reconnaissance préalable.

J’ai pour habitude de laisser une petite marque gravée dans le bois, avant de repartir. Sur une porte ou un arbre proche. Un avertissement à ma proie, pour jouer un peu avec elle et m’amuser.
Cette fois, l’idée ne m’a même pas effleurée.

C’est étrange, la notion du temps, parfois. Les deux heures à l’aller m’avaient parues courtes, tranquilles. Celles du retour s’éternisaient sous les sabots de mon cheval, comme si le paysage défilait moins vite. J’eu la sensation qu’elles en duraient trois. (Mais et encore, ce n’était rien, face à mon second retour, le lendemain. Je ne sais pas comment, mais ce truc pouvait soit ralentir le temps, ou bien me faire perdre la notion, mais j’ai vraiment eu l’impression de devoir chevaucher toute une journée pour en revenir.)

Je ne sais pas trop pourquoi, mais le lendemain matin, j’ai eu l’envie de passer voir mon ancienne nourrice et gouvernante. La femme qui s’occupait de moi quand j’étais enfant. Elle est vieille maintenant, et a à moitié perdu la boule, mais je lui rends visite de temps à autre. Peut-être était-ce pour me rassurer ce jour-là, une petite régression. Toujours est-il qu’entre deux fruits confits et immondes biscuits à la cannelle qu’il fallait tremper dix minutes dans du thé pour ne pas se casser une dent dessus, j’écoutais d’une oreille distraite ses délires – elle avait toujours conversé avec son chat, mais voilà que depuis quelques années, elle était persuadée que celui-ci lui répondait.

« Soucis m’a parlé de toi ce matin » qu'elle m'a affirmé, de sa voix grelottante, ces intonations maladroites de ceux qui n’en ont plus pour bien longtemps. « Je n’ai pas compris ce qu’il m’a dit, mais les chats sont parfois si mystérieux ! Il m’a dit que tu ne devais surtout pas ouvrir la petite porte. Tu comprends ce que ça veut dire, toi ? »

L’espace d’un instant, j'ai pu sentir mes tripes se nouer à ces mots. Non, ce n’était qu’un délire d’une vieille femme à moitié folle. Il devait s’agir d’un simple hasard. Après tout, il fallait bien que les statistiques finissent, au milieu de tout son babillage d’inepties, par tomber sur quelque chose qui par hasard, pouvait faire sens, n’est-ce pas ? Une petite probabilité certes, mais pas inexistante. Face à l’absurde, il fallait savoir rester rationnel. Sur ses gardes, mais rationnel.

C’était le premier avertissement.

Sur mes gardes, plus encore que la veille, j’y retournai. De jour, cette fois-ci. La nuit a beau être mon alliée, il est parfois des moments où l’on préfère avoir la lueur du soleil pas trop loin… Enfin, parlant de soleil, il pleuvait des cordes. Vraiment le genre de journée à rester chez soi. Mais l’esprit de contradiction, tout ça… Je suis de nouveau arrivée devant cette fichue bicoque. J’aurais cru que de jour, elle aurait eu l’air moins glauque. Et ben vous savez quoi ? Pas du tout. C’était même l’inverse. De jour, je pouvais voir chaque petite irrégularité dans le bois, chaque petite pourrissure qui suivait un schéma trop régulier pour être naturel ou anodin. Je pouvais voir chaque foutue trace de sang en forme de main qui parcourait les planches. Et je commençais à en avoir sérieusement marre. Ca puait la magie, et la magie, j’aime ça que quand je sais à quoi m’attendre. Et là, il y avait une petite saloperie qui en utilisait visiblement pour m’effrayer, ce qui ne faisais que renforcer ma conviction d’aller lui botter son joli petit derrière rose et de finir ça d’une lame en plein cœur.

Je suis entrée.
La porte grinçait moins que la veille. La poussière avait disparu du sol. Visiblement, l’occupant des lieux s’était enfin décidé à faire le ménage.
Et cette petite porte arrondie en haut… Même la serrure avait une forme étrange. J’ai mis près d’une demi-heure à l’ouvrir, et je ne sais même pas comment j’ai réussi. J’étais en train de m’acharner à bidouiller ça dans tous les sens, repliant encore et encore mes bouts de métaux, tellement que j’ai même fini par me couper. Et va savoir pourquoi, à ce moment-là ou j’en avais par-dessus de la tête, et où j’étais sur le point d’abandonner, ce stupide verrou à cliqueter et s’est ouvert. Sur un palier sombre d’un escalier qui descendait vers le bas… Vers des sous-sols visiblement.

(Rien que de repenser à cet escalier, et au froid qui s’installait à mesure que je descendais, j’en ai la chair de poule. Je vais demander à ce qu’on m’apporte un thé, tiens, ça devrait me réchauffer.
Voilà. Et s’il pouvait se dépêcher ça serait pas plus mal.)

Bref, cet escalier était noir, cet escalier était froid, de plus en plus froid, jusqu’à m’en geler les os et s’enfonçait profondément, mine de rien. Je ne sais pas combien de temps j’ai passé à descendre, mais je n’y voyais plus grand-chose, même avec mes bons yeux. Jusqu’au moment où j’ai vu quelque chose, et où je me suis dit que finalement, rien voir, ce n’était pas si mal.

Vous croyez aux fantômes ?

Moi non plus.

Mais là, c’est sans doute la description que pas mal de gens en feraient, que j’avais sous les yeux. Plusieurs petits corps, translucides, immatériels, qui luisaient légèrement dans le noir. Ils semblaient ne se former que de la vapeur qui s’évaporait de ma bouche à chaque expiration.

Des enfants.

Leur visage étaient brûlés, et leurs lèvres tremblaient, comme s’ils étaient sur le point de pleurer. Mais leurs yeux… Leurs yeux étaient ronds, vides, et me fixaient sans cligner des paupières qu’ils n’avaient pas.
Et un seul murmure s’est échappé de leurs lèvres. A peine un chuchotement

« Va-t’en »

Alors là, je vous assure que mon flipomètre avait atteint des sommets, sur le coup. J’avais beau me marteler l’idée que ce n’était qu’une illusion créée par un mage qui devait crever de trouille plus que moi au fond de sa tanière, à essayer de m’envoyer des sorts pour me faire fuir et sauver sa peau… Eh ben j’avais du mal à m’en convaincre malgré tout. Mais comme c’était encore ma raison, et pas mon instinct, qui dictait mes gestes, je me suis forcée à continuer à avancer, m’écartant de ces apparitions irritantes. Descendre plus profondément encore, vers plus de [nouvelle tâche d’encre] froid.

(Si mon personnel ne sont pas capables de faire un thé sans se brûler, ou je ne sais quoi qui vient d’en faire crier un en bas, je vais sérieusement songer à en engager du nouveau.)

J’ai fini par atteindre le bas. Je ne sais pas à combien est-ce que je m’étais enterrée sous terre, mais la remontée promettait de me faire mon entrainement de la journée. (Et vu à quelle vitesse je suis remontée un peu plus tard, je peux même dire que c’était un entrainement intensif…)

Je ne savais pas qui était cette... femme, ou ce qu’elle était, et faisait là. Ni pourquoi elle le faisait. Les grattements… J’entendais sa présence, alors j’ai allumé un briquet pour mieux voir la scène. Je n’ai pas eu le temps de voir grand-chose.

La première chose que j’ai vu, c’était un… corps. Comme pétrifié, momifié, ou je ne sais pas quoi, si ce n’est que clairement, ses entrailles n’étaient plus là. En temps normal, ça ne m’aurait pas atteint plus que ça. J’ai l’habitude.

(Est-ce que c’est mon majordome que j’entends dans l’escalier ? D’habitude c’est lui qui m’apporte le thé, mais je ne reconnais pas son pas. Ça doit être un apprenti.)

Si ce n’était que ce corps ressemblait beaucoup trop à l’un des enfants de l’apparition plus haut dans l’escalier.
Mais je n’ai pas eu le temps de m’attarder dessus. Le grattement a vite attiré mon attenti

[Le reste est illisible. Visiblement, un encrier a dû se renverser sur la page, rendant le reste de la lecture impossible. Il n'y a rien sur les pages suivantes.]
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MessageSujet: Re: Event Harrowing   Ven 2 Déc - 1:13

Et Musique!

Je suis seul.

Je ne sais pas où je suis. Je ne sais même plus QUI je suis! Mais je sais que je suis seul....Comment?...Je le sens...je le ressens! Ce sentiment de silencieux désespoir qui résonne encore et encore, sans plus rencontrer d'autre écho que celui de sa propre complainte. Ce vaste vide. Ne plus rien sentir de moi-même. Et être peu à peu dérangé, paniqué par cette seule présence. Car je ne sais plus ce que je suis moi-même! Ai-je seulement jamais su? Cela m'angoisse et me terrifie à la fois car alors je n'ai plus d'emprise sur rien, même plus moi. Je me sens glacé et perdu, tel un faible petit animal trainant dans la neige. Cherchant désespérément un endroit où me terrer pour oublier, chasser cette peur. Mais je recherche ainsi en vain.

Je suis seul avec moi-même. La panique et la frayeur de ce seul constat finissent néanmoins par refluer et je peux finalement reprendre un tant soi peu le contrôle de mes pensées sans être totalement possédé par le désir de m'enfuir. Je finis par isoler une petite bulle au sein de moi-même. Un moment, un instant où plus rien n'existe à part un sentiment égal et serein, un havre de paix face à la peur. Je m'y blotti de mon mieux et tache alors de mieux comprendre dans quoi je me suis retrouvé. A l'abri de ces murs salvateurs érigés dans ma propre conscience, je me rend compte que je n'ai finalement plus aucuns sens avec le réel, comme si je ne percevais plus que ce qui se trouvait dans ma tête. Pourtant j'ai eu un corps. Oui, de cela au moins je me rappelle. Comment et ce qu'il était, aucune idée par contre, mais je sais que le sentiment de tenir quelque chose, sentir quelque chose glisser sur ma peau, tout cela a un sens pour moi.

J'essaye alors de percer dans cette direction. C'est alors que la douleur frappe, fulgurante. Et pourtant, je sens à ce moment dans ce recoin de conscience que ce n'est qu'une infime part de ce que j'aurais dû ressentir. Une souffrance intense et totale, qui aurait parcouru chaque fibre de mon corps comme autant de milliers de lames émoussées. Un déchirement lent mais continu, m’empêchant irrémédiablement de bouger, de lutter. Seulement pouvoir subir. Je me réfugie alors encore plus profondément dans ma bulle de tranquillité, dans des recoins que lui ignorait jusque là. Je ne veux plus sentir ce mal, même durant un instant. La pensée qu'il s'agit peut-être de la cause de mon replis sur moi-même m'assaille au même instant et je reste ainsi un moment à me demander si je ne ferais pas mieux de rester ainsi, immobile et sans pensées dans mon îlot durement acquis, et ce jusqu'à ce que l'extérieur me fasse un signe plus rassurant.

Mais je finis par chasser cette pensée. Peut-être par peur de voir ce havre de tranquillité devenir un nouvel enfer en lui-même à force de m'y abriter. Ou alors un fragment de ce qui devait être ma résolution d’antan est parvenu à me rejoindre et m'atteindre. En tout cas je décide de repartir de l'avant. Quitter mon confort intérieur pour aller tenter de saisir un autre endroit de moi-même.

Là. Un sentiment positif, enfin. Oui, une vive intelligence, quelque chose que j'ai toujours possédé et qui visiblement m'aide encore aujourd'hui. Une perception aiguë des règles de ce monde qui m'a permis de m'y mouvoir à mon aise, franchissant les obstacles les uns après les autres. Oui, je le sens, dans le fond, ceci n'est qu'une épreuve de plus à surmonter. J'ai déjà survécu à pire...du moins je pense. Je m'empare donc de cette sensation et la refait pleinement mienne. Et de là, je poursuis mon cheminement intérieur, remontant à partir de ce seul élément à de plus amples ramifications. Je revis ainsi une vaste citadelle toute de pierre et d'acier érigée. Un sentiment de désir et d’espérance accompagnait cette image alors que je me rappelait que tel devait être mon but. Ou du moins un de mes buts. Oui, je ne sentais pas là une finalité mais un moyen, menant à d'autres plus hautes aspirations encore. Une domination sur toute chose et tout être, ne plus être assujetti à personne, voilà ce qui me motivait dans le fond, et me poussait toujours plus de l'avant.

Puis vint un nouvel embranchement. Et avec autans de pensées tournées sur moi, fatalement l'image de ma personne vint s'offrir à moi. Mais alors que par un désormais réflexe j'allais m'en emparer, une subite douleur vrilla à nouveau mes nerfs. Reculant, je laissais finalement aller cette image de moi et décidait même de ne plus m'en occuper. Visiblement l'idée de mon corps ramenait un peu trop à une condition bien trop souffrante pour que je désire en apprendre plus. Le souffle de la peur m'étreint ainsi brièvement à nouveau le temps que je m'éloigne rapidement de cette idée, assez pour me donner l'envie folle de filer ailleurs à toute vitesse, d'embrasser à la volée toute autre pensée qui passerait à ma portée du moment que cela m'éloignait de ce mal.

Oui...une fleur, une organisation, une femme la menant...les pièces du puzzle de mon existence vinrent ainsi s'entrechoquer avec une remarquable précision les uns les autres à chaque fois que je les collectaient. Une magie, des arcanes oubliées....toute une puissance à ma portée qui allait me hisser jusqu'à ma destinée. Je remontais de fil en aiguille un cheminement de plus en plus intéressant alors qu'un flot de connaissances venait se déverser en cette part de moi-même qui avait tout oublié.

Mais aussi accompagné d'un sentiment d'urgence. La perception instinctive que quelque chose s'était mit à bouger dans un autre recoin de ma pensée. Mais quelque chose de sombre, de sinistre et terrifiant, dont les simples échos à travers mes pensées suffirent à me glacer le sang. Je ne voulais, mais ne voulais absolument pas que cela me retrouve! Alors je fonçais de plus belle dans le méandre de mes réflexions. Tel un éternel affamé, j'happais dans un début de panique désordonnée tout ce qui passait à ma portée, espérant finir mon dessein avant que cela ne me remette la main dessus. Car c'était rien de moins qu'une immense terreur qui me saisissait désormais que je la sentais s'approcher de plus en plus de moi. Quelque chose qui transcendait mon absence de mémoire ou bien qui était empreinte dans chaque parcelle d’information que j'avais récupéré jusqu'alors. Mais en tout cas une chose était sûre, pour la sensation de sinistre fatalité qui m’étreignait désormais, c'était que si jamais je finissais attrapé, tout serait terminé.

Je mis ainsi tout en œuvre pour la semer. Usant de mes pensées tout juste recouvrées, je tendis de fausses pistes à travers ma conscience, manœuvrant ma bulle de calme dans un océan de tempête à travers autant de récifs que possible afin de brouiller la poursuite. Je laissais même parfois derrière moi comme appât des fragments que j'avais récupéré il y a peu. Rien n'était trop cher payé si cela me permettait d'en réchapper.

Et finalement, j'y parvins. Plus aucun signe d'elle ou de son influence, j'étais désormais à nouveau seul avec moi-même, tout du moins durant un moment. Elle ne cesserait jamais de me traquer et de cela j'en étais sûr, même si je n'avais jamais croisé de tels sentiments au cours de mon avancée. Mais d'ici là, j'aurais tout le loisir de me rebâtir puis de la faire...

Un nouveau sentiment me frappa ainsi de plein fouet. Un sentiment aux accents amers, rare et peu apprécié. Celui de la défaite. Car c'est comme surgi de nulle part que m'entourait désormais cette présence, omnipotente et écrasante, à l'obscurité pénétrante. Je me sentais réduit à moins que rien face à cette manifestation, comme tant d'autres s'étaient retrouvés face à mon intelligence. Car elle m'avait dans la paume de sa main et semblait bien décidée à m'y garder.

Elle était d'une haute stature, immense et terrifiante. De sombres monceaux flottant autour d'elle comme un voile. Un œil du plus vif des carmins et une serre tendue en avant telle une main ouverte, alors que venait se marquer comme au fer rouge dans ma psychée ses propres pensées lancinantes et caquetantes.


"Biennn, biennn Jericho....Tu y es presque....Mais je crains...qu'il ne te faille encore essayer avant d'être digne de moi.......Et comme tout mauvais élève, avant de recommencer.....tu vas recevoir....une nouvelle punition adaptée!"

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MessageSujet: Re: Event Harrowing   Dim 4 Déc - 10:41

Cloture définitive de l'event!

Merci à tous pour votre participation c'était un plaisir de vous lire ♥

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